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Commentaires client les plus utiles
10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Haletant,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : À bout portant (DVD)
`A bout portant' est un policier d'action made in France au rythme haletant, du début jusqu'à la fin. Autrement dit, on fait le plein d'adrénaline pendant 1h25.La mise en scène est musclée et efficace : ce n'est pas la caméra qui bouge de façon intempestive, mais ce qui se passe devant ; d'autre part, les plans et les séquences ne sont pas trop courts, comme c'est le risque dans ce type de long-métrage. A ce titre, la course-poursuite dans les couloirs du métro parisien est particulièrement réussie. Le scénario multiplie les fausses pistes et nous gratifie d'un dernier frisson à la fin. La `french touch' de ce film est le soin apporté aux interprètes dont les qualités ne sont pas uniquement musculaires comme on a tendance à le voir dans les productions américaines du genre. En `action hero' et dans l'un de ses premiers premier rôle, Gilles LELLOUCHE est convaincant et même touchant puisqu'il agit par amour. Le personnage de Roschdy ZEM est intéressant, en truand plus complexe qu'il n'y paraît. Enfin, Gérard LANVIN incarne un ripoux parfaitement détestable. Rythme, suspense, efficacité, telle est la recette de ce thriller. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
polar bourré d action et réussi,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : À bout portant [Blu-ray] (Blu-ray)
Fred Cavayé est un homme de cinéma, un vrai. Il y avait dans son premier long, le très beau Pour elle, une manière d'instiller l'émotion dans le c½ur du spectateur par un traitement de la narration purement cinématographique, basé sur un agencement des séquences qui permettait au spectateur de ressentir des choses jamais exprimées à l'écran. Cette Cavayé's touch, d'autant plus grisante dans un cinéma français habitué à tout dire, à tout souligner au Stabilo pour que le spectateur ressorte de la salle édifié, on attendait avec impatience de la voir appliquée à son second film, A bout portant, que le cinéaste avait annoncé comme une course-poursuite ininterrompue, une sorte de version longue du dernier tiers de Pour elle.Verdict : oui, cent fois oui ! Tout d'abord parce que sous ses airs de remake de Pour elle (les deux films racontent la quête désespérée d'un homme ordinaire pour sauver sa femme), A bout portant trompe son monde. Là où son prédécesseur suivait le parcours d'un héros intelligent et volontariste qui mettait en place un stratagème complexe, le nouveau Cavayé colle aux basques d'un personnage beaucoup plus primaire, un homme simple jeté dans l'action malgré lui et motivé par un besoin purement viscéral, presque animal (retrouver sa femme enceinte). Bref, un protagoniste vierge (« C'est personne », dira-t-on de lui dans le film) sur lequel le spectateur pourra se projeter sans problème. D'où une narration où héros et spectateur découvrent les informations au fur et à mesure que l'action progresse, que les rebondissements pleuvent, que les personnages s'étoffent et que l'émotion monte en crescendo. Ainsi avance le film, porté par une mise en scène aussi fluide que découpée (exit la funeste caméra secouée tellement tendance dès qu'il s'agit de filmer des poursuites), aussi soignée qu'habitée, faisant grimper la tension palier par palier tandis que quasiment chaque scène nous communique une information qui modifie la situation. A ce rythme-là, on sort d'A bout portant essoré. Mais totalement revigoré par ce que l'on vient de voir : un authentique film d'action urbain situé dans Paris (avec notamment une poursuite d'anthologie dans le métro), qui optimise parfaitement sa fabrication plutôt modeste (50 jours de tournage et un budget d'un peu plus de 7 millions d'euros) avec de vraies idées visuelles (attendez-vous à un gros coup de pression lors d'une scène avec quelques types assis devant des écrans de contrôle), un réalisateur en pleine possession de ses moyens qui a su tirer le meilleur de ses précieux collaborateurs (parmi lesquels on distinguera l'indispensable co-scénariste Guillaume Lemans et le monteur Benjamin Weill) et un casting en béton armé - mentions spéciales à Gilles Lellouche, qui a dû beaucoup souffrir, et Gérard Lanvin, que l'on avait pas vu aussi impressionnant depuis longtemps. Cavayé vient de frapper un grand coup avec ce formidable polar à hauteur d'homme dont l'unique morale se résume à l'ambition qu'il témoigne pour son spectateur et dont la grâce évidente ne doit rien à une quelconque intervention divine mais tout à la sueur qui a présidé à sa confection. Encore quelques films de cette eau-là et le grand cinéma populaire français sera définitivement de retour. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un train d'enfer.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : À bout portant [Blu-ray] (Blu-ray)
La femme enceinte d'un aide-soignant est kidnappée devant ses yeux dans leur appartement. Les ravisseurs lui donnent quelques heures pour faire évader un dangereux truand qui est soigné dans son hôpital.On retrouve la même thématique que dans Pour Elle. Un personnage ordinaire qui dispose d'un délai très court pour sauver sa femme. Un ultimatum qui oblige le héros à transgresser sa morale et révéler sa part d'ombre. Dans ce compte à rebours chaotique ce n'est plus l'infirmier paisible qui s'adresse à la justice, c'est la bête traquée qui protège sa femelle et sa portée contre des malfrats redoutables et des flics pourris. Bien sûr, ce genre de film nécessite une maîtrise de la forme. Filmez-le à une cadence normale et vous avez un polar conventionnel comme on en voit à longueur d'année. Mais Fred CAVAYÉ nous entraîne à un rythme d'enfer, environ 20 plans à la minute, caméra sur l'épaule. A cette vitesse ne cherchez pas de décryptage psychologique ; ça va beaucoup trop vite. Et là il faut bien reconnaître une implication étonnante du spectateur. J'ai eu l'impression dans ce film de courir sans arrêt, de manquer de souffle et de sauver ma peau toutes les trois secondes. J'ai été bluffé. Ludi Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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