C'est peut-être à cause de son titre cul-cul que ce film n'a pas eu le succès qu'il méritait. Un titre qui laisse augurer encore un mélo à l'américaine, avec plein de bons sentiments, de "hugs" et de "Papa t'aime très fort". Et bien pas du tout. Les bonnes idées, c'est d'avoir confié la réalisation à un européen (Gabriele Muccino), peu habitué aux formatages hollywoodiens et le premier rôle à Will Smith. Depuis qu'il a enfin décidé de cesser de cabotiner, Will Smith arrive à conjuguer blockbuster avec succès commercial et critique. Tous ses derniers films font l'unanimité. Il dégage une sincère sympathie, un peu à la Tom Hanks. Le découvrir aussi à fleur de peau dans ce film remarquablement réalisé ne fait que confirmer son énorme talent. Une descente aux enfers insupportable où lorsqu'on croit toucher le fond, on tombe encore plus bas. Heureusement, toute cette réflexion sur l'abnégation face à la fatalité débouche sur un happy end qui vous serre le c½ur de soulagement. C'était clairement le rôle à Oscar pour Will Smith, mais manifestement, il faudra qu'il renouvelle l'expérience pour décrocher un jour le Saint-Graal des acteurs. Sydney et Denzel y sont arrivés, alors pourquoi pas Will ?