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le 13 mars 2005
Ce livre est une authentique révélation. Il est de ces ouvrages qui surprennent et font jubiler à chaque paragraphe tant l'analyse est profonde. Le Professeur Laborit éclaire le comportement humain avec une grille d'analyse jusqu'ici délaissée par les sciences sociales : la grille biologique. Partant, l'amour ou la liberté sont désacralisés par la puissance des déterminismes biologiques et socio-culturels. En l'absence d'une telle connaissance, le langage n'est qu'un alibi, une moyen contre-nature d'empêcher nos pulsions inconscientes et les déterminants socio-culturels enregistrés depuis l'enfance grâce au système limbique (le cerveau de la mémoire) d'être associés de facon originale par le cortex associatif (le cerveau particulièrement développé chez l'homme qui le rend doué de créativité). L'inventeur des neuroleptiques démontre de facon implacable que cette méconnaissance débouche sur l'angoisse qui manifeste l'impossibilité de combattre ou de fuir les hiérarchies sociales de domination. Dés lors, une seule issue s'impose à l'être humain : Mobiliser la connaissance de ses déterminismes biologoques et socioculturels pour fuir dans l'imaginaire créateur, à l'abri des jugements de valeur, des préjugés véhiculés par la société. Cette fuite salutaire doit permettre à l'homme de faire triompher de nouvelles structures harmonieuses aux dépens des hiérarchies destructrices. Puisse Henri Laborit être un jour entendu !
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le 5 octobre 2012
Voilà un essai passionnant, décapant, dérangeant ! et ardu... dont le contenu est d'une telle richesse qu'il est difficile d'en faire un résumé. Il faut déjà dire un mot de Laborit, neurobiologiste et personnalité hors du commun, libre (pour autant qu'on puisse l'être dirait-il !) et subversive, qui a réussi la performance de faire de la recherche fondamentale sans aucune aide financière des pouvoirs publics. Il l'aura payé par une mise à l'écart de la part du milieu universitaire et scientifique français, alors que Laborit était par ailleurs mondialement connu, invité jusqu'en Chine pour y faire des conférences, et qu'il a reçu le prix Albert Lasker (équivalent du Prix Nobel).

Cet essai traite de la biologie des comportements, il a pour objectif d'expliquer dans des termes accessibles au grand public les bases de notre fonctionnement neurobiologique et ses conséquences sur nos comportements à la fois individuels et en groupe, depuis notre naissance jusqu'à l'âge adulte. Laborit part de faits basics (comment fonctionne un organisme, quel est sa finalité, comment se construit notre système nerveux, qu'est-ce qui nous différencie des autres animaux) pour éclairer sous un jour nouveau de vastes sujets comme l'amour, la liberté, le bonheur, le plaisir, etc. "La seule raison d'être d'un être, c'est d'être", voilà en substance le message de l'auteur.

Pour résumer les grandes lignes on peut dire que :
- dès la naissance notre organisme est programmé pour maintenir sa structure biologique, satisfaire ses besoins fondamentaux et assurer son bien-être
- pour ce faire, notre cerveau mémorise les expériences agréables (qu'il cherchera à reproduire - c'est le principe du plaisir) et désagréables
- notre cerveau est par ailleurs imprégné par l'action des autres sur nous. C'est l'apprentissage que nous recevons dès notre plus jeune âge (des règles, des valeurs etc) et dont on se défait difficilement tant les automatismes acquis restent ancrés dans notre système nerveux de façon inconsciente
- en société, l'Homme est en compétition avec les autres pour l'appropriation et la conservation des êtres et des choses "gratifiants". Là apparaît la volonté de dominance, l'établissement des hiérarchies sociales par les dirigeants qui élaborent par ailleurs tout un tas de stratagèmes pour contrôler et endormir les masses, de la "culture" jusqu'aux loisirs
- l'Homme moderne est donc malheureusement un outil de production puisque sa promotion sociale dépend avant-tout de la plus-value qu'il peut apporter au système
- l'Homme doit par ailleurs agir selon des règles établies par la société, l'environnement. Lorsqu'il ne peut pas agir selon ce que lui commande son système nerveux, il entre en inhibition de l'action, mécanisme découvert par Laborit et à présent mondialement connu. L'inhibition de l'action est à l'origine du stress et des maladies psychosomatiques
- l'Homme, contrairement aux autres animaux, a un cerveau qui lui permet d'anticiper, d'imaginer. L'imagination est selon Laborit ce qui nous distingue des autres animaux.

L'éloge de la fuite, c'est donc un appel à utiliser notre imagination pour inventer notre vie, une vie en dehors des systèmes hiérarchiques de dominance imposés par la société, en dehors de la compétition. La conclusion de Laborit n'est pas très optimiste : "Tant qu'on n'aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l'utilisent et tant que l'on n'aura pas dit que jusqu'ici cela a toujours été pour dominer l'autre, il y a peu de chance qu'il y ait quoi que ce soit qui change"
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le 23 avril 2003
"Eloge de la fuite" - un livre sur la lâcheté et le renoncement?
bien au contraire! Ce livre ouvre les portes de la lucidité, fait sauter les oeillères, aiguise l'esprit critique.
une bonne claque aux esprits étriqués.
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le 11 mai 2014
Eloge de la fuite : le titre pourrait être trompeur si on réduisait trop vite le terme de "fuite" à la définition qu'une société de pouvoir, de hiérarchie et de domination, en donne. Pour une telle société, la fuite est une lâcheté, une faiblesse, une défaite. Pour Henri Laborit, c'est une victoire : celle d'un être vivant qui a su se dégager des emprises d'un environnement social défavorable, qui a su éviter les confrontations et les risques inutiles, qui a su se préserver. Après tout, pour un organisme vivant, qu'y a-t-il de plus naturel que de vouloir se préserver ? Et pour cela quel meilleur coportement que la fuite n'y a-t-il pas dans la nature ? La fuite, comportement biologique et naturel, que les automatismes socio-culturels veulent empêcher, pour conserver leur domination.
Henri Laborit y traite brillamment des questions de domination, d'agression, par delà bien et mal. Petit livre mais très grand impact sur la vision que l'on se fait des sociétés, du bonheur, de tout.

Je recommande fortement ce livre, ainsi que L'Homme et la ville si vous voulez approfondir l'auteur.
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le 18 décembre 2005
Cet ouvrage est une clef de voûte de notre civilisation.
Il passe les activités humaines au crible de la biologie comportementale.
L'auteur réussit même le tour de force de ne pas laisser ses appréciations personnelles ni son ego interférer avec sa démonstration.
Un ouvrage a lire par tous ceux qui aiment l'ouverture d'esprit et les concepts analytiques et novateurs.
Une question dérangeante demeure : face à tant de génie étalé en moins de 200 pages par un homme au demeurant quelque peu marginalisé dans son parcours professionnel, que valent nos institutions contemporaines qui n'ont pas su (ou pas voulu) l'entendre ?
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le 11 septembre 2013
Henri Laborit est certainement ce que l'on peut appeler un génie. Il travailla dans sa propre clinique non subventionnée, sur les uniques royalties des brevets qu'il avait déposés. En effet, il fut l'inventeur des neuroleptiques.

Son Éloge de la fuite déroute. Il n'est pas tant un ouvrage de biologie que de philosophie, dont le fondement des assertions serait, ou essayerait d'être les connaissances essentielles du système nerveux humain (et de son histoire) ainsi que des derniers développements de la cybernétique et pensée complexe des systèmes.

Une philosophie qui rappelle beaucoup celle de Schopenhauer. On pourrait dire qu'en quelques dizaines de pages, Laborit nous propose une synthèse magistrale de Schopenhauer, de Marx et de Freud. Rien que ça ? Les idées les plus populaires de ces penseurs sont repensées et brossées avec un bonheur certain.

Laborit semble un authentique solitaire misanthrope, au grand caeur et à la pensée profonde, vivant dans cette communion des esprits à travers les siècles, préférant, comme Schopenhauer le commerce des hommes à travers la quintessence de leur âme cristallisée dans les livres mis à la disposition de l'humanité, plutôt que les faux semblants mondains qui cachent presque toujours une volonté de domination « naturellement » issue de notre cerveau reptilien et à peine médiatisée par les cultures. Cultures qui plaquent de grands mots (justice, amour, mérite, etc.) sur un autre niveau de domination (maintien de l'ordre hiérarchique).

Laborit critique tellement qu'il apparaît au final comme un authentique anarchiste exigeant. Dénonçant les déterminisme sociaux qui maintiennent l'ordre, la domination et la stérilisation des esprit par l'étouffement de l'imagination, Henri Laborit indique une méthode d'organisation qui pourrait permettre l'expression de la créativité humaine (un signe vers l'autogestion généralisée).

Ce point concernant l'imagination est central. L'homme a des pulsions (pas nécessairement à entendre ici au sens freudien), qu'il doit satisfaire pour survivre, et la culture lui crée des besoins appuyés sur ces pulsions (gratifications, moyens optimaux et sociaux d'obtention de ces gratifications qui maximisent ou prétendent maximiser le maintien de la structure de l'être vivant singulier). La maxime inconsciente de toutes ses actions serait : « à moi les gratifications, que l'autre me fasse de la place ».

Mais la société est aussi un système hiérarchique détaché des individus. Elle semble avoir son fonctionnement propre. Ainsi certains seront-ils, au prix de leur soumission à l'ordre, et de l'origine de leurs parents, plus ou moins bien placés dans la hiérarchie. Toutefois, obtenir les gratifications sera difficile pour tous. Le stress dominera presque toujours. Or le stress, comme frustration par rapport aux gratifications qui ont à voir avec le maintien de la structure (corps ou corps social), s'il ne trouve pas de réponse comportementale adaptée va entraîner une inhibition de l'action, et de la maladie psychosomatique durable conduisant à la dépression, à la décrépitude du corps, et au suicide.

Il faut donc soit combattre (souvent interdit et inefficace) soit fuir. Mais la fuite se fait soit par grâce d'argent (quitter son boulot et vivre de la rente, acheter une île paradisiaque et s'acheter une ou un compagnon, etc.) soit par la drogue (Laborit en a inventé quelques unes) soit par la folie. Laborit pense la fuite comme le moyen le plus efficace. La fuite la plus belle et saine étant la fuite dans l'imaginaire et la créativité. Quitter le mondain et la compétition hiérarchique pour se satisfaire de son monde intérieur et lâcher la bride aux idées neuves.

Là aussi est l'ambiguïté de Laborit. Il critique les engagements politiques, puis on comprend qu'il s'agit des engagements « autoritaires » comme dans les partis ou syndicats hiérarchisés. En cela il se montre très proche des anarchistes. Il craint que la lutte collective n'entraîne le remplacement d'une hiérarchie par une autre.

Enfin, la notion d'imagination est étrange. Centrale, elle est pensée cependant dans le cadre du scientifique et du déterminisme. Mais dans un déterminisme complexe. Elle ne fait que combiner des éléments déjà présents et par cette combinatoire, des hypothèses nouvelles peuvent surgir et sans que l'on sache pourquoi, un peu par hasard, se montrer fertiles et nous faire découvrir des éléments nouveaux passés jusque là inaperçus. Une sorte de créativité indirecte. De même, nos comportements et pensées sont déterminés par la génétique, l'environnement, la culture mais en comprenant le déterminisme on peut agir à partir de ces mécanisme, le manipuler. Mais cette manipulation sera elle aussi issue d'un déterminisme. On ne quitte donc un niveau de déterminisme que pour accéder à un niveau de détermination plus abstrait. Mais là est le progrès, la « liberté », l'intelligence pour Laborit.

Il me semble donc que Laborit est un intermédiaire entre Schopenhauer et Castoriadis, le grand penseur de l'imaginaire et de la créativité. Et c'est bien la « pulsion » anarchiste et égalitaire qui paraît conduire au problème de l'imaginaire et de la création de formes nouvelles, qui chez Castoriadis, ne seront plus uniquement la combinaison d'éléments anciens.
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le 24 janvier 2014
Se battre ou s'échapper, alors que le modèle à suivre du matin au soir depuis la nuit des temps dans toutes les circonstances est la bagarre, j'admire déjà, alors que je n'ai lu que les premières pages du livre qu'on puisse enfin redonner de la couleur au blason réservé aux lâches et aux vils... la fuite !

Et si la fuite était la sagesse et non la couardise ? Et si la bataille, le challenge, le marketing, la guerre, la force pure étaient mis au rang des valeurs les moins nobles ? Quel serait le visage de la société ?

Je n'ai jamais encore commenté un livre sur Amazon, mais celui-ci m'a, après quelques pages, que trop inspiré pour attendre d'en parler. Bravo monsieur Laborit, je vais vous lire lentement, et vous relire encore ... j'en suis certain !
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le 30 janvier 2011
Au delà de l'hypothèse conductrice de cet essai, qui repose sur l'implacable déterminisme biologique, et de l'approche thermodynamique des sociétés humaines, l'auteur nous livre quelques passages sublimes sur le Christ, son ami Jésus. Une vision panoramique du monde, non pas du seul point de vu du biologiste (comme Monot s'était risqué à le faire sans bonheur dans "Le hasard et la nécessité"), mais à l'aune de toutes les sciences, humaines comprises. Rajoutez la poésie et l'on obtient ce petit bijoux. La répétition tout au long des pages de l'idée force peut néanmoins agacer, sinon de la concevoir comme une pulsion rythmique sacrée (avec un certain recul!).
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le 29 août 2009
Henri Laborit, chercheur en médecine, analyse ici différentes problématiques de la vie sociale en se basant sur ses connaissances de la biologie fondamentale: l'enfance, l'amour, les autres, la politique etc. Ses points de vues prennent alors une tournure particulièrement nouvelle et enrichissante. C'est le genre de livre qui ne peut qu'élargir votre vision sur une variété de sujets.
Un type inconnu me l'a conseillé alors que je buvais un verre avec un ami, je ne regrette vraiment pas d'avoir été assez curieux pour le commander.
Un petit extrait sur le libre choix selon Henri Laborit:
"La sensation fallacieuse de liberté s'explique du fait que ce qui conditionne notre action est généralement du domaine de l'inconscient, et que par contre le discours logique est, lui, du domaine du conscient. C'est ce discours qui nous permet de croire au libre choix. Mais comment un choix pourrait-il être libre alors que nous somme inconscients des motifs de notre choix, et comment pourrions-nous croire à l'existence de l'inconscient puisque celui-ci est par définition inconscient ? (...) Les sociétés libérales ont réussi à convaincre l'individu que la liberté se trouvait dans l'obéissance aux règles des hiérarchies du moment et dans l'institutionnalisation des règles qu'il faut observer pour s'élever pour ces hiérarchies. Les pays socialistes ont réussi à convaincre l'individu que lorsque la propriété privée des moyens de production et d'échanges était supprimée, libéré de l'aliénation de sa force de travail au capital, il devenait libre, alors qu'il reste tout autant emprisonné dans un système hiérarchique de dominance."
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le 16 novembre 2012
Ce livre est une référence pour qui veut comprendre les humains, leurs motivations, leurs erreurs, leurs échecs et les solutions à cöté desquelles nous passons tous les jours
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