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Siri Hustvedt est née le 19 février 1955 à Northfield, petite ville du Sud du Minnesota, d’une mère norvégienne et d’un père américain. Elle fait des séjours réguliers en Norvège (à Bergen) à partir de 1959, et elle est diplômée du lycée de Bergen. De retour aux Etats-Unis, elle suit les cours de l’Université Saint Olaf (Minnesota), et obtient une licence d’histoire. À partir de 1978, elle part étudier l’anglais à l’Université de Columbia à New York, où elle obtiendra son doctorat au printemps 1986.
Siri Hustvedt s’intéresse d’abord à la poésie, et elle publie son premier poème dans The Paris Review en 1981, année de sa rencontre avec Paul Auster. En 1983, paraît un recueil de poèmes, Reading to you, chez Station Hill Press.
Elle publie son premier roman, Les yeux bandés, en 1992 (Actes Sud, 1993 ; Babel, 1996). Suivent quatre autres romans, tous publiés chez Actes Sud : L’envoûtement de Lili Dahl (Actes Sud, 1996 ; Babel, 1999), Tout ce que j’aimais (Actes Sud/Leméac, 2003 ; Babel, 2005), Elégie pour un Américain (Actes Sud/Leméac, 2008 ; Babel, 2010). Son dernier roman, Un été sans les hommes, vient de paraitre en mai 2011. Ses romans sont aujourd’hui traduits dans 29 langues.
Siri Hustvedt est également l’auteur d’essais. Les mystères du rectangle, Essais sur la peinture (Actes Sud, 2006), réunissent ses écrits sur l’art. Elle a rédigé des catalogues d’artistes con
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34 internautes sur 36 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Ce qui fait la femme!,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un été sans les hommes (Broché)
Le mari de Mia, neuroscientifique , la quitte pour une « Pause » passagère. La « Pause » étant jeune et prétendue lui être bénéfique. Mia craque nerveusement. Après son hospitalisation en psychiatrie, elle laisse New-York pour se rapprocher de sa mère qui vit en maison de retraite. Cinquantenaire, poétesse, il s'agit d'une femme qui se livre sans détour. Avec force, faiblesse, humour et sensibilité.Ce livre est magnifique, beau, touchant, drôle et juste !!! Un hymne à la femme sous tous les angles. L'adolescente, l'épouse, la mère, la femme libérée, la femme aimante, la femme indépendante ou non, la femme qui travaille, la femme en fin de vie... Chacune se reconnaitra à travers Mia ou à travers les personnages féminins de ce roman. Des femmes de tout âge et de plusieurs générations. Si son mari baigne dans le scientifique, Mia est une poétesse. D'une situation ou d'une parole, des vers et des poèmes lui reviennent à l'esprit. A travers ces traits d'esprits, on comprend ô combien la littérature et la poésie sont une source dans laquelle Mia puise et se ressource. Au bout de 30 ans de mariage, elle se pose des questions légitimes sur son couple, sur les habitudes qui rongent l'amour et sur son mari. Elle se livre à travers une introspection sans tabous. Le groupe d'adolescentes auquel elle donne des cours nous renvoie aux prémices de jeunes filles et aux préoccupations de leur âge. Mia côtoie les amies de sa mère. Des femmes gaies, vives malgré leurs problèmes de santé. Observatrice, à l'écoute, elle se noue s'amitié avec Abigail, nonagénaire aux mains de fée. Abigail dont les broderies ont deux cotés : le convenu pour le plaisir des yeux et le libertaire où l'érotisme est maître. Elle fait la connaissance de sa jeune voisine, Lola, malheureuse en couple. Mia se nourrit des expériences et des rôles voulus ou non que la vie confère à toutes ces femmes, sa mère et sa fille comprises. Grâce à cet été passé dans le Minnesota , Mia se reconstruit . Toutes ses rencontres lui permettent d'avoir un nouveau regard brillant d'un humour sans égal et de féminisme. Ce roman fait la part belle sur la place de la femme, de l'homme dans la société et il délivre la quintessence de ce qui fait la femme ! Dire que j'ai aimé ce livre serait mentir car je l'ai adoré !!!J'ai vibré, j'ai été émue, l'humour souvent ironique et féroce de Mia m'a régalée. Mais surtout, j'ai eu cette sensation de comprendre Mia ! L'écriture de Siri Hustdvedt est magnifique, singulière et j'ai pris mon temps pour lire ce livre. Il y a tant de subtilité , de réflexions qui s'en dégagent ! Un roman à mettre entre toutes les mains des femmes ( à offrir et à s'offrir !). Un livre hérisson tant j' y ai inséré de marque-pages que je relirai au fil des années qui s'écoulent car je suis certaine qu'il m'apportera encore beaucoup ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Déçu,...encore.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un été sans les hommes (Broché)
Que dire de ce « livre de femme », comme l'a justifié la mienne au vu de ma moue dubitative ? J'ai beau me prétendre curieux des sensibilités féminines, voire de leurs questionnements à différents âges, ce petit roman que j'espère non-autobiographique (avec ce beau gosse de Paul Auster, tout est possible, même si la belle Siri le vaut bien), chronique de quelques mois d'abandon conjugal, m'a semblé plat et ennuyeux, même parsemé de portraits admirablement croqués. Faisant suite à son « Histoire de mes nerfs », étude nombrilo-clinique relevant davantage de la documentation hypocondriaque que du roman, ce volume sans grande imagination est issu de la même veine introspective directe. Ici, c'est bien léger.Où est donc passée cette grande imagination romanesque (« Elégie pour un américain », « Tout ce que j'aimais ») qui lui avait fait dépasser un Paul Auster devenu carrément barbant, et par laquelle elle rejoignait les porteurs géniaux du roman américain contemporain qu'ont pu être, en leur temps, les jeunes Auster et Irving? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un été sans les hommes...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un été sans les hommes (Broché)
Extraordinaire écrivain que Siri Hustvedt ! Aussi extraordinaire que le mari, Paul Auster... Cette "autofiction" est à la foi pathétique, sensible et très drôle. C'est cette dose d'humour et la culture de l'auteur qui font tout l'intérêt de l'ouvrage. Les femmes qui ont été trahies par un mari volage (souhaitant faire "une pause") devraient lire le roman. Attention cependant ! Il s'agit d'une ½uvre littéraire dans tous les sens du terme, donc une ½uvre exigeante, celle d'une poétesse, qui ne tombe pas dans les facilités des Musso et autres Gavalda.
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