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5.0 étoiles sur 5
Flamboyant, 4 janvier 2008
Ce septième album du très doué multi instrumentiste hollandais Arjen Anthony Lucassen, se situe à nouveau dans une thématique futuriste/science-fiction dont cet artiste est particulièrement friand.
Le casting de ce disque est particulièrement impressionnant : 17 chanteuses et chanteurs entourés d'une pléiade de musiciens provenant d'horizons musicaux variés et prestigieux, dont une grande partie évolue cependant dans l'univers « métal ».
Ce double album, très typé « Space Rock Opéra » est scindé en 2 disques : « Planet Y » et « Earth », pour une durée totale de 1 heure 42 mns. Les compositions sont toutes signées par Lucassen.
Le disque débute très fort avec « Age of Shadows », un titre assez long, démarrant sur des bruits mécaniques pour tout de suite prendre une sonorité typée très métal, avec notamment un riff lourd et efficace à la guitare, accompagné par des chants partagés virils et puissants, mais rapidement radoucis par la douceur de la voix féminine de Anneke Van Giersbergen, sublime chanteuse.
Le ton est donné d'entrée : cet album mêlera en permanence l'ambivalence des sons, des chants, des atmosphères, des ambiances, des rythmes. Les passages heavy, assez nombreux, souvent agrémentés de chants généralement musclés donnent beaucoup de corps à la trame musicale, et les moments judicieusement plus calmes s'y marient avec merveille.
5ème morceau « Beneath the Waves » : un morceau fantastique, composé en 5 parties et éclairé par un court solo de guitare, aérien et sublime.
Le premier disque se termine par un de ces moments calmes et sereins, présents tout au long de l'album, « Web of Lies » une ballade aux chants magnifiques et doux, accompagnée par une flûte et un violon très mélodiques.
Le deuxième disque débute sur le même schéma que le premier, à savoir par un long morceau de 11 mns, multipliant les contrastes des chants et les ruptures : un morceau tout simplement exceptionnel.
Lui succède « Walking Dreams », avec une magnifique introduction réalisée par Tomas Bodin aux claviers, et chanté à l'unisson par Jonas Renkse.
Il est difficile, voire impossible de détailler toutes les subtilités et toutes les particularités qui existent sur ce disque tellement elles sont nombreuses et complexes. De multiples écoutes seront nécessaires pour découvrir les innombrables trésors musicaux figurant sur ce double album, qui sait allier avec une parfaite maîtrise des ingrédients musicaux aussi divers que par le rock heavy, les chaeurs féminins, les influences folk, médiévales ou symphoniques, le tout avec une aisance et une cohérence indiscutables.
En conclusion, comment qualifier « 01011001 » Chef d'aeuvre ? Composition géniale ? Travail d'orfèvre ? Art de la perfection et du brio ?
Pour ma part, je me contenterai de dire que Arjen Anthony Lucassen à la chance de détenir un talent absolument divin et exceptionnel, qu'il met en scène d'une manière sublime, avec la présence d'invités utilisés avec justesse et équilibre, et ce disque et une fois de plus une démonstration éclatante.
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19 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Vers l'infini et au-delà ..., 29 janvier 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : 01011001 (CD)
Retour du compositeur chanteur claviériste et guitariste hollandais Arjen Lucassen dans son vaisseau le plus progressif dénommé Ayreon. Annoncé avec fracas sur Internet, 01011001 est comme d'habitude une aeuvre titanesque répartie sur 2 compacts, dotée d'un casting de rêve et agrémentée d'un visuel conçu avec le plus grand soin. On sait l'intérêt porté par l'auteur à la science-fiction et le thème de ce nouvel opus ne déroge pas à la règle : planète lointaine (Y symbolisé par le code binaire 01011001, d'où le titre bizarre de l'album), aliens (les « Forever ») menacés par une technologie qu'ils ont eux même créée, ADN extraterrestre embarqué sur une comète, interaction via une collision avec la Terre (Earth), extinction des dinosaures, émergence de la race humaine qui évoluera selon une trajectoire similaire vers une technologie entraînant sa perte. Rien de bien novateur dans ce récit, déjà développé dans des aeuvres précédentes, qui évoque aussi bien un feuilleton Star Trek qu'un ancien roman de Robert Silverberg, ce qui par ailleurs constitue plutôt de bonnes références pour un amateur de SF. Le livret astronomique (!) de 28 pages - 36 dans l'édition limitée de luxe - est à la hauteur de l'ambition du projet avec une superbe illustration en couverture du belge Jef Bertels dont le style torturé fait maintenant partie de l'univers du groupe. Mais tout ceci ne serait rien sans la mise en musique monumentale (le casting ressemble à celui d'un film produit par Cecil B. De Mille) qui fait de cette histoire basique un Opéra Rock clinquant. Heureusement, Lucassen a acquis de l'expérience dans ce genre d'ouvrage et il est passé maître dans les rencontres organisées entre les maestros du Métal progressif : réunir sur un même disque Hansi Kursch (Blind Guardian), Daniel Gildenlöw (Pain of Salvation), Tom S. Englund (Evergrey), Ty Tabor (King's X), Tomas Bodin (The Flower Kings), Michael Romeo (Symphony X), Derek Sherinian (Planet X) et bien d'autres nécessite une vision et une sacrée organisation pour que chacun puisse donner le meilleur de lui-même dans le rôle de chanteur ou d'instrumentiste qu'on lui a réservé. Sur ce plan là, 01011001 est une totale réussite en partie parce que les enregistrements des voix ont été faits pour la plupart en studio sous la supervision directe du leader. La musique ne décevra pas ceux qui ont aimé Into The Electric Castle ou The Human Equation : ils retrouveront ici ce mélange de Rock classique (évoquant parfois Led Zeppelin ou Thin Lizzy), de Métal progressif mélodique (Star One) et d'atmosphères spatiales peuplées de synthés et de pétillements électroniques (entre Tangerine Dream et Georgio Moroder). En fin de compte, le seul reproche que l'on peut faire à cette production est de ne pas avoir poussé l'enveloppe un peu plus loin : en fonction de ses attentes, l'auditeur sera pour cette raison satisfait ou déçu par ce maelström de Rocks, ballades et climats cosmiques qui reste une création certes habile et soignée, mais aussi prévisible et notoire de ce qu'on peut désormais appeler le style « Ayreon ».
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Entre bonne facture et réchauffé !, 3 janvier 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : 01011001 (CD)
un opus qui ne surprendra pas les connaisseurs des projets conceptuels Ayreon d'A. Lucassen. Suite de Into the Electric Castle (épopée galactique), cet album laisse une première impression de réchauffé d'autant plus dommageable concernant un double album. C'est vrai qu'on attendait beaucoup après le sublicime Human Equation. Toutefois, les partitions restent très peaufinées, les ambiances musicales très riches (rock, folk, metal..), le design du CD toujours très soigné, avec un livret superbement illustré. L'intérêt principal de l'album tient dans les voix que Lucassen rassemble ici, avec un casting toujours aussi impressionnat (le fleuron des voix de la scène metal). Les voix féminines et masculines sont très habilement associées. Magnifiques voix notamment de Jorn Lande, Anneke Von Giesbergen, Floor Jansen et Jonas Renkse dont la voix apporte une tessiture remarquable (katatonia). Un album donc de très bonne facture qui recèle des richesses au fur et à mesure des écoutes successives ; il faut donc aller bien au-delà de la première écoute pour les avertis. Ce qui laisse à penser que Lucassen devra peut-être trouver de nouvelles sources d'inspiration pour renouveler le concept de saga galactique, à l'exemple d'Human Equation, mieux réussi.
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