4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Tout dans les muscles ?!, 13 juillet 2010
«12 rounds» n'est pas le nouveau John CENA après «Shoot & Run». En réalité, il s'agit du même métrage qui, suite à la baisse du prix de vente du DVD (9.99 euros au lieu de 19.99 euros), reprend le titre sous lequel il a été distribué au cinéma...
Allez comprendre !!!
Une chose est certaine : «12 Rounds» est très inspiré par les films d'action des années 90 et propose une intrigue très influencée par «Die Hard 3 / Une journée en enfer».
Sur fond de jeu de piste géant et explosif entre un flic et un terroriste, Renny HARLIN (capable du meilleur «Au revoir à jamais», «Die Hard 2 / 58 minutes pour vivre», «Cliffhanger» comme du pire «Driven», «L'exorciste au commencement») emballe un film qui surprend agréablement grâce à une réalisation sèche et nerveuse.
En effet, malgré une intrigue anémique et sentant le déjà vu (une succession de scènes d'explosion et de course-poursuites à pieds, en voiture, en camion de pompier, en tramway...), HARLIN maintient l'attention du spectateur par une réalisation rythmée (mais toujours lisible) qui privilégie les effets à l'ancienne. Ainsi, le métrage évite le recours aux effets numériques, préférant les cascades et les poursuites en « live » avec une vraie prise de risque.
Et cela fait du bien d'échapper à une énième bouillie numériques (cf. le final de "L'Agence tous risques", "GI Joe"...).
John CENA profite donc de son physique avantageux pour assurer la plupart des cascades et il s'en sort avec les honneurs (cf. la poursuite pédestre du début...). Ce parti pris renforce l'aspect sympathique du film, malgré un petit regret : l'absence de scène de combat mano à mano mettant en valeur les aptitudes de catcheur de CENA...
Ainsi, HARLIN, conscient du jeu d'acteur limité de sa vedette et du peu d'ambition du scénario, ne cherche pas à complexifier ou à intellectualiser le matériel de base. Il préfère assumer le concept basique jusqu'au bout et parvient de ce fait à créer une véritable course poursuite où le spectateur ressent le sentiment d'urgence subi par le personnage principal (les rounds s'enchaînent, sans laisser de temps à la réflexion).
Certes, cela ne stimule pas les neurones, mais c'est plutôt efficace en terme de divertissement...
En résumé : malgré un manque d'originalité, «12 rounds» est une pure série-B, à l'ancienne, qui ravira les nostalgiques des années 90...
Bien meilleure que le premier métrage de John CENA : «The Marine» (dont la suite est annoncée le 04/08/10 avec, cette fois en vedette, un autre catcheur Ted DiBIASE...).
Côté bonus :
- le commentaire audio,
- deux fins alternatives et un bêtisier anecdotiques,
- un document (très rapide) sur l'implication de CENA dans les cascades (entre informations sympathiques et congratulations gérénales).
Signé Cédric «DvdMan»
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non