Une histoire à la fois touchante et terrible. Un roman tiré d'une histoire vraie.
Au départ, j'ai eu du mal à m'habituer à Anna Frith, l'héroïne. Jeune femme du peuple, qui travaille chez le pasteur au presbitère, je la trouvais trop gentille, trop attentionnée, trop naïve et peu être trop avide de savoir pour l'époque et sa position. Mais finalement, je suis entrée dans l'histoire et j'ai été entraîné dans ce huis clos terrible. L'histoire de ce village, frappée par la peste après l'arrivée d'un tisserand étranger, est terrible. L'auteur explique avec une méticulosité quasi médicale l'évolution de la maladie sur les corps des malades. L'isolement complet de ce village révèle peu à peu les personnages. Trois femmes sont au coeur du roman, la jeune servante, héroïne Anna Frith, la femme du pasteur Elinor Mompellion et Anys, celle qui connaît les plantes et qui est accusée d'être une sorcière. Un homme, chef de sa communauté, le pasteur, se voit charger de gérer la crise. Semaine après semaine, le nombre de malades et de morts augmentent. La foi de chacun est mise à rude épreuve. Et chaque villageois à sa manière va essayer d'affronter la mort ou la vie selon les cas. A noter que j'ai trouvé la fin particulièrement originale alors que je la craignais un peu.
Un livre prenant, à l'ambiance pesante. Un livre dont on ne sort pas indemne...