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1937 Paris-Guernica Broché – 8 mars 2007


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Descriptions du produit

Extrait

1937, par exemple. Au sortir de l'hiver, le millésime des ans n'a pas d'importance. Eternel recommencement d'avril : fleurs, senteurs d'herbe nouvelle, obstination bruyante des oiseaux.
Vingt-six de ce mois : c'est à peu près l'âge du pilote, c'est celui qu'il sent se réveiller en lui alors qu'il traverse les pelouses rases et grises, encore humides. Recommencement, renouveau, taches de couleur des coucous, les primevères étalent un vert tendre. Dans les nombres, ajoutons 111, c'est le modèle du Heinkel qu'il s'apprête à piloter. Il y a quelques ombres qui s'agitent autour. Il s'approche. La terre est molle sous les pieds, odorante. Le fuselage est un éclair sombre, presque insaisissable. Il place une main sur l'échelle froide, se hisse dans le ventre de métal. Avalé à cet instant précis - ses pieds quittent la terre -, il n'est déjà plus de la race des humains. Le tapage des oiseaux lui parvient encore sous le casque de cuir que le vrombissement du décollage taira définitivement. Recommencement, renouveau, répétition des gestes : ils sont une poignée d'hommes habitués à l'inconfort de l'armature de métal qui vibre désormais sous le ralenti des moteurs de mille trois cents chevaux chacun. Chiffres encore, étonnante technologie des hommes. Lentement, l'ensemble roule sur l'horizontalité de la piste, puis c'est le déchaînement soudain de deux fois douze cylindres en V inversé. Il suffit pour cela de pousser une manette, un jeu d'enfant pour le pilote de vingt printemps. Merveilleuse technique humaine qui vous prend par l'épaule sans ménagement, vous plaque au siège dans les craquements de la carlingue sollicitée. Dehors n'est déjà plus reconnaissable : l'herbe des bas-côtés ressemble à des vagues d'émeraude sous les cahots. On ressent une dernière secousse, l'avion se cabre, s'arrache au plan du sol. Triangles, angles calculés, lois géométriques, les subtiles intelligences des mathématiques et de la physique s'allient : combien de millénaires depuis l'âge du bronze pour arriver à cet oiseau de fer, vingt mètres d'envergure, quatre-vingts mètres carrés de surface alaire, plus de dix mille kilos au décollage. Chiffres, poids du temps, au sortir de l'hiver, l'année n'a pas d'importance. C'est le printemps, tous aperçoivent la lisière des bois comme une mousse vert tendre qui semble retomber avec l'altitude croissante. La terre devient irréelle, chemins, champs, un écrasement dérisoire de taches brunes. L'équipage oublie sa contribution terrienne, comment ne pas ressentir autrement l'exaltation du moment dans le feulement maintenant continu des moteurs, les vibrations assagies, le lent balancement. On a beau répéter les gestes, la tête s'échappe, se projette au travers des verrières, rejoint les ouates des nuages traversés. On oublie donc, on devient inhumain, ne compte plus que ce temps suspendu, un mode conditionnel.

Biographie de l'auteur

Thierry Beinstingel, né à Langres en 1958, est cadre dans les télécommunications. Il a publié trois romans, Central (2000), Composants (mention du prix Wepler, 2002) et Paysage et portrait en pied-de-poule (2004).



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