Pour la 3e journée en enfer de Jack Bauer, qui doit faire face à une nouvelle menace sous forme d'un virus biologique mortel, la série culte n'a pas perdu son mordant.
Il est vrai qu'il existe dans le scénario de nombreuses incohérences, de nombreuses scènes qui nous donnent un sentiment de déja-vu dans les 2 premières saisons, et une mise en scène très américaine et clichée par moments.
Mais pourtant, le suspens demeure, l'action est présente constamment, les rebondissements et les coups de théâtre sont nombreux, et certains épisodes sont carrèment insoutenables.
Si le dénouement final laisse un peu à désirer, le reste est extrement stressant, et le spectateur est hypnotisé devant un écran délivrant un thriller d'une rare efficacité, et qui nous tient en haleine, nous scotche sur notre fauteuil, et produit même un certain malaise face à des images qui peuvent s'avérer par instants d'une violence inouïe.
C'est l'image d'une société cruelle et chaotique,
Kiefer Sutherland y joue un Jack Bauer inquiétant, antipathique, brutal, et dérangé. Il est cet exemple d'anti-héros vulnérable et possédé par des démons intérieurs.
Quant au président américain, David Palmer, il est toujours en proie au complot, à la manipulation, à la trahison de tous les cotés, à tel point qu'il en arrive à avoir des actes douteux et déraisonnables.
Ce qui est sur, c'est que l'on ne peut faire confiance à aucun des personnages dans cette saison, qui s'avère encore plus sombre et tordue que la précédente.
24 heures chrono est définitivement une oeuvre majeure dans le domaine du cinéma et de la télévision, qui aura chambouler notre conception du supsens à l'écran.
Vivement la saison 4, qui sera, esperons-le, de même envergure.