Après 2 saisons brillantes, la suivante un peu moins, puis 2 saisons réchauffées mais haletantes, 24 revient dans une saison 6 clairement moins passionnante.
Les scénaristes ont tellement abusé des moindres rebondissements depuis 5 ans, que tout parait déjà vu ici. Pire, dans leur frénésie de vouloir tuer tout le monde (la saison 5 étant un vrai massacre en règle), on se retrouve dans cette saison 6 avec beaucoup de personnages parachutés d'un peu partout (notamment Wayne Palmer président). Espérons que les scénaristes ne tueront pas Chloe O'Brien et Bill Buchanan, car ce sont franchement les 2 seuls qui tiennent la baraque avec Jack.
Faire un cliffhanger de malade en fin de saison, c'est bien, mais le négocier dans la suivante c'est mieux. Si la "fausse" mort de Jack fin de saison 4 a été assez habilement exploité, sa capture chinoise l'est beaucoup moins. D'ailleurs, les scénaristes l'enterrent très vite puisque en moins d'1 heure l'affaire est réglée (de façon rocambolesque certes, mais réglée), repartant rapidement vers une "classique" chasse aux terroristes. Ils ont, semble-t-il, retenu la leçon puisque cette saison 6 se finit de façon assez "conventionnelle", comme les premières, ce qui permettra de partir d'une copie quasi blanche avec la 7ème.
La nouveauté dans cette saison 6 c'est Jack. Passer 2 ans à être torturé dans des prisons chinoises, ça vous change un homme... enfin pas tant que ça en fait. Bauer retrouve ses marques illico, il cicatrise toujours très vite (Fayed s'est pourtant donné du mal pour le saigner) et prend toujours les décisions qui s'imposent dans le feu de l'action, mêmes les pires (comme avec Curtis). D'une précision et d'une ténacité sans égale, Jack reste vraiment l'arme ultime contre les vilains méchants, même s'il les pourrit un peu moins cette saison (et oui, Jack est en proie à ses démons).
On était proche de la bonne saison avec une traque intéressante et un Bauer chamboulé. Malheureusement, tout est gâché par des rebondissements à n'en plus finir qui font intervenir à peu près toute la famille (la soeur, le neveu, le père...), nous faisant presque regretter l'époque où Jack n'avait que "Super Blonde" Kim comme boulet à trainer (qu'on se rassure, elle revient dans la 7). Tout cela concourt à rendre cette saison moins captivante, voir ennuyante par moment, même si la "magie" opère toujours un peu fort heureusement.
Difficile de ne pas parler de fin de cycle en voyant cette Saison 6, surtout que l'on sait désormais que la 8ème sera l'ultime (en espérant une fin vraiment "inspirée"). Reste que 24 est certainement le meilleur concept jamais créé à la TV, inspirant depuis de nombreux films et séries. Sans oublier que son héros, Jack Bauer, est devenu aussi mythique qu'un John McLane ou Harry Callahan, excusez du peu !
Bref, si vous découvrez 24, ne vous arrêtez pas à cette saison décevante, car elle offre bien mieux que ça (avant et après).