Y a "suite" et "suite"...
1er cas, la suite pourrie d'un film sympa.
2ème cas, la suite réussie d'un chouette film.
Y a aussi la suite pourrie d'un film pourrie, mais là, faut être maso pour y aller, non ? Errare humanum est, etc, etc...
On est ici dans le cas de la suite qui continue et enfonce le clou rouillé dans la main rongée par le tétanos, et oh ! damned, ça fait mal !
Rien que la scène de début met mal à l'aise. (pas de détails, faites votre opinion, et je ne veux pas gâcher votre plaisir en racontant !!!)
Toujours la même urgence, et même en pire.
Avec ce mauvais gout dans la bouche, on a à faire des choix difficiles à assumer, c'est peut-être là que se situe la véritable horreur... Ici, point d'héroïsme hollywoodien. Face à la terreur, on sauve sa peau, point.
Et on y croit, et ça fait froid dans le dos...
Ensuite, c'est la première fois que je vois dans un film (ou ma mémoire défaille) comment on gère une situation d'urgence au sens militaire du terme.
Là aussi, ça fait encore plus mal.
On est au coeur de choix douloureux, pas de solution miracle, pas de coup de théâtre miraculeux. Il faut se décider entre une mauvaise solution et une très mauvaise solution...
Ce film est sombre comme le veut le genre, mais comme le premier, il y a la petite question cachée qui fait réfléchir un brin et fait que l'on sort de là avec quelques doutes...
Horreur, action, un brin de réflexion, surprise, bref, une réussite !