Nul électeur ne l'ignore, la politique est un combat ou il ne faut pas hésiter à donner de sa personne et descendre, souvent, dans l'arène pour se livrer au fameux combat politique. Comme toute bataille, tout est histoire de stratégie, d'alliances et d'adversaire.
S'auto destinant a une brillante carrière de futur président de la république, DSK a tout du combattant parfait. Tout? Euh...non pas tout a fait, il lui manquait encore un élément non négligeable si ce n'est impératif a sa panoplie. En effet le toujours vert DSK n'avait pas d'adversaire. Désireux de le mettre a l'abri des querelles intestines du PS afin qu'il ne ramasse pas trop de balles perdues avant 2012, l'actuel président ne pouvait être l'ennemi du directeur du FMI puisque c'est celui-là même qui l'avait place a ce poste fortement rémunérateur. Bien installe dans son fauteuil new-yorkais, le plus souvent en jeune et charmante compagnie, l'homme a l'aeil tombant se faisait une joie de mettre en pratique les principes du néo-libéralisme le plus sauvage en s'assurant que les pays en voie de développement les suivent a la lettre sous peine d'être prives de tout financement. C'est peu dire qu'à l'échelle mondiale DSK s'est fait un devoir d'appliquer le meme traitement que celui que le petit président s'était mis en tète d'administrer à l'hexagone.
Seule personnalité réellement crédible, au sein de son parti, pour accéder aux plus hautes fonctions, personne, à gauche, n'eut le courage de se mettre en travers de son chemin. A droite, ou il faisait presque figure de dauphin désigné du président sortant, en tous cas d'opposant favori(se), les attaques se faisaient rares aussi contre cet apôtre convaincu des dogmes néolibéraux. Bref, DSK se retrouva rapidement dans la peau du gladiateur sans adversaire ce qui, il faut bien le reconnaître, ne l'aidait pas vraiment a se forger l'image d'un politique rompu a tous les combats.
C'est alors qu'un génial, n'en doutons pas, conseiller en com lui souffla l'idée de s'en prendre aux écrivains qui oseraient évoquer qui sa piteuse carrière musicale, qui ses innombrables liaisons extraconjugales, afin d'acquérir la parfaite posture de victime toujours utile pour faire pleurer dans les chaumières. Ainsi fut fait et DSK se trouva un adversaire a sa taille, lui permettant ainsi de ne pas avoir à s'expliquer sur ses convictions économiques pas vraiment de gauche et autres petits arrangements avec le pouvoir en place qui lui permirent d'attendre au chaud de l'autre cote de l'atlantique, son heure.