Environ 200 dessins en noir et blanc, sans parole, répartis sur 130 pages. L'histoire qu'ils racontent est divisée en 8 chapitres, lesquels se lisent en 1 minute chacun. Les 2 premiers chapitres, très réussis, montrent l'exécution d'un condamné dans une prison, suivie du retour à la maison de l'exécuteur. Les personnages, ainsi que les décors dans lesquels ils évoluent, tirent leur force du trait précis de l'auteur, qui parvient à générer une atmosphère épaisse, simplement à l'aide de regards et de gros plans. La suite de l'intrigue, sorte de nouvelle paranormale, pas renversante, ne devrait surprendre que les amateurs novices de science-fiction. Encore une fois, on se dit que certains auteurs sous-estiment l'étendue de leur talent : si Thomas Ott avait choisi de raconter une histoire sérieuse plutôt que cette fantaisie macabre, sa BD aurait été puissante, tandis qu'elle n'est que rigolote. Cela donne pourtant envie de lire d'autres de ses oeuvres, tout en confirmant que
L'Association est une maison d'édition qui a du goût.