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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Yes-satz.,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : 90125 (Expanded & Remastered) (CD)
Ca n'a pas l'apparence du Yes, ça n'a pas l'odeur du Yes, ça n'a pas le goût du Yes, mais c'est ...Du Yes !Bon, avouons que lorsque c'est sorti en 1984, avec le succès mondial d' "owner of a lonely heart" à la clé, on était bien content pour eux, les Yes, qu'ils renaissent un peu de leurs cendres. Wakeman manquait à l'appel, mais il était coutumier du fait. Par contre, avec l'absence de Steve Howe on a commencé à la trouver saumâtre. Bref, le subterfuge a vite été éventré: 90125, c'était LA chose de Trevor Rabin, guitariste-compositeur doué, certes, mais ne m'ayant jamais arraché le moindre frisson. Le groupe aurait dû s'appeler Cinema, mais comme Jon Anderson passait (par hasard?) dans les studios, qu'il s'est essayé avec succès aux vocaux, le tout a été rebaptisé Yes, histoire d'avoir un packaging un peu plus vendeur. On connait la suite... Au final, un album pop-fm, quelques relents progressifs, un superproduction avec des tonnes de synthés,samplers et reverbs numériques (le pôvre Tony Kaye, lui qui ne jurait que par son hammond, de toutes façons, il n'était là que pour l'alibi historique...). Certains le trouvent génial, d'autres une insipide guimauve. La production a quand-même commis l'exploit de totalement gommer le style de basse si expressif de Chris Squire. Les Yes eux-mêmes ne doivent pas l'avoir beaucoup en estime (ne parlons pas du furonclesque Big Generator) car il n'est pratiquement plus joué en concert aujourd'hui (version unplugged d'Owner of a lonely heart dans Tsongas). C'est marrant quand je pense à la carrière de Yes, j'aurais presque envie de faire un parallèle avec l'oeuvre de Picasso: période rose et période bleue pour les deux premiers albums, originaux mais manquant un peu de force et de conviction, début du cubisme pour The Yes Album jusqu'à son apogée avec Relayer, néo-classicisme dans Going for the one et période d'errance auto-plagiaire jusqu'à la fin. Bref avec 90125, Trevor Rabin et Yes, c'était un peu le mariage de la carpe et du lapin. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
28 internautes sur 35 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Du rock prog de la meilleure facture,
Par Absolutwelt (france) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : 90125 (Expanded & Remastered) (CD)
C'était extremement rare, à la sortie de cet album, en 1983, d'entendre des guitares rock/hard à la radio en France, et, pourtant, Yes a, cette année là, bouleversés les critères en balançant son tube incontournable "Owner of a lonely heart" qui passait sur toute les radios. Certains gimmicks éléctroniques donnaient le change à ceux qui refusaient catégoriquement l'assimilation hard-rock. Ce qui n'était pas totalement usurpé. Il ne s'agit pas de hard, même si Trevor Rabin ne se prive pas de quelques riffs saturés bien plaçés, mais de rock prog, du vrai, du bon, du meilleur, du millésimé.Cet album marque le retour de Yes après leur première séparation. Ce come-back inscrit également Yes au registre de la nouveauté. Le son est de manière générale 80's, avec ce que celà signifie dans la structure des titres, dans le son général de la production, avec l'ambition commerciale qui l'accompagne et un calibrage radio imparable (et imparé). Il en résulte, pour l'époque, un rock prog moderne, un Yes renouvellé, au profit de la splendeur d'un bain de jouvence. Sans compter le super tube "owner of a lonely heart"(peut être le titre le plus facile) on a droit à de véritables pièces maîtresses: "it can happen", et son introduction étrange, "Changes", et son éloge de l'espérance, et enfin les trois derniers titres sont peut être les plus majestueux. Totalement éloignés d'ambition commerciale, ce sont des morceaux de huit minutes avec leurs mouvements, leurs breaks innattendus, leurs plans vocaux étonnants qui impressionnent par leurs pertinences et leurs originalités. Cet album, plus qu'une réussite, est un chef d'oeuvre, à inscrire au top ten des "best albums ever". Il initiera la réussite de la carrière de Yes jusquà "open your eyes", c'est à dire jusquà 15 années plus tard. Le fait d'un grand disque, assurément. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Ouuuiii !!,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : 90125 (CD)
Avec tout ce que pouvait compter les années 70 de groupes Progressif, deux d'entre eux surent tirer momentanément avantage de leur passif respectif (non sans sans quelques remaniements de personnels) en changeant fortement leur vocabulaire musical. Pour réussir ce tour de force (rester au sommet) il fallait au moins ça. Ce coup de "jeunisme", Genesis l'avait d'ailleurs initié bien avant Yes. Le premier persistera jusqu'au bout, et avec succès, tandis que la bande à Squire fit plus tard volt face. Mais ça... C'est une autre histoire.Sans tarder, ce Yes nouvelle mouture installe aussi sec un Tube, un vrai, "Owner of a lonely heart", en tête des charts partout dans le monde. Moi ! Novice, inculte que j'étais alors, j'ai d'abord cru à un nouveau Police. Il faut dire qu'à cette époque, j'ignorais jusqu'à l'existence de cet ex fleuron du Rock progressif (et ça vous fait rire !). Les comparatifs stériles: "c'était mieux avant", "c'est pas le vrai Yes", etc ... Je laisse ça à d'autres. Toujours est-il que me voilà dès lors en possession de l'un de ces albums qui demeurent, encore aujourd'hui, au Top 10 de mes disques fétiches. C'est bien simple, quand j'eu déposer le 33 T sur ma platine (enfin celle de mes parents), la baffe que me mit la "face A" fût telle que je ne pu, ni même voulu, en écouter d'avantage. L'autre face serait forcément moins bien !! Un jour, il eut bien fallu que je me décide à l'écouter cette autre face. Et là ! Re Paf ! Et re claque sur l'autre joue. Le fameux double effet kiss cool sa doit être ça. "90125" c'est la voix lumineuse de Jon Anderson, la basse incandescente de Chris Squire, les rythmes d'orfèvre de Alan White, les claviers magiques de Tony kaye, et l'adjonction d'un virtuose de la guitare, le nouveau de la famille Yes, Trevor Rabin, génial compositeur de la plus part des mélodies figurant sur ce disque, et qui a l'audace de savoir chanter... En plus. Quant au contenu !?... Évidemment que c'est du Rock ! Progressif ?... plus souvent qu'on ne le crois. Hard FM... Si vous voulez, mais pas du Def Leppard ou du Poison, vous rigolez !! Oooh ! Et puis après tout quoi ! Écouter le ! Vous verrez bien qu'au delà de son Tube, "90125" est juste de ces disques qui ne cessent de vous livrer leurs foisonnants trésors à chaques nouvelles écoutes. Monstrueux, rien de moins, et produit par un autre Trevor. Je vous laisse deviner lequel. 20/20 Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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