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Commentaires client les plus utiles
13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Encore une réussite,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Ghost Is Born (CD)
Wilco nous a tellement habitués à l'excellence avec leurs trois dernier albums qu'il est difficile de dire que celui-ci serait plus abouti que les autres. La notion d'aboutissement n'a pas lieu d'être pour un groupe qui sort dès son deuxième album un double album magnifique. Alors, que dire sur ce "A ghost is born", à part qu'après avoir écrit le disque pop ultime (Summerteeth), puis avoir passé sa musique à la moulinette expérimentale (Yankee Hotel Foxtrot), Jeff Tweedy n'a plus rien à faire que d'écrire de bonnes chansons, et là, il n'est question que de ça, particulièrement Handshake Drugs et At least taht's what you said. On retourne beaucoup à l'acoustique sur ce disque, qui reste un mélange entre Being There et Yankee pour l'atmosphère douce amère. La pop retrouve droit de cité sur certains passages, mais l'on reste plus proche de Neil Young et Townes Van Zandt que des Kinks. La voix de Tweedy est de plus en plus bouleversante et les textes se passent de tout commentaire, se contentant de décrire avec une justesse effarante l'Amérique des coeurs brisés et des perdants. C'est toujours aussi beau qu'un roman de Jim Harrison, et je conseille vivement d'écouter ce disque en lisant les nouvelles de ce dernier.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
"The best life never leaves your lungs.",
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Ghost Is Born (CD)
Pour tenter d'expliquer cette propension suspecte à sauter d'un sommet à l'autre en traversant les styles avec l'aisance d'un passe-muraille, on imaginerait volontiers Tweedy et sa bande en train de cocher des cases dans leur cahier des charges à la section « chefs d'oeuvres » après chaque nouvel album (« Bon alors, le disque pop ultime, c'est bon, on l'a fait. C'est quoi le suivant ? ») On plaisante à peine : l'un des éléments qui détermine cette routine de l'excellence est probablement l'intense capacité de travail de Jeff Tweedy, qui en a déjà épuisé plus d'un ; l'autre étant justement l'instinct de savoir choisir les collaborateurs (et en changer le cas échéant) qui sauront le mieux servir la création des chansons, un peu comme le firent auparavant des gens aussi différents que Miles Davis ou Bob Dylan. « A ghost is born » poursuit donc la collaboration avec Jim O'Rourke (devenu également à l'époque le cinquième membre de Sonic Youth) dans une direction encore moins conventionnelle que l'album précédent : avec deux morceaux très longs (« Spiders Kidsmoke » et « Less Than You Think »), d'autres traversés de stridences électriques ou de bruit blanc vaporeux, des paroles abstraites pour un sujet simple (« Company on my back », sorte d'élégie bizarrement sautillante sur la dépendance) et des paroles simples pour approcher des émotions complexes (« At least that's what you said », nouvel ode à la violence domestique, mais cette fois du point de vue de la victime, et le formidable « The Late Greats », profession de foi qui expose une espèce de conception platonicienne du songwriting), ce disque audacieux renoue par endroits avec l'évidence de la pop (« Handshake Drug », « Theologians ») sans jamais manquer de surprendre l'auditeur. « A ghost is born » ou la parousie de la pop music : l'enfant génial et turbulent né de l'union entre le songwriting organique de Jeff Tweedy et le soundwriting étheré de Jim O'Rourke. Et un nouveau chef d'oeuvre de Wilco.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Fuyez pauvres fous ! Un fantôme est né !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Ghost Is Born (CD)
Oui, il faut le dire, cet album est abominable, extrème, monstrueux, effrayant.Yankee Hotel Foxtrot, le précédent album n'était pas une promenade de santé. Mais là, on touche le fond. Cet album se révèle plus brutal, plus direct, plus violent. Jeff Tweedy n'a pas encore trouvé son équilibre musical et est pour notre plus grand bien en pleine exploration bruitiste. Le line-up du groupe n'est pas encore stable. Jay bennett évincé durant l'enregistrement de Yankee Hotel Foxtrot n'a pas encore été remplacé. Il faudra attendre l'album Live pour voir arriver le multi instrumentiste Pat Sansone et surtout l'ébourriffant ex-guitariste des Geraldine Fibers, Nels Cline. Jim' O'rourke assure en attendant de rejoindre Sonic Youth quelques licks de guitares (licks, line-up, name dropping de groupe, comment je me la joue journaliste...) mais c'est bien Jeff qui doit assurer tout les chorus, enfin plutôt tous les sons emanant de guitares. Alors qu'est ce qui justifie ces adjectifs un peu ... L'ambiance, le bruit ? détaillons plutôt ... Tout commence presque normalement avec un long morceau de bravoure électrique à la Crazy horse avec du piano joué au marteau pilon ("At Least that"s you said"). cool donc. Ensuite, "Hell is Chrome", lennonien à souhait ne surprend pas trop. Puis arrive "Spiders" et là.... on arrive en terra incognita: interminable intro de rythme éléctronique; nous voila en plein Krautrock. Puis les guitares de "At least..." viennent lacérer tout ce bel agencement avant de tout envahir puis de disparaître, puis reviennent accompagner la voix de manière de plus en plus dissonante, hystérique, dérangeante. Dans quel état physique et mental jeff a-t-il joué ces hachures autistiques de guitares, jamais entendues (je cherche: radiohead? Neil Young? Nirvana? Velvet ? Nirvana ? non, pas à ce point, Sonic Youth, Husker Dü ou Suicide peut être). Autant les premières écoutes de Yankee Hotel Foxtrot m'avaient laissé froid, autant la première écoute est ici traumatisante. Mais le sublime "Muzzle of bees" rassure tout le monde. Un des plus beaux morceaux de Wilco, carrément, à l'égal de "Poor Places" et de "A shot in the Arm". Avec ses sublimes passages tout en retenue puis ses débordements de guitares. Haa ...puis cette guitare distordue, fantomatique qui revient tout lacérer à la fin. Voilà, elle sera là tout au long de l'album. Chaque lueur d'harmonie et de douceur devra s'en extraire avant de replonger dans ses eaux boueuses. Passons sur la pop ouvragée de "Hummingbird", trop classique et parfaite pour moi. Et voilà l'entêtant "Handshake Drugs" à la rythmique absolument irrésistible, et puis cette horrible guitare qui à la fin revient encore tout ensevelir. Mais ce morceau est devenu un des pilliers des prestations live du groupe, et on peut alors voir Jeff, à la fin du morceau échanger sa Gibson acoustique contre une SG rouge sang menaçante, plus meurtrière encore que la guitare de Nels Cline. Voilà la coupable. Le début de "Wishful Thinking" fait apparaître de nouveaux symptômes inquiétants sur la santé mentale de ce disque. Ce morceau assez calme rappelle d'ailleurs l'humeur nonchalante de YHF. "Company in my back" avec son intro assez Mongo Jerry se révèle encore un morceau surprenant avec ses bruitages, ses arpèges aériens de claviers. Ha,un petit morceau punk à la Replacements "i'm the wheel" avec son refrain explosif. Paul Westerberg !Ou est tu ? Le populaire "Theologians" me laisse aussi froid que "Hummingbird" mais certains adorent. Puis arrive "Less Than you think", LE morceau fantomatique ! d'abord 2mn de ballades cotonneuses avec un clavier macabre, puis tout disparait dans un bruit blanc : Où est on? dans une usine , dans une chaufferie, dans un hôpital, ça monte doucement, ça devient assourdissant, strident. On devine au loin un bruit sourd comme si quelqu'un était enfermé dans un sac, dans un coffre. Ça dure, Ça dure ... 10 mn, oui 10 mn. puis ça s'éloigne.... Qui a réussi à écouter "ça" plusieurs fois (à par moi ? Qu'est ce que ça veut dire? C'est aussi de la musique, répond Wilco. Qui a osé ça ? et pourtant ça marche, j'aime "ça". Ça me rappelle la grisaille de mes accès dépressifs et l'impasse de mes moments les plus angoissants. Oui, ça ressemble à "ça". Angoissant, étouffant,...Ouf! "The Late greats" arrive comme une libération, un retour à la vie, à l'amour. De la pop à guitare parfaite. de vrais riffs de guitares, de vrais coups de boutoir électriques, des choeurs juste ce qu'il faut. Des paroles comme dans "Heavy Metal Drummers" hommage à tout le bonheur que nous apporte la musique Rock. "la plus grande chanson perdue de tous les temps, tu ne l'entendras jamais..." Quand on écoute cet album, on doute. Si Jeff Tweedy était Stanley Kubrik, YHF serait son 2001, et "Sky blue Sky" son Barry Lyndon); "A Ghost is born" serait assurement son Shining ! Oui, cet album gratte les portes de l'horreur sans que ses auteurs n'aient besoin d'utiliser les artifices du death Métal. Il nous ouvre également les portes de la grâce et le mariage des deux est tout simplement prodigieux. Il n'a pas à rougir de la comparaison avec le grand oeuvre qui le précède (YHF) même s'il n'a pas sa notoriété. Bon, allons écouter le petit dernier "The whole Love" pour comparer.... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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