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Page Artiste Neil Young

Discographie

Image de l'album de Neil Young

Photos

Image de Neil Young

Biographie

En 1966, alors que Bob Dylan se coupe d'une partie de ses fans en électrisant sa musique (le magnifique Live 66 ), Neil Young débute au sein du groupe pop Buffalo Springfield dont l'existence durera officiellement 25 mois. Guitariste solo, il acquiert au contact de l'excellent guitariste et compositeur Stephen Stills (qu'il suivra dans Crosby, Stills, Nash ... Plus de détails sur la Page Artiste Neil Young

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  • Album vinyle (26 mai 2014)
  • Nombre de disques: 11
  • Label: Warner Bros
  • ASIN : B00JW2DDJM
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Descriptions du produit

Critique

Une des qualités principales d'un artiste est de savoir surprendre. De ce côté là, les fans de Neil Young ont toujours été bien servis par ce vieux solitaire, capable de passer du folk de Harvest (1972) à la violence sonore d'Arc/Weld (1991), sans oublier quelques tentatives electro. En 2014, le presque septuagénaire est toujours débordant d'activité, entre la gestion de ses considérables archives sonores, le lancement d'un lecteur audio à très haute-fidélité baptisé Pono et l'enregistrement de cette véritable curiosité qu'est A Letter Home.

Ayant déjà satisfait récemment à l'album de reprises conventionnel avec Americana (2012), Neil Young s'est, cette fois, plus attaché à la méthode d'enregistrement qu'au répertoire en lui-même. A Letter Home a en effet été capturé dans le studio de Jack White à Nashville (Tennessee), sur un Voice-O-Graph. Cet appareil en vogue jusqu'au début des années 1970 est en quelque sorte l'équivalent d'un photomaton pour le son. Ne permettant aucun arrangement ni overdub, le Voice-O-Graph oblige à enregistrer la chanson choisie en une seule prise.

Cette méthode peu conventionnelle, et certainement inusitée dans le monde professionnel, donne un résultat envoûtant qui agit comme une plongée dans un passé imaginaire. Il donne l'impression d'entendre des démos capturées sur un magnétophone à cassettes, ceci étant la comparaison la plus proche du rendu sonore de ces douze chansons. Le répertoire est lui aussi volontairement pastel, avec des chansons dont le rendu décharné est plutôt empreint d'une certaine tristesse. Par moments surgit l'impression d'entendre des fantômes chanter des berceuses de l'au-delà.

Cette atmosphère, pleine de craquements, donne lieu à des versions spectrales de « Girl from the North Country » de Bob Dylan, « Reason to Believe » de Tim Hardin et « I Wonder If I Care As Much » de The Everly Brothers. En fait, n'importe quelle chanson aurait certainement pu faire l'affaire, le propos étant plutôt ici de créer une ambiance particulière. De ce point de vue, le « Loner » a parfaitement réussi son coup avec ce qui restera certainement comme l'un de ses albums les plus singuliers.

François Alvarez - Copyright 2014 Music Story

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25 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile  Par crew.koos COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 50 COMMENTATEURS sur 6 mai 2014
Format: Album vinyle
Nouvelle sortie du Loner en cette année 2014 mais cette fois il s'agit de matériel totalement inédit, pas de live ou de chutes, mais tout simplement le premier album de reprise du bucheron/poète canadien. 10 titres donc (de Phil Ochs, Dylan, Bert Jansch, Gordon Lightfoot, Tim Hardin, Willie Nelson, Gordon Lightfoot, Ivory Joe Hunter, Bruce Springsteen et les Everly Brothers) enregistrés par Jack White dans un Voice-o-Graph, une cabine d’enregistrement des années 40. Le résultat craque de partout et sonne un peu comme un gadget vintage, on a même parfois l'impression que J White a tout fait pour rendre les bandes parfaitement inaudibles, voire même inécoutables.

Le jugement peut paraitre sévère, mais il est parfois difficile de distinguer le si délicat jeu acoustique de Young sous les bruitages divers et variés de l'objet, et que dire de l'harmonica... Sur la forme, donc, l'objet est plus que retord à apprivoiser, et il faudra s'y reprendre sans doute à plus d'une fois avant de distinguer tout le charme de ces titres, souvent obscurs, déterrés par Neil Young.

Plutôt que de reprendre des classiques intemporels, connus de tous, plutôt que de prendre des titres à contre-pied de son répertoire (comme J Cash l'a fait par exemple) Neil Young reprend ses idoles où ses fils spirituels les plus évident et, plus que les titres originaux eux même, c'est son interprétation unique qui donne tout son intérêt à l'album. Qui d'autre que lui possède toute l'autorité et la légitimité évidente pour reprendre du Dylan, par exemple ?
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14 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile  Par Dédé sur 13 mai 2014
Format: Album vinyle
Ça y est, voici que je tiens enfin entre mes mains ce nouvel album de Neil Young en format vinyle. Pochette en carton brut et épais à l’ancienne, le ton est donné. Voici donc un album à part dans la longue discographie de Neil Young. Certes, le Loner nous a habitués à sortir des sentiers battus de temps en temps mais, ici, c’est particulièrement flagrant. Soyons certains que cet album ne restera pas dans les mémoires comme un classique du maître et il n’a manifestement pas été conçu dans cette optique. Par contre, cet album a le mérite d’exister et d’être finalement plutôt bon et non dénué d’un charme certain. Alors oui, le son est d’un autre âge et d’une basse qualité assez extrême. Personnellement, habitué à écouter de vieux enregistrement de Blues des années 30, mon oreille s’est vite adapté à ce son si particulier. Remarquez, dans la mesure ou Neil Young a dit et redit que cet album serait low-fi, on n’est pas volés. On serait en droit de se demander pourquoi le Loner a fait ce choix. Je ne prétends pas connaitre la réponse mais voici mon ressenti après écoute. Au fil de l’écoute, une espèce de magie opère, ce disque est une capsule temporelle qui permet à Neil Young de réaliser le grand écart entre Robert Johnson et 2014. Le temps de cet album, on est hors du présent, hors du temps et, au milieu de cet environnement sonore antédiluvien jaillit une poignée de chansons remarquables interprétées avec simplicité et sincérité. Ce son si austère a au moins le mérite de faire ressortir la seule chose vraiment importante, les chansons. Même dans le plus pitoyable habillage, une bonne chanson reste une bonne chanson et, selon moi, « A letter Home » en contient une belle poignée.
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16 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile  Par Jgomila sur 28 mai 2014
Format: CD
Le Voice-O-Graph utilisé ici par l'ami Neil Young est sans doute à la musique ce que le polaroid est à la photo. Soit on cherche l'effet pour l'effet et il peut éventuellement se passer quelque chose, soit on fait de mauvaises photos. En ce qui concerne ce disque on est plutôt dans la seconde catégorie. Les chansons se suffisent à elle même, la voix incroyable du loner aussi alors pourquoi cet effet 78 tours inutile et qui vient parasiter l'écoute. Si c'est une manière de nous dire qu'il faut revenir à l'essentiel, elle est bien peu subtile et nous donne plutôt à penser que Neil Young commence à radoter. Tout cela nous donne l'impression d'un immense gachis quand on parvient à distinguer l'émotion qui peine à surnager au dessus de ce salmigondis sonore. A la limite sur une chanson pourquoi pas mais un album entier? Neil Young n'a pas besoin de se cacher derrière ces artifices pour nous émouvoir ou nous faire réagir. Voilà une drôle d'idée et il est dommage qu'il ne ce soit trouvé personne pour lui dire qu'elle était mauvaise. Même Jack White pourtant à l'origine de la restauration du Voice-O-Graph ne semble pas s'en être servi sur son prochain album. Alors que Neil Young continu de manière plutôt innovante sa croisade contre la mauvaise qualité du son et des enregistrements numériques, il nous gratifie ici d'un album qui même écouté en mp3 nous semble sortir d'une pile de disques rayés de mes arrières grands parents. A suivre donc mais personnellement je passe mon tour et attends avec impatience de voir ce qu'il va nous sortir pour soutenir la sortie de son lecteur Pono.
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