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19 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le chef-d'œuvre maudit,
Par Yogi (france) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Passion Play (CD)
Un album qui ne laisse pas indifférent. Plusieurs qualificatifs pour le décrire : sombre, brillant, tortueux, avant-gardiste, complexe, demesuré, cet album-concept de 1973 ayant pour thème "la vie après la mort" est une longue pièce progressive où se mèlent flute, saxophone, luth, mandoline, clavecin, marimba... aux habituels instruments du rock. Assassiné par la critique, A Passion Play sera pourtant numéro 1 aux Etats-Unis. Il termine une trilogie exceptionnelle après Aqualung et Thick As A Brick. L'album maudit et paradoxal de Jethro Tull est un véritable chef-d'œuvre du rock des seventies.
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16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
un jeu passionnant,
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Passion Play (CD)
"A Passion Play" est l'un des deux albums "progressifs" du Jethro Tull (avec Thick as a Brick). Premier album du groupe a avoir été descendu par les critiques, il n'en demeure pas moins l'un (le?)des joyaux de la discographie du groupe britannique.Deux longues plages aux mélodies complexes, des changement de rythmes qui ne cessent de venir surprendre l'auditeur. Opera, rock, parfois jazzy ou étrange comme l'interlude de la deuxième partie la "story of the hare who lost his spectacles" mais jamais démesuré. La voix toujours magnifique de Ian Anderson porte les textes parfois sombres et des musiciens inspirés au sommet de leur art. Certainement l'album le moins accessible du Jethro Tull, pourtant "A Passion Play" est l'une des merveilles de la scène progressive britannique. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Expérimentull...,
Par Jean Bal "lui-même" (Conflans-en-Jarnisy, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 50 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Passion Play (CD)
Descendu par les critiques à sa sortie, A Passion Play fut malgré tout un grand succès commercial en 1973, particulièrement aux Etats-Unis où Jethro Tull était au niveau de Led Zeppelin question popularité.Mais ce disque fut aussi pour le groupe à la fois le couronnement et la fin d'une période ambitieuse commencée avec Thick as a Brick. A compter de War Child, le disque suivant, Anderson et ses accompagnateurs allaient revenir à une formule plus traditionnelle, avec des morceaux plus courts et un peu moins expérimentaux. Sans doute pour ne plus avoir à subir les foudres d'une critique qui paraissait avoir décidé de leur faire la peau. Dommage. Parce que ce Passion Play est un monument de d'inventivité musicale, d'une extraordinaire variété, tout en conservant une relative cohérence. Engendré dans la douleur, ce disque a commencé par un ratage total lors de séances organisées au studio du Château d'Hérouville (dont les vestiges ont été publiés bien plus tard dans le double CD Nightcap sous le titre de "The Chateau d'Isaster Tapes"). Mécontent de l'orientation de départ prise lors de ce faux pas, Anderson allait décider de tout reprendre à zéro (ce qu'il avait déjà fait, dans une certaine mesure, pour Aqualung). Retour donc en Grande Bretagne pour produire un enregistrement sans concession rockn'rollienne ou même pop, à partir de certains thèmes embryonnaires à moitié développés lors du séjour en terre française. Pour commencer, Anderson va mettre plus en vedette un instrument dont il s'est entiché depuis les sessions de TaaB, l'année précédente: le saxo soprano. Il n'en oubliera pas pour autant sa flûte et sa guitare acoustique, mais on sent quand même dans ce choix une véritable volonté de changement. Changement de son donc, mais changement d'ambiance également avec un thème général plutôt sombre pour les paroles - la mort - et des séquences musicales à la fois plus variées et plus complexes que sur tous les disques précédents du Tull. Le disque s'ouvre ainsi sur une danse entre folk et jazz, à la limite du grotesque, soutenue par un gros son de synthé Moog et des entrelacs de sax. Et puis tout s'arrête dans un bruissement électronique, pour laisser place à la voix d'Anderson, spectrale, à peine soutenue par un piano hésitant. Et tout le disque est construit de cette façon sur des oppositions, des demi-teintes, des renversements de situation et des décisions surprenantes. Une pure merveille du point de vue composition, pour peu que vous n'ayez pas absolument besoin de retrouver le Jethro Tull d'Aqualung, qui n'apparaît que rarement ici. Parmi ce formidable cocktail créatif, on notera par ailleurs un intermède quasi théâtral qui scinde le programme en deux: une saynette musicale intitulée "The Story of The Hare Who Lost His Spectacles" (L'histoire du lièvre qui avait perdu ses lunettes"). Une bizarrerie - même pour Jethro Tull - que les critiques assimilèrent à l'époque à une sorte de caprice d'une extrême prétention, alors qu'Anderson devait avouer plus tard avoir juste tenté de retrouver l'esprit des Monty Python qu'il adorait (en leur adjoignant une petite dose de Lewis Caroll pour ajouter à "l'anglicité" de la chose). Quoi qu'il en soit, si vous faites l'effort d'écouter plusieurs fois ce disque afin d'en saisir l'esprit si particulier, vous finirez par aimer tous les ingrédients qui le composent. Des ingrédients qui sont autant de preuves du génie du Ian Anderson de 1973 et des formidables qualités de ses complices de l'époque. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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