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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
C'est l'heure exquise,
Par Denis Urval (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 10 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Thin Sea Of Flesh (CD)
Le compositeur des douze morceaux qui forment ce disque, Lucas Gillet, confesse avoir découvert la poésie du gallois Dylan Thomas (1914-1953) qu''il met ici en musique, avec la pièce de Stravinsky In memoriam Dylan Thomas (1954) qui ouvre la dernière manière du compositeur russe. Vous trouverez un écho du dernier Stravinsky avec la plage 5, « the force that through the green fuse », où la voix est accompagnée d''une ligne de flûte. Autrement, Lucas Gillet regarde du côté d''un jazz soyeux et de la pop britannique, mais en réinventant cette dernière à sa façon, ce qui fait que le résultat évoque bien des choses sans qu''on sache jamais exactement quoi.La chanteuse Elise Caron, dont je trouve la diction de l''anglais remarquable, a étudié l''art dramatique à Rouen, et le chant au CNSM de Paris. Auteur- compositeur, elle est aussi apparue au théâtre et au cinéma. Artiste au carrefour des styles et des genres, elle est dotée d''une voix souple et naturellement séduisante. «And death shall have no dominion » est une merveille, qui tient à la fusion de sa voix, de l''écriture de Gillet, de l''écrin instrumental, et du texte. Même chose avec le minimalisme revisité de « The tombstone told when she died ». Avec ses arrangements qui convoquent la fée électricité, raffinés et légers à la fois, ses mélodies évanescentes, sa fluidité et sa poésie ésotérique, ce disque un peu inclassable est riche d''une singulière matière musicale. Il est remarquable qu''au lieu de crouler sous les références, il sache demeurer si frais. Il se prête à la rêverie et il est source de plaisir. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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