Et oui, pas mal! Attendez, c'est plutôt positif de ma part parce que, franchement, je partais très méfiant. Mais bon, j'ai surmonté mon appréhension et, laissant ma curiosité l'emporter, je me suis penché sur ce nouveau live du Priest. Au final, un résultat un peu mitigé mais plus sympa que ce à quoi je m'attendais.
Les points positifs:
. Une production à la hauteur. Le son est puissant, le rendu des guitares ou de la section rythmique est impeccable. Le public est bien là... rien à reprocher à ce niveau-là!
. Cet album live dont l'utilité peut, à priori, poser question (vu le nombre de concerts récemment sortis par le groupe) trouve finalement sa légitimité dans le choix des titres proposés. Il est l'occasion de profiter (pour la première fois sur CD) de chansons comme "Judas is Rising", "Hellrider", "Death", "Prophecy", "Riding on the Wind", "Eat me Alive", "Dissident Aggressor" ou encore "Between the Hammer and the Anvil"... Bon point.
Les points "bof bof":
. 11 titres pour une heure de musique, c'est un peu court (mais pas honteux, j'en conviens)...
. On a beau savoir que les chansons proviennent de concerts différents et qu'elles ont été enregistrées entre 2005 et 2008, on espère tout de même que le tout formera un ensemble cohérent, sans coupures... en vain. Chaque morceau est isolé et se termine par un fondu avant le commencement du suivant. Dommage, ça casse un peu l'ambiance "live" et créé davantage un effet "compilation". Pourtant, ce n'est pas si difficile à faire!
. Et voilà le point qui va le plus faire débat (j'imagine): Rob Halford. Franchement, il ne s'en tire pas si mal, je n'ai pas l'intention de le descendre... Mais bon, comme je l'ai dit pour le DVD "Rising In The East" (certaines personnes ont toujours l'audace de prétendre que sa prestation y est sublime??), le bonhomme est fatigué. Et franchement, pour l'avoir vu au Zénith en mars dernier, je confirme que le Metal God a bien du mal à briller sur certains titres.
J'ai tout de même passé un excellent moment, et l'écoute de ce nouveau live reste agréable, mais il faut reconnaître que sur quelques chansons (qui a dit "Painkiller"?), Rob n'y arrive plus. Tout simplement. Il évite quand même l'effet casserolle en chantant plus grave que sur album, mais parfois, ça manque vraiment de puissance et le rendu est franchement limite...
A l'arrivée, "A Touch of Evil" reste très plaisant à écouter. La prestation du groupe est dynamique, et le setlist privilégie le côté heavy de la musique de Judas Priest (pas de "Living after Midnight" ou de "Diamonds and Rust" ici...). Comme le tout est super bien produit et possède une bonne pêche, on se laisse faire sans trop lutter. Restent tout de même les quelques défauts mentionnés plus haut qui font de ce disque une oeuvre imparfaite.