Leur Second Opus Synthés & electro-pop dans la suite de "Speak and Spell".
Si on ce place a ceux qui aime depeche mode dans la suite c'est album n'est qu'une transition, le groupe en effet devient progressivement de plus en plus généralement acoustique, changeant par là leur approche electro-pop de départ ainsi qu'un peu de l'empreinte de leur créatif camarade Vince Clarke de leurs premier album, quelques traces de mignardise sucré ça et là, pop joyeuse pour la gloire et la reconnaissance, ce ne sont peut-être pas ceux ci qui feront un tabac.
Avec un regard néo-romantique et le plaisirs des sons electro-synthétique, c'est opus est plus qu'acceptable, personnellement je leur préférait cette première période très synthés (et il y revinrent aujourdhui, la boucle est elle bouclé?), même si leur écriture et leurs talents s'améliora par la suite.
Un mélange Analogique et numérique, des machines modulaires, des Moog, des Roland, un ARP 2600, les premiers PPG wave, il y a de la recherche sonore ici bas, je dirais que les timbres sont plus évocateur de la monté de l'electronique dans la pop des 80', on sent qu'ils créait tout en apprenant de façon un peu autodidacte, peut-être avec l'aide de Daniel Miller de chez Mute records.
Avant l'apparition des premiers sons samplés a 8 ou 12 bits un peu pauvre, ou autres timbres FM-DX passe partout qui n'existait pas encore, c'est encore de la pur experimentation analogique et pré-digital.
Les idées sont tout a fait honorable, textes parfois un peu naif pour ceux qui s'intéressent au sens des lyrics, car le jour ou j'avais acheté le disque (en 1982!) c'était plutôt les sons nouveaux et l'ambiance électronique générale de l'album qui m'avait plus ou moins fasciné, et je ne comprenais pas encore bien l'anglais alors, donc il s'agissait plutôt de la musique seulement.
Un coté rustique dont l'ensemble rend encore assez bien, tout nimbé de reverb new-wave, on ressent bien dans ces ambiances, une certaines fraîcheur musicale des pays gris du Nord.
D'inspiration inégale peut-être mais ce sont des erreurs de jeunesse, moi qui aime les ambiances bien electro-synthétique, cet album reste pour moi encore bien captivant. Depeche Mode l'on fait avec une bonne inspiration à cette époque quand tellement d'autres n'y était vraiment pas.
Les différente couches sonores de l'instrumental "Nothing to fear" est un bel exemple, les boucle hypnotisante du séquenceur sur "See you" ou "Secret Garden", les curieuses sonoritées dans "Monument", ou l'étrange chuintement du vent dans cette ballade majestueuse "Sun and the rainfall", il y a une sorte d'alchimie sonore bien à eux, qui surfe sur la vague des pionniers des sons nouveaux.
Un album qui pourrait faire partie d'une discothéque de musique electronique (appliqué à la pop!) Depeche Mode serait t-il de bon descendant de Kraftwerk, avec un peu plus de feeling peut-être pour les chansons et des messages populaire.
Beaucoup en connaissent maintenant la réponse...