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A l'écoute Broché – 26 septembre 2007


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Extrait

C'était le 1er août 1958, à Massillargues-Attuech, dans la maison de ma grand-mère maternelle et de son mari, mon grand-père de coeur, un homme que j'aimais, et peut-être la personne qui a le plus compté pour moi au cours de mon enfance.
Ce jour-là, je suis resté seul avec l'employée de maison. On m'a tenu à l'écart, je comprenais sans comprendre. On m'avait dit que mon grand-père était décédé, ce qui signifiait que je ne le reverrais plus. J'étais chez ma tante, en Lozère, lorsqu'on m'avait annoncé la nouvelle. Toute notre famille était réunie pour les obsèques.
J'avais neuf ans. Il faisait mauvais temps, la grêle avait abîmé les ceps et la récolte serait très mauvaise. J'étais le nez collé à la vitre, à l'étage, en short, chemise, bretelles et chaussettes hautes, les cheveux coupés en brosse, comme d'habitude.

On ne m'a pas emmené à l'enterrement sous prétexte que j'étais «trop petit». Pourtant, en me tenant sur la pointe des pieds à la fenêtre, j'arrivais à distinguer le temple à l'horizon, au milieu des vignes. En me hissant au carreau, j'ai vu les voitures partir et le corbillard avancer lentement, même si, de loin, je ne voyais que de vagues silhouettes, peu reconnaissables à travers mes larmes et la buée sur la vitre. De mon abri, je suivais le rythme de la procession qui se dirigeait vers le cimetière attenant au temple. Mes grosses larmes semblaient faire écho aux larges gouttes qui tambourinaient dehors. A distance, j'ai imaginé toute la cérémonie, et le corps de mon grand-père mis en terre. Ce sont mes plus anciens souvenirs.

J'étais profondément attaché à cet homme pas très grand, rondouillard, au crâne dégarni, aux cheveux blancs plaqués en arrière, perpétuellement un sourire aux lèvres. Ce grand-père, qui n'avait jamais eu d'enfant et me considérait comme son petit-fils, avait rythmé les premières années de mon existence. Grossiste en mercerie, bonneterie et chaussures, il se rendait tous les jours à Aies où il possédait un commerce important au 15, rue Saint-Vincent. Cette entreprise s'appelait à l'époque «Nicolas Fabre». Pour moi, il était le symbole même de la bonté et du goût de la vie.

Papi venait me chercher très fréquemment à la sortie de l'école élémentaire de la rue Mistral. Arrivé sur le seuil de la cour, il m'attendait. Je courais vers lui, je savais qu'il serait là. Il était mon repère. Il me tendait un pain au chocolat, me prenait par la main et me faisait monter dans sa voiture, une «canadienne» 203 Peugeot break avec l'arrière en bois. Avant de rentrer à la maison - «à la campagne», comme on disait à l'époque, car la bâtisse où vivent encore mes parents aujourd'hui se situait dans les faubourgs d'Alès et était entourée de champs -, on s'arrêtait au café. Précisément à L'Empire, au coeur d'Alès, tout près de la cathédrale. Nous y entrions aussi fièrement l'un que l'autre, pour retrouver ses copains, déjà attablés. L'un était quincaillier, l'autre vendeur de tissus, un troisième travaillait dans l'immobilier, c'étaient de gros commerçants. On s'asseyait sur la banquette de moleskine bordeaux, il m'installait, mes pieds touchaient à peine le sol, mais j'aimais me retrouver parmi les grands. Puis il se commandait en guise d'apéritif un Byrrh, une sort de vin cuit; quant à moi, je buvais une limonade ou une menthe à l'eau.


Détails sur le produit

  • Broché: 216 pages
  • Editeur : La Belle colère (26 septembre 2007)
  • Collection : Récit
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2843374618
  • ISBN-13: 978-2843374616
  • Dimensions du produit: 20 x 14 x 2 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.5 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 143.366 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile  Par LEMAITRE sur 2 octobre 2007
Format: Broché
ROULETABILLE fait homme. est-ce une espèce en voie de disparition ?
Il a naturellement intégré dans son parcours l'importance de l'écoute sans flirter avec la démagogie " people " de beaucoup de ses confrères. Sa conception de l'information fait de lui le parfait relais entre la réalité des faits et leur perception par le public. Sa simplicité, son empathie, son professionnalisme ont été, je pense, les gages de sa réussite. Son livre est très agréable à lire et permet de mieux comprendre le monde de l'information, si souvent désinformé.Je suis agéablement surpris de constater un auteur qui se contente d'écrire un journal de bord sans tomber dans la confession " racoleuse " dont nous sommes malheureusement abreuvés quotidiennement.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par Nicolas Poitevin sur 13 août 2013
Format: Broché Achat vérifié
Celui qui nous éveille tous les matins depuis 2001 et qui est un compatriote languedocien nous livre ici un peu de son parcours.
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