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A moi seul bien des personnages Broché – 18 avril 2013


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Extrait

Une distribution bien compliquée

Je commencerais bien par vous parler de Miss Frost. Certes, je raconte à tout le monde que je suis devenu écrivain pour avoir lu un roman de Charles Dickens à quinze ans, âge de toutes les formations, mais, à la vérité, j'étais plus jeune encore lorsque j'ai fait la connaissance de Miss Frost et me suis imaginé coucher avec elle. Car cet éveil soudain de ma sexualité a également marqué la naissance tumultueuse de ma vocation littéraire. Nos désirs nous façonnent : il ne m'a pas fallu plus d'une minute de tension libidinale secrète pour désirer à la fois devenir écrivain et coucher avec Miss Frost - pas forcément dans cet ordre, d'ailleurs.
La première fois que j'ai vu Miss Frost, c'était dans une bibliothèque. J'aime bien les bibliothèques, même si j'éprouve quelques difficultés à prononcer le vocable. J'ai comme ça du mal à articuler certains mots : des noms, en général - de personnes, de lieux, de choses qui me plongent dans une excitation anormale, un conflit insoluble ou une panique absolue. Enfin, c'est ce que disent les orthophonistes, logopédistes et autres psychanalystes qui se sont penchés sur mon cas - hélas sans succès. En primaire, on m'a fait redoubler une année en raison de mes «troubles sévères du langage», diagnostic très excessif. J'ai aujourd'hui largement passé la soixantaine, je vais sur mes soixante-dix ans, et comprendre la cause de mon défaut de prononciation est le cadet de mes soucis. Pour faire court, Pédologie, je m'en contrefous.
Étiologie : un mot que je ne me risquerais pas à prononcer, mais en revanche, si je m'applique, j'arrive à produire quelque chose qui s'approche de bibliothèque ; le mot estropié éclot alors, fleur exotique, et ça donne «bibliothèque» ou «billothèque» - comme dans la bouche des enfants.
Comble d'ironie, ma première bibliothèque était bien modeste. C'était la Bibliothèque municipale de la petite ville de First Sister, dans le Vermont - un bâtiment trapu, en brique rouge, situé dans la même rue que la maison de mes grands-parents. J'ai vécu chez eux, à River Street, jusqu'à l'âge de quinze ans, c'est-à-dire jusqu'au second mariage de ma mère. Ma mère a rencontré mon beau-père sur les planches.
La troupe de théâtre amateur de la ville s'appelait The First Sister Players ; et d'aussi loin que je me souvienne, j'ai vu toutes les pièces qu'elle montait. Ma mère était souffleuse - quand on oubliait ses répliques, elle les rappelait, et les vers oubliés en route n'étaient pas rares dans une troupe amateur. Pendant des années, j'ai cru que le souffleur était un acteur comme les autres - à ceci près que, pour des raisons qui m'échappaient, il ne montait pas sur scène et restait en tenue de ville pour dire sa part du texte. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Biographie de l'auteur

John Irving, né en 1942, a grandi dans le New Hampshire. Depuis la parution du Monde selon Garp, il accumule les succès tant auprès du public que de la critique. À moi seul bien des personnages est son treizième roman.


Détails sur le produit

  • Broché: 450 pages
  • Editeur : SEUIL (18 avril 2013)
  • Collection : Cadre vert
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2021084396
  • ISBN-13: 978-2021084399
  • Dimensions du produit: 22 x 3,2 x 14,5 cm
  • Moyenne des commentaires client : 3.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (32 commentaires client)
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile  Par San San COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 50 COMMENTATEURS sur 18 août 2013
Format: Format Kindle
L'auteur a cette manie d'aborder des thèmes qui lui sont chers dans chacun de ses romans, comme s'il signait son oeuvre, imposait son cachet et celui-ci n'y fait pas exception! On retrouve la vie d'un homme qui devient écrivain, un père absent, la chronique d'une vie entière à la fin du XX siècle aux Etats Unis, un passage en Europe à Vienne, une étape universitaire basée surtout sur le sport, la lutte plus précisément, un peu de politique autour du Sida et la mort due à ce fléau.

Le personnage principal, William Marshall Abbot de First Sister du Vermont nous raconte sa vie dans toute sa splendeur, familiale, professionnelle et sexuelle, avec tout ce qu'elle comporte d'intérêt, de passions, d'interrogations, de doutes, d'émois, d'écoeurement et de révolte. Car Billy évolue au sein d'une Amérique puritaine qui pratique la politique de l'autruche dès que l'on parle ou vit sexe différemment, jusqu'au jour où le Sida pointe le bout de son nez...ce qui nous donne deux parties distinctes dans le ton de l'auteur, la première décrite avec humour et légèreté, la seconde plus sombre en corrélation avec le sujet évoqué.

Billy ne connait de son père que les mensonges que sa mère veut bien lui servir ainsi que les allusions à Flaubert aussi la prend il pour une folle jusqu'au jour où il comprendra qu'elle l'aimait à sa manière mais ne voulait pas qu'il suive les traces de son père. Son grand père aime se travestir, et lui aime le theatre puisque son beau-père aimant dirige la troupe de First Sister.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile  Par Patrick Gdt TOP 500 COMMENTATEURSVOIX VINE sur 16 décembre 2014
Format: Broché
Je lis Irving depuis ses premières traductions en français. J'avais beaucoup aimé "l'Oeuvre de Dieu , la part du diable" et sa profondeur, assez loin du caractère fantasque de Garp ou de l'Hotel New Hampshire.
Ici, nous voilà avec un John Irving survitaminé, décidé à en découdre avec tous les recteurs de morale, tous les censeurs et bien pensants, tous les racistes, homophobes, phobes en tous genres (au propre comme au figuré...) et autres esprits conventionnels.
Pour cela il nous embarque dans la peau d'un jeune américain, à l'identité sexuelle en construction, à la famille (comme souvent chez Irving) pour le moins folklorique (l'image du grand-père est à mourir de rire) et son parcours initiatique depuis les années 50 jusqu'à nos jours.
Evidemment tout cela n'est que prétexte pour passer en revue la libération des mœurs des années 70,le drame du Sida, et les possibilités ouvertes par la loi et la médecine à la fin du XXème siècle pour les personnes à la sexualité non pas déviante, mais différente, nous dit et répète Irving.
Ainsi ce livre voit mis en scène toutes ou presque, les formes de sexualités, les homosexuels, masculins et féminins, les trans genres, les travestis, les hétéros, les bi, les refoulés et assumés, les forçats du sexe et les abstinents, les doux et les violents, etc....
Evidemment c'est Irving, c'est du lourd, du caricatural, de l’exagéré, amplifié, déformé.
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10 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile  Par traversay TOP 50 COMMENTATEURSVOIX VINE sur 6 mai 2013
Format: Broché Achat vérifié
Passé 70 ans, les écrivains américains deviennent-ils tous des obsédés textuels, euh, sexuels ? La question ne se pose pas pour un Philip Roth ou un Tom Wolfe qui n'ont pas attendu un âge canonique pour s'intéresser à la chose. Le cas de John Irving est différent. Dans A moi seul bien des personnages, l'auteur se lâche totalement et balance un pavé très cru à la face de l'Amérique puritaine. Billy, narrateur et personnage principal, est à la recherche de son identité sexuelle, assumant difficilement son désir pour les femmes, les hommes et les transsexuels. Irving dépeint sa quête, certains diraient son errance, pendant près d'un demi-siècle, au sein d'un roman foisonnant au souffle certain qui ne tire que rarement à la ligne, mais ça lui arrive quand même. Une multitude de personnages, tous ambigus, objets le plus souvent de son désir, croisent la route d'un Billy qui se débat avec les affres de sa conscience dans l'environnement d'une petite ville du Vermont guère habituée aux frasques en tous genres, surtout dans les années 70. Si le livre est teinté d'humour dans sa plus grande partie, il change de ton lorsqu'il s'agit d'évoquer la décennie suivante pendant laquelle le sida fauche les vies en une moisson sanglante. Toutefois, il ne faut pas prendre le dernier livre d'Irving comme un roman d'aventures liées uniquement au sexe.Lire la suite ›
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