À la sortie de leur premier album,
LP1, les Plastiscines sont étiquetées baby rockeuses (de pacotille, est-il alors souvent rajouté). La tête haute et la frange au vent, elles ne se laissent pas abattre et reviennent en force avec un deuxième album, enregistré aux Etats-Unis. Le pays de l’Oncle Sam est en effet devenu une terre d’accueil pour les Plastiscines, qui s’y sont frottés avec succès lors d’une tournée plutôt réussie.
D’où ce premier changement : sur les douze morceaux d’
About Love, seulement trois chansons sont francophones. De plus, le producteur aux doigts d’or Butch Walker (Pink, Avril Lavigne, Katy Perry) a manœuvré l’enregistrement de l’album de telle sorte qu’aucun temps mort n’y est toléré. Et en effet, la batterie plutôt robuste et les chœurs sexy de
« I Could Rob On You » laissent deviner une maturité nouvelle chez les Plastiscines.
Et tel est le cas. Car ce qui pourrait être qualifié de hit de l’album,
« Barcelona », est visiblement très inspiré de Blondie, et sied à merveille au jeune quatuor féminin. Efficace, sensuel, extrêmement bien rythmé, le morceau s’avère être une une réussite. Le rock’n’roll de
« Time To Leave »,
« From Friends To Lovers » ou
« Another Kiss » déborde d’énergie à revendre.
« I Am Down » a tout de la belle balade américaine typiquement anglo-saxonne, offrant à
About Love une pause plutôt agréable. Quant à
« Bitch », il a le mérite de répliquer aux critiques que les jeunes rockeuses ont pu essuyer depuis leurs débuts.
About Love, comme son nom l’indique, parle d’amour, celui que les Plastiscines peuvent non seulement éprouver pour le sexe opposé, mais aussi pour le rock. Sans le révolutionner toutefois. Mais le groupe ne commet pas non plus de sacrilège, et signe ici un album qui tient la route.
Sophie Rosemont - Copyright 2012 Music Story