Un album majeur dans la discographie de Julie London auquel toutefois j'appose un bémol,
Les morceaux s'enchainent avec une constance sans faille mais je m'interroge sur le moral de la belle prêtresse qui malgré une aptitude à distiller une atmosphère séduisante, suggestive n'aura jamais la candeur et la suavité d'une Lena Horne. Elle semble parfois détachée, désabusée et donne l'impression de s'ennuyer.
Le titre "I Gotta Right To Sing The Blues" souffre cruellement de la comparaison...
Je conseille donc d'écouter cet album avec parcimonie (avec qui ?) afin d'éviter le spleen par contagion...L'ensemble s'écoute néanmoins sans déplaisir grace notamment à l'orchestre SPENCER-HAGEN et aux sublimes arrangements de RUSS GARCIA qui collent à merveille au climat glacé et fatigué des clubs New-Yorkais. Ambiance enfumée, presque palpable, quasi-olfactive.
Je gratifie tout de même son album de 4 étoiles pour le respect qu'elle m'inspire en regard des 35 années de carrière (actrice et chanteuse) et pour l'état presque extatique dans lequel elle nous plonge à l'écoute de sa phonèmique.