La pochette lenticulaire du livret présente un Florent Pagny en noir et blanc qui, effleuré, s’anime d’une vingtaine de photos.
Avril 2006 : le chanteur est tout près de célébrer vingt ans de carrière. Le tour de magie,
Abracadabra, revient à son réalisateur, Daran, secondé par Erik Fostinelli. Daran y joue également la guitare, les claviers et participe aux chœurs. De nombreux invités de musiques et de mots se partagent la formule magique : Miossec écrit les paroles de «
Ça change un homme » ; Gérard Manset et Raphaël signent
« Comme l’eau se souvient » ; le rapeur Oxmo Puccino se prête à
« Vivons la paix », co-signé avec Nat Alhister et Ben Ricour. On ira faire une balade sentimentale, propice au rêve et musicalement sobre, en écoutant
« Là où je t’emmènerai », qui se hissera aux meilleures ventes quelques jours après la sortie du disque.
Le fond d’ensemble s’appuie sur un style pop-rock, animé à nouveau par la colère de
« A tout peser bien choisir », malgré une voix plus apaisée et un
« Vivons la paix » auquel participe la sœur de Florent, Marie-Pascale Giunta. Il ne manquait que
« Le Mur anticon » mis en paroles par Pierre-Yves Lebert, parodie de la modernité, nuisance des liens humains exprimés dans
« Je suis ».
La qualité de cette réalisation, équipée d’artistes authentiques, n’est pas à remettre en cause ; autour du mur anticon, il pourrait y avoir, cependant, quelques envolées vocales moins appréciées ou quelque fadeur. Un tour de passe-passe ?
Françoise Bachmann - Copyright 2013 Music Story