Je suis peu adepte du gros son, mais écouter un tel album peut parfois se révéler un vrai plaisir. À condition que les morceaux recèlent, autant que possible, une certaine originalité, et qu'ils ne soient pas lourdingues ou racoleurs.
Avec cet album, Jaz Coleman et sa bande offrent quelques morceaux à l'efficacité indéniable (les trois premiers notamment "Absolute dissent", "The great cull" et "Fresh fever from the skies", ainsi que "Endgame"), certes, mais d'autres, à l'opposé, combinent ringardise et mélodies racoleuses ("The Raven king" et surtout "European super state" avec son électro vieillotte). Certains se situent entre les deux ("Honour the fire"), parfois assez ennuyeux ("In excelsis" ou "This world hell") ou tout simplement sans intérêt ("Here comes the singularity" et le dub de "Ghosts of ladbroke grove"). Bref, même si quelques morceaux valent le détour, l'album dans son ensemble s'avère décevant.
(Krik, sur amazon.fr, le 19/01/11)