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5.0 étoiles sur 5
LE MUR DU SON ! ..., 12 septembre 2008
Motorhead, ces êtres étranges venus d'une autre planète. Leur destination : la Terre. Leur but : en faire leur univers. Votre chroniqueur préféré les a vus, entendus. Pour moi, tout a commencé par une nuit sombre, le long d'une route solitaire de campagne, alors que je cherchais un raccourci que jamais je n'ai trouvé. Cela a commencé par une auberge abandonnée et par un homme devenu trop las pour continuer sa route. Cela a commencé par la lecture sur ma platine d'un vinyle venu d'une autre galaxie. Maintenant, je sais ce que puissance dévastatrice veut dire, que les trois cavaliers de l'apocalypse sont là, qu'ils ont pris forme humaine et qu'il me faut convaincre un monde incrédule que cet album est LE sans faute intégral.
Nous sommes en 1980, le 8 novembre exactement. Le vaisseau A.O.S. vient d'atterrir sur terre. Dès le premier assaut, Motorhead devient définitivement gage du label hard rock et le reste du monde n'est plus que fête foraine. L'onde de choc a été rude et Fast Eddy jamais en reste de solos affûtés inscrit cette invasion dans l'ultime. Tandis que je ramasse à la pelle mes dernières illusions et tente par tous les moyens de trouver une issue de secours, la basse Rickenbacker de Lemmy percute de plein fouet mes dernières espérances. Encore médusé, alors que depuis 15 mn déjà, mes voisins tentent d'enfoncer ma porte, la batterie en tête de pont de Phil Taylor s'installe aux commandes pour sonner l'hallali d'une chasse dans laquelle, sans le savoir je venais de me jeter à corps perdu. Sachez-le, en 10 offensives, la cause terrestre fut entendue. Et si j'en témoigne encore aujourd'hui, c'est parce que toutes dents dehors ce missile supersonique résonne toujours dans ma mémoire.
Album de toutes les violences, Ace Of Spades est une bombe sans retardement, une grenade sans cesse dégoupillée, une overdose de décibels. Chaque morceau est unique tout en se fondant dans la masse. Certains trouveront que toutes les pièces se ressemblent, Faux ! Car le magma d'hyper puissance qu'il nous offre est savamment dosé pour que l'on soit sonné sans jamais être k.o. Rappelez-vous, pour moi tout a commencé par une nuit sombre, le long d'une route solitaire de campagne, alors que je cherchais un raccourci que jamais je n'ai trouvé...
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5.0 étoiles sur 5
Le bon, la brute et le truand., 15 avril 2010
Ouah, la claque dans la gu**** !
Avec
Overkill, on s'en était déjà pris une bonne. Un direct en aller simple. Voilà le retour, 1 an après. Pas de jaloux ! Autant la première, on ne l'avait pas vue venir, autant celle-ci on s'y attendait plus ou moins. Mais ça fait toujours aussi mal !
"Overkill" démarrait pied au plancher avec batterie apocalyptique. Avec "Ace of spades", c'est la fameuse Rickenbacker de Lemmy qui lance l'offensive. "Ace of spades", 2 minutes 37. Tout est dit ! Tout ? Non, car déboulent derrière les p'tits frères de cet hymne du hard rock survitaminé. Et là, attention, l'inspiration est de retour (après un
Bomber un peu décevant finalement car il a eu principalement la malchance de sortir entre deux monstres) : "Love me like a reptile" et son groove fabuleux, "Shoot you in the back" (pas bô, ça), "Live to win", "Fast and loose", "We are the road crew"... Bon, je ne vais pas citer tous les titres un par un, de toute façon, c'est une tuerie de bout en bout. Mais quand même, mention spéciale à "The chase is better than the catch" et son riff de la mort qui tue et "The hammer" bien placé à la fin pour achever tout le monde.
La combinaison du martèlement limite anarchique de Philty, de la guitare d'un Fast Eddie Clarke inspiré et en grande forme, des riffs de basse et de la voix à l'arrache du père Lemmy fait des étincelles. Un must !
Et comme Motörhead est un groupe qui a des morceaux qui traînent à droite et à gauche, l'édition est complétée avec 3 titres indispensables dont le frappadingue "Please don't touch" enregistré avec les copines de Girlschool et le furieux "Emergency" (reprise de Girlschool, justement).
Ca groove, c'est méchant, c'est cradingue... c'est Motörhead!
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4.0 étoiles sur 5
Rock'n'roll !, 21 octobre 2005
Après le décevant "Bomber" dont le son et la production n'étaient vraiment pas au top, on retrouve le Motörhead d'"Overkill" survitaminé à souhait, au mieux de sa forme avec des titres forts qui aujourd'hui encore sont incontournables sur scène même si cela finit par lasser notre bon vieux Lemmy !
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