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Action et Réaction. Vie et Aventures d'un couple Broché – 1999


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Descriptions du produit

Revue de presse

Le sens du vocable "réaction" évolue avec le temps et l'histoire des hommes.
Le mot de réaction, ainsi que le couple "action/réaction" dans lequel il est souvent pris, ont des significations diverses selon les époques. L'histoire de la langue permet de suivre l'évolution de ces termes, et de comprendre, à travers eux, l'histoire des techniques, mais aussi celle des sociétés et des cultures.
Le couple action/réaction : un sens d'abord scientifique.
Né tardivement, c'est dans le domaine de la physique que le terme de "réaction" s'est d'abord imposé, pour ne cesser d'investir le champ scientifique : de la chimie à la psychiatrie en passant par la médecine et les sciences de la vie, le couple "action/réaction" a pris des sens multiples, dans des discours et des systèmes très différents les uns des autres.
Réaction, interaction... des mots et des idées dans l'air du temps.
Quittant le domaine scientifique, le mot de réaction a pris un sens figuré, d'abord affectif et psychologique - ce qui lui a permis de prendre place dans la littérature - puis politique, où il est devenu l'antonyme du progrès. Omniprésent dans le monde contemporain, où il sert tantôt d'injonction, tantôt d'excuse, ce terme n'a plus qu'un rapport lointain avec ses origines. -- Idées clés, par Business Digest

Le sous-titre de l'ouvrage de Starobinski - Vie et aventures d'un couple - suscite une réaction immédiate : "encore un problème de couple...", même si le couple en question est parfaitement immatériel. Heureusement, c'est à la deuxième lecture, plus approfondie, que l'on réalise que "vie" est au singulier, et "aventures" au pluriel, un paradoxe constant pour qui veut être à la fois sédentaire et nomade. Ceci n'est pas innocent de la part d'un linguiste, dont le livre parle de bien de problèmes intéressants au travers d'une démarche qui est profondément historique, tout autant que linguistique.

Jean Starobinski de réflexions scientifiques, en propos philosophiques ou poétiques nous conduit au coeur de sa pensée : une interrogation presque angoissée sur la notion de responsabilité. Ou, comment le concept de réactions en chaîne peut-il amener à justifier un acte irresponsable, à retourner la situation en présentant le coupable comme victime "par réaction".

Le couple action/réaction n'est pas originel. Dans l'Antiquité, avant la réaction, la place du conjoint était occupée par la passion, duo que l'on retrouve dans... la comptabilité moderne qui met côte à côte l'actif et le passif ! Mais très vite nous arrivons à la physique Newtonienne, objet "froid" par excellence, qui nous présente la réaction comme indissociable de l'action, tout comme l'anti-matière l'est de la matière. Et surtout, le couple action/réaction est mathématisé. Il y a entre eux un contrat simple, d'égalité pure.

Puis c'est le tour des chimistes, qui s'intéressent aux molécules, objet complexes et invisibles. La réaction devient alors fermentation. Nous sommes encore un peu dans la mécanique, mais les rapports de forces deviennent autre, ils ne sont plus basés uniquement sur la force. Mais, derrière le débat des chimistes, Starobinski laisse entrevoir une autre polémique, celle du rôle de Dieu. Autrement dit, le couple action/réaction est-il dépendant d'une volonté divine qui le régule, vit-il encore chez ses parents, ou bien est-il auto-organisé, autonome, indépendant et créateur ?

Les biologistes et les médecins savent que le temps est irréversible, un coup dur pour la mécanique Newtonienne. Ils apportent en germe d'autres idées sur la réaction, qui deviendra plus tard le concept d'irritation. La réaction n'est plus là pour simplement contrecarrer, elle est aussi là pour agacer. Un mot tellement moderne, un concept fort de l'innovation organisationnelle : combien de fois entend-on dire que l'innovateur est "du poil à gratter". Le couple se fâche, l'un agit, et l'autre s'irrite. La crise commence à se faire sentir.

Puis l'être se psychologise, et la réaction prend une dimension pathologique. Bateson en donnait un exemple amusant, la conséquence du coup de pied. Quand on tape sur un caillou, plus on tape fort, plus le caillou va loin. Sur un chien, c'est exactement l'inverse, si l'on tape fort, le chien risque fort de s'accrocher à votre jambe, alors que si l'on tape doucement, il ira tranquillement à l'autre coin de la pièce. La psychanalyse essaye alors d'entériner le divorce du couple, en introduisant comme maîtresse l'abréaction. Celle-ci n'ira pas loin, le couple a déjà trop de vécu, et le concept de réaction est déjà devenu suffisamment universel, pour qu'il n'y ait aucun intérêt à le remplacer. Mais c'est aussi l'heure des doutes, et déjà apparaît la responsabilité, dans le délicieux dialogue dans la marge qui clôt le chapitre sur les pathologies réactionnelles.

Enfin, la politique s'empare du mot. Une certaine classe politique d'ailleurs. Starobinski nous montre à quel point l'universalité du terme le rend propre à une appropriation, qui mettra quelque temps avant de se voir attribuer une connotation négative. Mais surtout, Starobinski se livre dans ce passage, lorsqu'il présente le mot de Valéry. Il nous montre que la pensée, au travers de l'activation d'un mot, devient une cause. Et, au travers du cercle qui se referme entre l'objectif et le subjectif se profilent déjà les théories modernes de la complexité. L'interrogation de Starobinski nous amène au principe de rationalité limitée, à cette autre interrogation "comment penser la complexité de notre propre pensée".

Ce passage de la réaction Newtonienne, simple, mathématique, et froide à la réaction politique, complexe et sociale, est un élément important de compréhension de notre société. La progression de la pensée et de l'action doit passer par la mort de Newton, par la mort de l'idée que l'équation et les conditions initiales ne sont plus suffisantes pour prédire le futur. Ce n'est pas sans conséquence pour les dirigeants d'entreprise, habitués à raisonner sur la planification, la projection financière, le business plan, la statistique.

Il s'agit finalement de comprendre que ce n'est pas le monde qui a changé, mais notre regard. "La complexité est une propriété de la représentation", disent les systémiticiens, et la linguistique est un excellent outil pour parler de représentation. Ce que Jean Starobinski nous a présenté, c'est l'évolution de la représentation d'un couple, un couple qui est parti sur les bases d'un contrat simple pour aller vers quelque chose de bien plus complexe. C'est donc bien notre regard que nous devons changer: traiter un problème complexe ne consiste plus à le diviser en sous-problème simples, mais à augmenter notre propre niveau cognitif. Ce livre nous y aide grandement, et bien plus qu'un regard d'historien, c'est un processus méthodologique qui nous est offert. -- Serge Soudoplatoff -- -- Business Digest

Quatrième de couverture

Pourquoi, dans la vie quotidienne, affirme©t©on qu'une situation intolérable appelle une réaction ? Comment les biologistes en sont©ils venus à penser les rapports du vivant et du milieu en termes d'intéraction ? Pour quelle raison la psychiatrie a©t©elle adopté, il y a un siècle, la catégorie des affections réactionnelles ? Pourquoi le concept d'abréaction fut©il inventé puis abandonné par la première psychanalyse ? Que veut©on faire entendre, quand on déclare qu'une politique est réactionnaire ? Dire que le totalitarisme nazi fut une réaction au totalitarisme communiste, n'est©ce pas l'excuser ? Le mot " réaction " et ses dérivés offrent leurs services pour l'explication causale comme pour la compréhension par sympathie. Ils nous viennent à l'esprit quand nous cherchons des réponses à nos problèmes. Or ces mots, précisément, ne font©ils pas problème ? C'est l'occasion, pour Jean Starobinski, d'examiner les filières intellectuelles à travers lesquelles le mot " réaction " et ses dérivés nous sont parvenus. Ce livre remonte au rôle que leur attribua la scolastique, mais aboutit aux interrogations qui entourent aujourd'hui la notion de progrès, sans laquelle la réaction politique ne peut être pensée. Il convoque aussi bien les philosophes (Aristote, Leibniz, Kant, Nietzsche, Jaspers), que les savants (Newton, Bichat, Claude Bernard, Bernheim, Freud) et les écrivains (Diderot, Benjamin Constant, Balzac, Poe, Valéry).


Détails sur le produit

  • Broché: 480 pages
  • Editeur : Seuil (1999)
  • Collection : Librairie du XXIe siècle
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2020217953
  • ISBN-13: 978-2020217958
  • Dimensions du produit: 20,5 x 14 x 2,9 cm
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile  Par etudianesque le 27 mai 2011
Format: Broché
ce livre de Jean Starobinski s'attache à retracer l'histoire intellectuelle des termes "action" et "réaction" qui sont souvent conjoints. Cela donne un livre pluriel, transdisciplinaire, qui réunit des domaines tels que la pensée philosophique, l'histoire des sciences, la littérature, la politique, la linguistique, la médecine. Ne lisez pas les notes en même temps que le texte, vous vous y perdrez et je pense qu'elles peuvent sans problèmes être lues séparément. Le problème réside dans la difficile unité du livre et l'immense culture déployée, qui amènent souvent à perdre de vue le sujet principal (mais Jean Starobinski a-t-il voulu faire un livre unifié? on peut en douter) sinon le rapprochement entre la pensée de Freud et celle de Nietzsche n'est qu'un constat qui semble être fait plus pour la forme que pour servir une dynamique de réflexion. Le ton très engagé politiquement (dans les 20 dernières pages) est assez déconcertant au vu de la sous-représentation de la pensée de Marx, qui occupe 8 pages, alors qu'un penseur du niveau de Starobinski avait les moyens de ne pas la schématiser outrageusement!Lire la suite ›
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