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2.0 étoiles sur 5
film existentiel prétentieux..., 19 février 2012
"Actrices" réalisé par
Valeria Tedeshi Bruni (la soeur d'une certaine Carla) est un film ambitieux, mais surcôté de mon point de vue... Même si le film a remporté le prix d'un Certain Regard au festival de Cannes (2007), "Actrices" n'est rien d'autre qu'un exercice de narcissisme exacerbé, un film qui plombe l'écran par ses questions existentielles et pseudo-intellectuelles... On pourrait penser que l'on en sortira enrichi, que l'on aura passé un grand moment de cinéma. Que nenni. Car dans "Actrices", si l'on y répète puis on y joue du Tourguéniev -ce qu'a en effet expérimenté Bruni Tedeschi, la réalisatrice, c'est comme le dit Hervé Aubron dans Les Cahiers du Cinéma, "une couche de trop, qui expose l'autofiction à son régime le plus basique: le folklore existentiel, dont le portrait de troupe constitue une matrice éprouvée". Actrices tourne parfois en dérision le chemin qu'il s'était fixé, à savoir montrer les difficultés et les vicissitudes une troupe de comédiens français. Pour moi, la sauce ne prend pas.
Synopsis trouvé sur le site d'Allo Ciné : "Comédienne hantée par son rôle de Nathalia Petrovna, l'héroïne de la pièce de Tourguéniev Un Mois à la campagne qu'elle répète difficilement, Marcelline tente de noyer ses angoisses dans une piscine sur un air de Glenn Miller. Mais rien n'y fait. Rien n'empêche le temps de courir et de lui imposer ses quarante ans et toujours pas d'enfant. Perpétuellement étonnée par le monde qu'elle regarde comme si elle n'en trouvait pas la clé, Marcelline cherche sans relâche à communiquer avec tous ceux qui l'entourent..."
Mais qu'est-ce qui pourra réellement aider Marcelline à comprendre ce qu'elle fait sur terre? Des scènes absurdes et carrément à côté de la plaque, comme celle au cours de laquelle elle négocie son succès en priant La Sainte-Vierge, ou encore en bavardant avec le fantôme de son père assis sur un joli canapé, le regard toqué de sa mère qui aime se promener en barque ou tout simplement un baiser reçu un soir du plus jeune des jeunes premiers... Entre délires existentiels et répétitions happenings, Bruni Tedeschi trace une galerie de portraits loufoques mais ne manie pas avec brio l'art du dérapage et du contre-pied. Le ton ne prend pas, le tragicomique ne marche pas à tous les coups, et la cinéaste aligne ici les éléments de son histoire sans leur donner du souffle. Au final, malgré une pléiade d'acteurs talentueux (
Mathieu Almaric,
Louis Garrel, Noémie Lvovsky, je suis ressorti bien mitigé de cette vision du théâtre, qui reste plombée sur l'écran.
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On est loin du modèle du genre: le film de Louis Malle,
Vanya on 42nd Street, l'histoire d'une troupe de théâtre vivant et répétant une pièce de Tchékhov...
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5.0 étoiles sur 5
Un régal!, 28 juin 2010
Une comédie épatante et en même temps une vraie réfexion. Des scènes excellentes, des comédiens très en forme! Immense coup de chapeau à Valeria Bruni Tedeschi!
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2 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
BRAVO, GENIAL, EXCEPTIONNEL, 16 décembre 2008
Tout d'abord un synopsis fabuleux. Je ne résiste pas au plaisir de vous le faire relire.
"Comédienne hantée par son rôle de Nathalia Petrovna, l'héroïne de la pièce de Tourguéniev Un Mois à la campagne qu'elle répète difficilement, Marcelline tente de noyer ses angoisses dans une piscine sur un air de Glenn Miller. Mais rien n'y fait. Rien n'empêche le temps de courir et de lui imposer ses quarante ans et toujours pas d'enfant. Perpétuellement étonnée par le monde qu'elle regarde comme si elle n'en trouvait pas la clé, Marcelline cherche sans relâche à communiquer avec tous ceux qui l'entourent... Mais qu'est-ce qui pourra réellement aider Marcelline à comprendre ce qu'elle fait sur terre ? La Sainte-Vierge avec laquelle elle négocie, le fantôme magnifique de son père assis sur un joli canapé, le regard toqué de sa mère qui aime se promener en barque ou tout simplement un baiser reçu un soir du plus jeune des jeunes premiers ?..3
C'est bien, non ? Si, si c'est bien. Regardez-y de plus près et quand vous verrez apparaître devant le Tudesque (Tedeschi) le Bruni (Brun...une vraie couleur allemande) vous saurez donc qu'un film de la belle soeur du Président de la République ne peut être que bien. Ahhh, comme on t'aime, Valeria !
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