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Coupables de tous les maux ?, 13 janvier 2010
Les Pet Shop Boys ... Le genre de cible sur laquelle il est facile de faire un carton. Parce qu'on peut les accabler de toute la misère du monde ces deux-là, et pas mal ne s'en sont pas privés. Ce qui ne les a pas empêchés d'avoir du succès d'ailleurs, beaucoup de succès même, ce qui ne prouve cependant rien ... Alors, en vrac on leur a reproché de n'utiliser que des machines pour faire leurs disques. Comme la plupart des gens dans les années 80, et comme à peu près tout le monde maintenant ... De faire de la musique facile et commerciale. C'est plus « classe » de sortir des trucs inaudibles que personne veut écouter ou acheter ... D'être les nouveaux Bee Gees ou pire, les Village People des années 80, le tout empreint d'une homophobie « bon enfant » sous-entendue... Détestés en même temps par ceux de la chapelle rock (« que des synthés ») et ceux de la chapelle techno (« trop commercial »)... Pourtant, si on se donne la peine d'écouter, on trouve dans cet « Actually », de bonnes chansons bien chantées avec d'excellentes mélodies et des arrangements loin, très loin de toute l'esbrouffe sonore généralement inhérente à l'électro-pop de ces tristes années 80, les synthés séquenceurs et autres boîtes à rythme se contentant de reproduire le plus souvent un son basse-batterie-piano. Et quelques textes (« Shopping » ou « Rent » notamment) que des groupes à guitares hurlantes ou à conscience « politique » brandie comme une caution ou un étendard, n'ont jamais été capables de sortir ... Les Pet Shop Boys savent aussi faire dans le second degré militant en invitant une Dusty Springfield en plein coming-out mais au bout du rouleau vocalement et oubliée par rapport à son âge d'or des sixties à venir chanter sur un titre (« What have I done to deserve this ? ») qui sortira en single. Et puis, il y a sur ce « Actually » une des armes fatales depuis des lustres de tous les Dj's en panne d'inspiration, la tuerie dancefloor absolue qu'est « It's a sin », le seul titre du Cd qui au niveau sonore cherche délibérément à mettre plein la vue (ou plutôt les oreilles)... De toutes façons, deux gars qui un peu plus tard ont réussi à faire des versions iconoclastes et supra-kitsch renvoyant aux oubliettes celles du « Always on my mind » du Presley époque Vegas, et celles du « Go West » des ... Village People méritent toute ma sympathie...
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Essence of Pet Shop Boys, 17 mars 2006
En 1987 sortait le deuxième album studio des Pet Shop Boys, connu pour avoir déplacardisé l’icône Dusty Springfield, <I>guest star</I> de <I>What Have I Done to Deserve This?</I>. Fidèles à leur humour <I>tongue in cheek</I>, ils lui donnaient comme au premier, <I>Pet Shop Boys, Please</I> un titre à lire avec le nom du groupe. Malgré la flatteuse réputation de <I>Behaviour</I> (1990), celui-ci reste à mon avis le vrai classique des Pet Shop Boys, la B.O. de l’époque. L’écriture est d’un niveau finalement assez rarement atteint par la chanson populaire. Qui donc a pu à ce jour se prévaloir de textes et de musiques de cette qualité et en parfaite interaction ? Steely Dan, certainement. Bacharach et David, sans doute. Roxy Music à ses débuts, Bowie dans son registre propre. Bob Dylan ? Peut-être un rien plus faible musicalement. Marvin Gaye, Aretha Franklin, Stevie Wonder, à l’inverse, un peu moins forts côté textes. Depeche Mode inapprochable dans ses meilleurs chansons, mais qui n’a jamais vraiment tenu la distance sur un album entier, le dernier grand groupe de singles, notamment en 1987. Ce qui nous ramène à <I>Pet Shop Boys, Actually</I>, tous synthés dehors, DDD dernier cri. Finies les guitares, finie la chaleur organique de la bande magnétique analogique. Car au-delà du réalisme cruel de <I>Rent</I> ou <I>Shopping</I> (ce sont les années fric), le son joue un rôle essentiel. Dès le premier titre, <I>One More Chance</I>, on retrouve ce sentiment de déréalisation d’une époque apocalyptique, où dans l’accomplissement du désir se <I>révélait</I> un vide existentiel dépressif, nauséeux. Mais même sous le soleil utopique de Californie ou de Floride, même sous les néons de New York, même à l’âge de la suppression utopique de toutes les entraves au plaisir où l’argent est censé normaliser, fluidifier et dissoudre toutes les relations, il n’y a jamais que des âmes perdues en quête d’être. Tout bien pesé, un des grands disques des vingt dernières années, avec, après le méga-tube <I>It’s a Sin</I>, trois dernières chansons sublimes, intouchables.
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The best, actually, 5 janvier 2006
The Pet Shop Boys made a bit of a splash with their first album 'Please', and their greatest hit song from that album, 'West End Girls' remains the classic Pet Shop Boys song, but it took 'Actually' to establish the duo as a group with credibility and staying power. With this album, the Pet Shop Boys became one of the major groups of the 1980s. The songs on this album are ironic, witty, urbane--all things would not normally associate with pop/dance music. And, surprisingly, none of this intellectual content seems to interfere with the beat and bop as crowds bounce around on the dance floor. The magnum opus of this album is probably the collaborative effort the Pet Shop Boys did with Dusty Springfield, entitled 'What Have I Done to Deserve This?' This song showcased Dusty, who had been neglected for years by the music establishment, and brought attention to both Dusty and the Pet Shop Boys as being able to reach just a bit further than anyone had previously realised. The song 'It's a Sin' was a song very much in tune with the hedonistic, decadent London (and New York/California) nightlife, capturing the bittersweet flavour of life on the wild side. Of course, this was also the 'don't ask-don't tell coming out' song for the Boys (more than a decade before they would 'officially' come out), but then, their music reached different levels so that this never was that much of an issue (people variously heard and didn't hear what they wanted to hear in this song). The Roman Catholic Church even asked Neil Tennant to comment in one of their sectarian magazines, remarking that 'no one talks about sin any more'. Rather reminds me of the US Navy opting to use the Village People's 'In the Navy' for recruiting before realising the undertones (or perhaps, overtones, in their case). Shortly after this album was completed, the Pet Shop Boys did their one-and-only feature film (and may we be spared from such an experiment in the future). It went on for much too long with contrived scenes and no real plot, trying too self-consciously to be artistic and pop-culture-accessible at the same time, weaving together songs (that are subtle and hard to characterise in the first place) into a pastiche of events that didn't flow well. After this album also, the Pet Shop Boys began their habit of doing a remake after each major album--in this case, it was 'Always on My Mind', a high-tempo pull-out-all-the-stops disco version that remained popular in dance clubs for years, and can still fill the floor on most nights. In all, if you were to have only one Pet Shop Boys album, opt for Discography. However, if you have room in your collection for two, include this one. The minor songs ('Rent', which was popular in Europe and Japan but not America; 'King's Cross'; 'It couldn't happen here') are great and worth a hearing.
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