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Ce premier roman de George Eliot (1819-1880), écrit à quarante ans par la grande romancière victorienne, n'est guère lu en France alors qu'il s'agit d'un classique appelé à plaire à un large public.

L'action se place pendant les guerres napoléoniennes, dans un bourg rural du Nord de l'Angleterre. A Hayslope, vit chez les Poyser, rudes mais décents fermiers, leur nièce orpheline Hetty, pâte molle et sensuelle qui, à la Emma Bovary, rêve de passions folles et de mariage dans la haute société. Bien qu'elle sache rendre fou de désir le sérieux Adam Bede, ébéniste modeste mais de grande vertu, elle tombe amoureuse de Arthur Donnithorne, le séduisant nobliau local. Celui-ci lutte contre la tentation mais cède à la peccadille. Les conséquences seront lourdes.
Comme souvent les grands romans victoriens, Adam Bede est un ouvrage massif et un chef d'aeuvre de subtilité et de détails, qui doit se lire patiemment. La petite communauté rurale de Hayslope, ses fermiers, ses artisans, ses élites (le prêtre Irwine, théologien médiocre mais ami fidèle, l'instituteur misogyne et progressiste Bartle Massey, les aristocrates) est admirablement dépeinte et les personnages au deuxième plan sont d'une richesse prodigieuse (notamment les deux figures maternelles de Mme Bede et de Mme Poyser). Les protagonistes étant bien campés, la dernière partie du roman voit le drame se nouer à un rythme allègre - qui contraste avec la patiente mise en place qui a précédé.
L'originalité du roman tient cependant à l'art et la sensibilité propres à Eliot. Présence permanente d'un narrateur omniscient qui prend le lecteur par la main et juge en moralité les personnages, souci du détail dans les descriptions des habitations et des paysages, des activités et des sentiments, subtilité des relations entre personnages (Arthur et Adam, Irwine et Dinah), phrases longues et riches (un bon niveau en anglais est requis pour le lire en version originale) et art inouï de la composition caractérisent les aeuvres d'Eliot. On retrouve aussi ses dilemmes religieux avec l'étonnant personnage de Dinah Morris, prédicatrice méthodiste et ange de bonté, au charme de laquelle succombent même l'anglican Irwine et la pourtant dépourvue de vie intérieure Hetty. Apparition presque fantastique que cette Dinah, seul personnage dont Eliot n'analyse pas les motivations et hésitations, comme si elle ne ressortissait pas au genre humain.
Il faut évidemment un grand talent et même un soupçon de génie pour traiter un sujet aussi rebattu (la fille séduite et abandonnée), le faire totalement sien en l'incorporant dans un cadre qui n'est que particularismes (et on ne peut plus anglais, jusqu'à l'amour des chiens...) et produire une aeuvre aussi universelle.
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