Etant donnée la célébrité du livre, le lecteur peut s'attendre à mieux. Style impressionniste et distancié, "je suis une caméra" dit l'auteur: certes, mais ces histoires de fêtards fauchés, libertins et paumés, les ragots et aventures sexuelles des pensionnaires de Mme Schroeder, même avec une touche sur les communistes berlinois, la montée du nazisme à laquelle se résigne la logeuse ... cela ne passionnera pas forcément tout le monde. C'est trop vague, trop personnel et d'un personnel sans grand intérêt. C.Isherwood pouvait bien raconter ces anecdotes à ses amis, mais "who cares?". Et cela fait-il de la bonne littérature? Au lecteur d'en juger.