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5.0 étoiles sur 5
Coffre-fort et amitié virile!, 22 janvier 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Adieu l'Ami (DVD)
De retour de guerre (Indochine ou Algérie) le personnage d'Alain Delon incarne un toubib silencieux et désabusé en quête de reconversion facile et discrète.
Il ne cesse d'être poursuivi par un légionnaire sympathique mais sans scrupules qui cherche à lui faire rejoindre un groupe de mercenaires. Puis, le docteur se retrouve à attaquer un coffre fort en sous-sol avec Charles Bronson qui s'invite en complice dernière minute.
Un excellent film d'amitié virile!
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un western sans chevaux, ni désert..., 16 décembre 2010
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Alain Delon découvre Jean Herman en visionnant le premier film du réalisateur "Le dimanche de la vie"...
Convaincu par son travail, il décide d'aider le jeune cinéaste à tourner son second long métrage et accepte la lecture du scénario de Sébastien Japrisot. Ce dernier est déjà connu pour ses romans adaptés à l'écran comme "Compartiments tueurs" de Costa Gavras en 1965.
Cette fois-ci, l'auteur écrit directement pour le cinéma en signant un scénario complexe aux multiples rebondissements.
SYNOPSIS : Deux hommes se laissent enfermer dans une chambre-forte pendant trois jours et trois nuits. L'un deux a pour but de remettre dans le coffre d'une société des titres subtilisés par une jeune femme prise de remords. L'autre souhaite dérober les 200 millions détenus dans le coffre. Lorsqu'ils réalisent que les raisons de leur présence dans la chambre forte sont totalement opposées, une bagarre éclate entre eux. Mais après avoir rassemblé leur efforts pour ouvrir le coffre, ils s'aperçoivent que celui-ci a déjà été vidé et découvrent le corps d'un gardien assassiné...
"Adieu l'ami" est avant tout une histoire d'hommes qui reprend toutes les règles du western où la solidarité masculine est glorifiée et la rouerie féminine dénoncée. Les deux hommes ont tout pour se haïr, et pourtant, entrainés malgré eux dans une aventure dramatique, ils se découvriront, seront solidaires, deviendront amis... et c'est cette amitié qui leur permettra de s'en sortir.
Charles Bronson hésite beaucoup avant d'accepter de participer à un film français tourné de l'autre côté de l'Atlantique. Son agent finit par le convaincre qu'il a tout à gagner d'un film qui peut lui permettre de conquérir le public français, et peut-être même européen... sans oublier de doubler au passage son cachet. Rappelons qu'au début de l'année 1968, l'acteur n'est pas encore une star aux Etats-Unis.
Charles Bronson apprend son texte en français phonétiquement et sera doublé par le réalisateur John Berry. L'acteur américain s'entendra à merveille avec Alain Delon mais ne pourra s'empêcher d'être un peu jaloux de son statut de star. Le réalisateur et le scénariste subiront alors l'humeur ombrageuse de Bronson qui refuse souvent d'obéir aux directives, remettant en cause certaines scènes parce que, selon lui, il n'apparaissait pas assez à l'image.
Brigitte Fossey tient le rôle d'une jeune fille angélique qui devient criminelle malgré elle. "Adieu l'ami" est le deuxième film qu'elle tourne en temps qu'actrice adulte après "Le grand Meaulnes" et déjà son troisième long métrage à 22 ans... Quand à Bernard Fresson, il réussit à s'imposer dans le rôle de l'inspecteur malgré son entrée en scène tardive, à la moitié du film.
A sa sortie, en août 1968, le succès d'Adieu l'ami est immédiat. Nul doute que le face à face Delon/Bronson fonctionne à merveille auprès des spectateurs ravis de voir un français affronter un américain, surtout s'il a le visage buriné, la décontraction et la démarche de félin de Charles Bronson. Le comédien sera le grand gagnant de cette aventure qui le propulse au rang de star dans l'exagone avant même sa consécration mondiale la même année dans "Il était une fois dans l'Ouest" de Sergio Leone...
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
histoire d'hommes... et de femmes., 30 octobre 2009
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Je gardais de ce film 2 souvenirs particuliers: d'abord, la musique de François de Roubaix, ensuite Charles Bronson et ses pièces de 5 francs plongées dans un verre rempli d'eau sans le faire déborder.
Je n'ai pas été déçu en le revoyant. Selon un schéma assez classique de duel, celui entre Delon et Bronson fonctionne bien et finit plus ou moins par se transformer en complicité. Mais le film n'est pas seulement une histoire d'hommes. Le duo masculin à son pendant féminin, certes moins présent à l'écran mais qui joue un rôle capital dans cette histoire bien ficelée.
La réussite est donc complète, mais quoi de plus de naturel avec 2 grands acteurs, de bons seconds rôles comme Bernard Fresson et Brigitte Fossey, un scénariste aussi doué que Sébastien Japrisot et l'excellent François de Roubaix à la musique, même si on regrette l'absence de thèmes secondaires, il est vrai que celui du générique, très martial et repris 2 fois dans le film, est particulièrement réussi.
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