C'est par cet album que les Smashing Pumpkins m ont invité - tout comme vous appelle un livre toujours remis, toujours repris, jusqu'à le lire enfin et heureusement, à leur musique. Devrais-je l'avouer ? C'est la beauté sombre, envoutânte et fardée de la pochette qui m'attira de prime abord.
Pour parler d'Adore, il vaut mieux l'écouter.
Daphne Descends, Shame et Blank Page justifient à eux seuls d'acheter cet album pas forcément ni immédiatement accessible aux amateurs de Siamese Dreams par exemple, second opus des Smashing Pumpkins, groupe que l'on ne peut guère classer qu'à la rubrique rock indépendant.
D'aucuns les ont hâtivement condamnés à la sortie d'Adore : trop de sensibilité, trop féminin, trop nombriliste. Corgan n'en était pourtant pas à son coup d'essai d'extériorisation de ses traumatismes d'enfance et de sa difficulté d'être. Et les guitares tranchantes et acérées surtout d'avant et un peu d'après Adore n'étaient-elles pas déjà qu'un cri ?
Il est vrai que la batterie absente de Chamberlain, c'était quelque chose. Eh, justement ! C'est pourquoi il n'a pa été remplacé !
Adore tout en effleurements et Machina II, lui, beaucoup plus crasseux et violent, les deux albums que je préfère avec le temps, apparemment aux antipodes l'un de l'autre dans la forme, sont pourtant bien issus du même creuset.
Peut-être est-ce Mellon Collie qui résumera le mieux l'aventure des Pumpkins première mouture, la seule (mouture) que je reconnaisse.