Sorti deux ans avant "
Harvest", cet album contient déjà tout ce qui en fera l'immense succès : des mélodies superbes, un mélange de rock, folk, électrique, acoustique, country dont seul Neil Young a le secret, et sur lesquels il pose sa voix si particulière.
Pour les références, le magazine "Rolling Stone" a classé en 2003 ces deux albums du loner parmi les 100 plus grands albums de tous les temps, en plaçant même "After the gold rush" juste devant "Harvest".
Dans une interview, Frank Zappa citait deux albums qu'il admirait énormément (hors les siens bien sûr !) : "After the gold rush" étant le premier (le deuxième était "
Blue" de Joni Mitchell).
Tout cela pour confirmer encore, s'il le fallait, que c'est du tout bon, tout pur, tout meilleur de cette époque 1969-1970 si riche.
Au moment où Neil Young compose cet album en solo, il est aussi membre actif du groupe "Crosby, Stills, Nash ... and Young" (Stephen Stills chante d'ailleurs sur "Only love ... " et "Till the morning comes"). Il enregistre le matin et rejoint le groupe l'après-midi pour des concerts.
Tous les titres sont excellents, alternent piano, guitares saturées ou acoustiques, harmonica et c½urs, sur des mélodies qui ont cette alchimie de parler directement à l'âme, comme le fabuleux "Birds" ou "Only love can break your heart".
Pour moi, un album essentiel dans ma discothèque, une pépite, que je repasse très régulièrement avec un plaisir toujours renouvelé.