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5.0 étoiles sur 5
L'album charnière des hard-rockers new-yorkais, 7 août 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Agents Of Fortune (CD)
Dans ce superbe album, Blue Oyster Cult amorce son virage vers un hard-rock plus progressif et plus diversifié. On retiendra l'éclosion d'excellents hits ("The Summer of Love", "Don't Fear the Reaper", "E.T.I") qui seront souvent joués lors de concerts ainsi que de nombreuses compositions particulièrement inspirées comme "The Revenge of Vera Gemini", "Sinful Love" et "Tattoo Vampire". On notera pour finir dans les bonus une intéressante version calme de "Don't Fear the Reaper". A écouter.
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5.0 étoiles sur 5
Argent ! Fortune ! L'album de la popularité..., 22 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Agents Of Fortune (CD)
Au risque de heurter les fanatiques de la première heure, je le dis bien fort et sans honte : j'ai adoré.
Difficile de juger, car c'est par cet album que j'ai connu le groupe. Pourtant, il est clairement en dessous des premiers, mais c'est plus fort que moi, c'est l'émotion. De toute façon, je ne risque pas grand-chose en disant simplement que c'est l'un des meilleurs.
Avec un tempo nettement plus cool que les précédents, "Agents of Fortune" est sans doute le plus populaire, et n'y est pas étrangère la présence de l'ultra tubesque "(Don't Fear) The Reaper", un peu la signature du groupe (la démo de la réédition est d'ailleurs simplement gigantesque). Evidemment, là... On tient certainement la chanson que tout groupe de rock aurait rêvé d'avoir pondu, avec la voix envoutante de Donald "Buck Dharma" Roeser.
Et globalement, ça se tient : le fantabuleux (oui, cela mérite un néologisme pompé dans Spirou) "E.T.I (Extra Terrestrial Intelligence)" est un énorme morceau de prog, synthé en avant, riffs qui claquent. C'est prétentieux à souhait, mais ça tue. "Tattoo Vampire" et ses ricanements au poil renoue avec l'ambiance fantastique des premiers opus.
Apogée commerciale du groupe, puisqu'après, ce ne sera pas la même. Il n'y aura guère que l'immense "Godzilla" (un sublime morceau de gratte tiré de l'album "Spectres", par ailleurs plutôt moyen) pour que ça claque à nouveau du côté des amateurs d'huîtres.
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5.0 étoiles sur 5
CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST, 4 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Agents Of Fortune (CD)
CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST MAI 1978 N°118 Page 59
5° Album 1976 33T Réf : CBS 81385
En bute à des chicaneries idéologiques, aigri par un manque total de succès, le Cult décida de déplacer les axes de sa production et "Agents of fortune" apparut donc comme un album radicalement différent de tous ses prédécesseurs. Niveau concept, on quitte le pessimisme, la cruauté, le métal et l'idéologie para-nazie pour trouver de nouveaux alibis dans l'occultisme, le spiritisme, et une science fiction plus stellaire qu'humaine, et donc moins dérangeante. Niveau musique, le Cult abandonne plus ou moins le hard radical et glacé pour un rock, certes toujours aussi intellectuel, et ultra fabriqué, mais plus coulé, plus souple, plus arrangé, moins dérangeant là aussi. Le résultat ne se fit pas attendre et "The Reaper" fut un grand succès aux States, le premier. Ceci devait décider désormais de la conduite à adopter.
Le changement se marque aussi au niveau du personnel et de la composition. Donald Roeser est plus discret (mais est l'auteur de "The Reaper"). On sent que des distances ont été prises vis-à-vis du trio-éminence grise du groupe : Krugman-Pearlman-Melzter.
Albert Bouchard, le batteur, est le principal compositeur de l'album. Patti Smith et les frères Brecker viennent élargir les horizons d'un club jusque-là fermé sur lui-même. Tout le monde n'apprécia pas ses changements. Toutefois, "The Reaper", "This ain't the summer of love", "Sinful love" sont de belles réussites. Evidemment, ce n'est plus le même Cult : "True confessions" semble sorti d'un album des Stones, des morceaux comme "Morning final", "Debbie Denise" sont bien soft, et paraissent trop sages à ceux qui se remémorent la froide fureur de "The Red & The Black". Le hard rock reflue partout, ne tenant bon qu'avec "Tattoo Vampire". Mais que ce disque est donc beau et parfait ! Cela aussi il faut le dire. Un Cult a chassé l'autre, mais le nouveau pratique encore la perfection. S'il n'y a plus d'atmosphère, il y a par contre ici une plastique du rock qui est une merveille.
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