C'est ici le fameux choeur de jeunes garçons du New college d'Oxford qui est à l'honneur. Et rarement l'étendue de l'expressivité émotive des voix d'enfants aura été aussi exceptionnelle. Dans un rendu numérique quasi-parfait, les oeuvres parmi les plus élévées dans la spiritualité et le sacrement de l'église se suivent couvrant quatre siècles de musiques et de chants chorals, qui sont tous autant de chef-d'oeuvre mémorables. Mais ici, peu importe que l'on soit croyant, athée ou agnostique. L'arrangement vocal proposé du poignant "Adagio pour cordes" de Samuel Barber (A l'extraordinaire perception émotive, encore amplifié par la perfection des voix d'enfants incroyablement pénétrante), la sensualité intuitive du "Cantique de Jean Racine" de Fauré, la limpidité de "L'Ave Verum Corpus" de Mozart, l'intimiste "Requiem" du même Fauré, avec une orchestration minimaliste, faite pour apaiser sur le texte redouté du "Jugement dernier", ainsi que le "Misere mei" d'Allegri à la fois plaintif et agenouillé, sont autant de palettes de diverses incursions à la fois solennelles, émotionnelles et intimes qui rendent l'esprit totalement assagi par une telle luxuriance sensitive. Pour entrer dans un paradis figuratif, mais exeptionnellement évasif ou l'émotion est à son paroxysme. Concernant les enregistrements ou les voix enfantines sont mises au premier plan, celui ci est à mettre au sommet de la pyramide !