A propos de la collection
Agrippine est une adolescente des années quatre-vingt-dix. Cynique, teigneuse, cossarde, désabusée, peste, mais touchante à force de se chercher - en vain - une identité. Elle traîne son mal de vivre avec ses copines de classe, houspille son petit frère et drague au coup par coup des garçons qui ont du mal à la suivre. Agrippine use allègrement d'un langage aussi mystérieux qu'hilarant : "Pourquoi les gnolguis xéroxent tout leur comporte sur des gourous baveux, ça persécute à force", susurre-t-elle à sa meilleure amie, plongée dans un abîme de perplexité. Pleine d'humour et de tendresse cachée, Agrippine tend un miroir gentiment déformant aux adolescentes et aux adolescents de sa génération.
Bretécher retrouve la verve et la vivacité qu'elle exprimait dans sa série Les Frustrés, pour décrire les états d'âme d'une jeune femme représentative de son temps. L'humour acidulé et caustique présent tout au long des albums aidera le lecteur à passer un bon moment, en réfléchissant aux travers de notre époque. --Jean-François Courtille --Ce texte fait référence à lédition Broché .
Présentation de l'éditeur
Née en 1940, Claire Bretécher enseigne le dessin avant de travailler pour le groupe Bayard au début des années 1960. Elle fait la rencontre de René Goscinny et publie ses premières planches dans L'Os à moelle pour le Facteur Rhésus. Avant de créer sa première " famille ", Baratine et Molgaga, en 1968, elle collabore encore à Tintin, à Spirou, puis à Pilote. A l'origine, en 1972, du nouveau magazine L'Echo des savanes, avec ses amis Gotlib et Mandryka, elle rejoint finalement Le Nouvel Observateur et y tiendra pendant une vingtaine d'années " la page des Frustrés ". En 1988, Claire Bretécher atteint sa consécration auprès du grand public avec l'apparition d'Agrippine. Ses personnages névrotiques, dépressifs, plus vrais que nature, l'ont imposée comme l'une des plus grandes " humoristes-sociologues " du neuvième art.

