Quatrième de couverture
Dans les années trente, fuyant le nazisme, les grands noms de la littérature allemande s'exilent aux Etats-Unis. Pour Thomas Mann, Heinrich Mann, Horvath ou Brecht s'ouvre une époque d'apprentissage de l'American way of life. Proches et pourtant singuliers, inégalement renommés, les uns et les autres vivent d'expédients, rédigent des scénarios pour la Warner Brothers, se côtoient, se jalousent ou s'entraident, et tentent, diversement, d'assumer leur triple condition d'antifascistes, d'écrivains et d'immigrés. De cette situation inattendue et grave, Christopher Hampton a tiré un texte où l'humour et l'ironie donnent sa pleine mesure à la réalité historique. Mais le plus étonnant, c'est sans doute la force narrative de cette pièce qui " raconte " bien plus qu'elle ne " représente ". Mené tambour battant, traduit et adapté (avec quel talent, quelle complicité) par Rita Barisse et Vercors, le texte de Ah ! Hollywood... se lit comme un roman. C'est un roman !