Avec un visuel de livret inspiré du « Forever changes » des Love et les deux premiers morceaux qui sonnent comme des inédits des Stooges, les Living Things ne jouent certes pas la carte de la modernité.
De plus, quand on est américain et que les textes sont un tir de barrage contre le pays dans lequel on vit, on ne se fait pas que des amis et la sortie et la distribution de ce disque n'ont pas été pour ce groupe composé de trois frères et d'un ami chose facile. Le « coup » réalisé par Rage Against The Machine il y a une douzaine d'années ne se reproduira pas avec eux.
Steve Albini (Nirvana, PJ Harvey, ...) est aux manettes, garant d'un son abrasif mettant les guitares en avant, ce qui n'empêche pas de superbes mélodies (« Bom Bom Bom », « March in daylight ») de flatter agréablement nos conduits auditifs.
La jeunesse américaine n'est pas composée que de va-t'en-guerre, les Living Things nous le prouvent.