Ahmad Jamal

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"and what music it is: conceptual, multi-textured" - @EveningStandard live review of Tony Allen: http://t.co/9qAsTfc7OL @t_allenafrobeat


Biographie

« Mon inspiration vient d'Ahmad Jamal », Miles Davis.

Frederick Russell « Fritz » Jones, dit Ahmad Jamal, est né le 2 juillet 1930 à Pittsburgh (Pennsylvanie).

Enfant prodige

Á l'âge de trois ans, son oncle le met au défi de reproduire une partie de piano. Le tout jeune enfant s'assoit alors devant le clavier, le reste peut plaire aux amateurs de conte de fées. À sept ans, le petit garçon distribue les journaux dans les familles de la nomenklatura jazz de la ville ; il se souvient dans ce contexte avoir frappé au domicile de Billy Strayhorn, éminent collaborateur de Duke Ellington. C'est ... Lire la suite

« Mon inspiration vient d'Ahmad Jamal », Miles Davis.

Frederick Russell « Fritz » Jones, dit Ahmad Jamal, est né le 2 juillet 1930 à Pittsburgh (Pennsylvanie).

Enfant prodige

Á l'âge de trois ans, son oncle le met au défi de reproduire une partie de piano. Le tout jeune enfant s'assoit alors devant le clavier, le reste peut plaire aux amateurs de conte de fées. À sept ans, le petit garçon distribue les journaux dans les familles de la nomenklatura jazz de la ville ; il se souvient dans ce contexte avoir frappé au domicile de Billy Strayhorn, éminent collaborateur de Duke Ellington. C'est au même âge qu'il s'initie au piano auprès de son professeur - qui restera comme une profonde influence du jeune musicien - Mary Cardwell Dawson, par ailleurs fondatrice de la National Negro Opera Company.

Débuts professionnels

L'immédiate après-guerre le voit intégrer le grand orchestre du trompettiste George Hudson (qu'on connaît essentiellement comme membre initial de la formation de Sun Ra et accompagnateur de Dinah Washington). Puis, installé à Chicago, Ahmad Jamal accompagne des chanteurs et danseurs. Il collabore en 1949 à l'éphémère (les contrats sont rares à l'époque) Four Strings, de celui qui est resté toute sa vie un ami intime, Joe Kennedy Jr. (violoniste dont la carrière vacillera tout du long entre jazz et musique classique).

Premier groupe

En 1950, le jeune pianiste fonde The Three Strings, trio intégrant le guitariste Ray Crawford et le contrebassiste Eddie Calhoun (puis Israel Crosby). Comme la plupart des formations de l'époque, les premières séances des musiciens se partagent entre compositions originales (« Ahmad's Blues », enregistré en 1951 mais composé dès 1948 et repris par Natalie Cole, ou pour le compte de la pièce de théâtre Qui a peur de Virginia Woolf ?) et versions rafraîchies de standards. Toujours en 1951, Jamal compose l'une de ses pièces les plus célèbres, « New Rhumba ». C'est à la même époque qu'il se convertit à l'islam et effectue un périple en Afrique du Nord.

L'art du trio

Dès 1956, le jazzman adopte (en particulier en compagnie du batteur Vernell Fournier) la configuration d'un trio classique (piano, contrebasse, batterie). Mais l'innovation de Jamal reste qu'il considère que le tout étant supérieur à la somme des parties, l'écriture pour trio nécessite donc à son sens une sonorité globale et une vision d'ensemble, tant du point de vue harmonique que mélodique.

Le succès de la formation (en concert comme dans ses premiers enregistrements) est tel que le pianiste peut rapidement devenir propriétaire d'un club, et gérant de label discographique.

Admiré de tous

Sa renommée connaît une courbe exponentielle lorsque le trompettiste Miles Davis, admiratif de l'utilisation que le pianiste fait de l'espace sonore et de ses architectures musicales, reprend plusieurs thèmes de Jamal, dont « New Rhumba ». En 1956, Jamal connaît un nouveau succès avec l'adaptation d'une chanson populaire, « Billy Boy ».

En 1958, l'enregistrement public At The Pershing : But Not For Me au Pershing Hotel de Chicago (réunissant Fournier et Crosby) est un succès planétaire, et restera plus d'un trimestre classé dans les dix meilleures ventes américaines de sa catégorie.

Divorce et déménagement

Mais en 1962, le jazzman dissout son trio (ses musiciens l'ont en fait quitté pour le pianiste et chef d'orchestre George Shearing), divorce et s'installe à New York. Malgré de prolifiques rencontres (il joue régulièrement jusqu'en 1972 avec le contrebassiste et joueur de tuba Jamil Nasser et le batteur Frank Gant) et quelques audaces novatrices (Jamal se frotte au piano électrique, et en particulier au Fender Rhodes, et plonge avec délice dans les ambiances funky), Jamal peine à retrouver le lustre d'antan.

Il faut attendre le début des années 1990 pour qu'il soit enfin reconnu par ses pairs et à nouveau par le grand public. Ahmad Jamal recouvre alors le dynamisme de ses débuts.

De nouveau en pleine lumière

En 1995, le réalisateur Clint Eastwood utilise la musique d'Ahmad Jamal pour le compte de son film The Bridges of Madison County (Sur la route de Madison).

Aujourd'hui, et depuis 1995, Jamal tourne régulièrement en compagnie du batteur Idris Muhammad (ancien compagnon de Lou Donaldson) et du contrebassiste James Cammack. On peut également l'entendre en compagnie du vibraphoniste Gary Burton (In Concert en 1981) ou avec le saxophoniste George Coleman, spécialiste du hard bop (en particulier sur l'album The Essence paru en 1994), ainsi qu'en formation plus importante ou accompagné par un ensemble classique.

Honneurs et fidélité

Au mois de juin 2007, le pianiste a été fait officier dans l'Ordre des Arts et des Lettres par le ministre de la culture français. En juin 2008, il se produit au festival de jazz de Toronto en compagnie du percussionniste porto-ricain (et ancien Weather Report) Manolo Badrena. Ce dernier le suit sur l'album Blue Moon (2012) comprenant également Reginald Veal à la contrebasse et Herlin Riley à la batterie. Avec ce magnifique témoignage enregistré à l'âge canonique de 81 ans, Ahmad Jamal démontre qu'il n'a rien perdu de sa superbe entre improvisations savantes et relectures haletantes de son répertoire. Il en est de même pour Saturday Morning, paru en septembre 2013, qu'il produit au studo de la Buissonne (Pernes-Les-Fontaines, Vaucluse), mêlant nouvelles créations, recréations de son répertoire et hommages à Horace Silver, Duke Ellington ou Welton Gite. L'art du pianiste dernière manière culmine encore au sommet d'une oeuvre considérable.

Tout au long de sa carrière, Ahmad Jamal est resté fidèle aux pianos Steinway, instruments qui nécessitent - en conséquence de son style percussif - de nouveaux accordages entre chacune de ses prestations. Copyright 2014 Music Story Christian Larrède

« Mon inspiration vient d'Ahmad Jamal », Miles Davis.

Frederick Russell « Fritz » Jones, dit Ahmad Jamal, est né le 2 juillet 1930 à Pittsburgh (Pennsylvanie).

Enfant prodige

Á l'âge de trois ans, son oncle le met au défi de reproduire une partie de piano. Le tout jeune enfant s'assoit alors devant le clavier, le reste peut plaire aux amateurs de conte de fées. À sept ans, le petit garçon distribue les journaux dans les familles de la nomenklatura jazz de la ville ; il se souvient dans ce contexte avoir frappé au domicile de Billy Strayhorn, éminent collaborateur de Duke Ellington. C'est au même âge qu'il s'initie au piano auprès de son professeur - qui restera comme une profonde influence du jeune musicien - Mary Cardwell Dawson, par ailleurs fondatrice de la National Negro Opera Company.

Débuts professionnels

L'immédiate après-guerre le voit intégrer le grand orchestre du trompettiste George Hudson (qu'on connaît essentiellement comme membre initial de la formation de Sun Ra et accompagnateur de Dinah Washington). Puis, installé à Chicago, Ahmad Jamal accompagne des chanteurs et danseurs. Il collabore en 1949 à l'éphémère (les contrats sont rares à l'époque) Four Strings, de celui qui est resté toute sa vie un ami intime, Joe Kennedy Jr. (violoniste dont la carrière vacillera tout du long entre jazz et musique classique).

Premier groupe

En 1950, le jeune pianiste fonde The Three Strings, trio intégrant le guitariste Ray Crawford et le contrebassiste Eddie Calhoun (puis Israel Crosby). Comme la plupart des formations de l'époque, les premières séances des musiciens se partagent entre compositions originales (« Ahmad's Blues », enregistré en 1951 mais composé dès 1948 et repris par Natalie Cole, ou pour le compte de la pièce de théâtre Qui a peur de Virginia Woolf ?) et versions rafraîchies de standards. Toujours en 1951, Jamal compose l'une de ses pièces les plus célèbres, « New Rhumba ». C'est à la même époque qu'il se convertit à l'islam et effectue un périple en Afrique du Nord.

L'art du trio

Dès 1956, le jazzman adopte (en particulier en compagnie du batteur Vernell Fournier) la configuration d'un trio classique (piano, contrebasse, batterie). Mais l'innovation de Jamal reste qu'il considère que le tout étant supérieur à la somme des parties, l'écriture pour trio nécessite donc à son sens une sonorité globale et une vision d'ensemble, tant du point de vue harmonique que mélodique.

Le succès de la formation (en concert comme dans ses premiers enregistrements) est tel que le pianiste peut rapidement devenir propriétaire d'un club, et gérant de label discographique.

Admiré de tous

Sa renommée connaît une courbe exponentielle lorsque le trompettiste Miles Davis, admiratif de l'utilisation que le pianiste fait de l'espace sonore et de ses architectures musicales, reprend plusieurs thèmes de Jamal, dont « New Rhumba ». En 1956, Jamal connaît un nouveau succès avec l'adaptation d'une chanson populaire, « Billy Boy ».

En 1958, l'enregistrement public At The Pershing : But Not For Me au Pershing Hotel de Chicago (réunissant Fournier et Crosby) est un succès planétaire, et restera plus d'un trimestre classé dans les dix meilleures ventes américaines de sa catégorie.

Divorce et déménagement

Mais en 1962, le jazzman dissout son trio (ses musiciens l'ont en fait quitté pour le pianiste et chef d'orchestre George Shearing), divorce et s'installe à New York. Malgré de prolifiques rencontres (il joue régulièrement jusqu'en 1972 avec le contrebassiste et joueur de tuba Jamil Nasser et le batteur Frank Gant) et quelques audaces novatrices (Jamal se frotte au piano électrique, et en particulier au Fender Rhodes, et plonge avec délice dans les ambiances funky), Jamal peine à retrouver le lustre d'antan.

Il faut attendre le début des années 1990 pour qu'il soit enfin reconnu par ses pairs et à nouveau par le grand public. Ahmad Jamal recouvre alors le dynamisme de ses débuts.

De nouveau en pleine lumière

En 1995, le réalisateur Clint Eastwood utilise la musique d'Ahmad Jamal pour le compte de son film The Bridges of Madison County (Sur la route de Madison).

Aujourd'hui, et depuis 1995, Jamal tourne régulièrement en compagnie du batteur Idris Muhammad (ancien compagnon de Lou Donaldson) et du contrebassiste James Cammack. On peut également l'entendre en compagnie du vibraphoniste Gary Burton (In Concert en 1981) ou avec le saxophoniste George Coleman, spécialiste du hard bop (en particulier sur l'album The Essence paru en 1994), ainsi qu'en formation plus importante ou accompagné par un ensemble classique.

Honneurs et fidélité

Au mois de juin 2007, le pianiste a été fait officier dans l'Ordre des Arts et des Lettres par le ministre de la culture français. En juin 2008, il se produit au festival de jazz de Toronto en compagnie du percussionniste porto-ricain (et ancien Weather Report) Manolo Badrena. Ce dernier le suit sur l'album Blue Moon (2012) comprenant également Reginald Veal à la contrebasse et Herlin Riley à la batterie. Avec ce magnifique témoignage enregistré à l'âge canonique de 81 ans, Ahmad Jamal démontre qu'il n'a rien perdu de sa superbe entre improvisations savantes et relectures haletantes de son répertoire. Il en est de même pour Saturday Morning, paru en septembre 2013, qu'il produit au studo de la Buissonne (Pernes-Les-Fontaines, Vaucluse), mêlant nouvelles créations, recréations de son répertoire et hommages à Horace Silver, Duke Ellington ou Welton Gite. L'art du pianiste dernière manière culmine encore au sommet d'une oeuvre considérable.

Tout au long de sa carrière, Ahmad Jamal est resté fidèle aux pianos Steinway, instruments qui nécessitent - en conséquence de son style percussif - de nouveaux accordages entre chacune de ses prestations. Copyright 2014 Music Story Christian Larrède

« Mon inspiration vient d'Ahmad Jamal », Miles Davis.

Frederick Russell « Fritz » Jones, dit Ahmad Jamal, est né le 2 juillet 1930 à Pittsburgh (Pennsylvanie).

Enfant prodige

Á l'âge de trois ans, son oncle le met au défi de reproduire une partie de piano. Le tout jeune enfant s'assoit alors devant le clavier, le reste peut plaire aux amateurs de conte de fées. À sept ans, le petit garçon distribue les journaux dans les familles de la nomenklatura jazz de la ville ; il se souvient dans ce contexte avoir frappé au domicile de Billy Strayhorn, éminent collaborateur de Duke Ellington. C'est au même âge qu'il s'initie au piano auprès de son professeur - qui restera comme une profonde influence du jeune musicien - Mary Cardwell Dawson, par ailleurs fondatrice de la National Negro Opera Company.

Débuts professionnels

L'immédiate après-guerre le voit intégrer le grand orchestre du trompettiste George Hudson (qu'on connaît essentiellement comme membre initial de la formation de Sun Ra et accompagnateur de Dinah Washington). Puis, installé à Chicago, Ahmad Jamal accompagne des chanteurs et danseurs. Il collabore en 1949 à l'éphémère (les contrats sont rares à l'époque) Four Strings, de celui qui est resté toute sa vie un ami intime, Joe Kennedy Jr. (violoniste dont la carrière vacillera tout du long entre jazz et musique classique).

Premier groupe

En 1950, le jeune pianiste fonde The Three Strings, trio intégrant le guitariste Ray Crawford et le contrebassiste Eddie Calhoun (puis Israel Crosby). Comme la plupart des formations de l'époque, les premières séances des musiciens se partagent entre compositions originales (« Ahmad's Blues », enregistré en 1951 mais composé dès 1948 et repris par Natalie Cole, ou pour le compte de la pièce de théâtre Qui a peur de Virginia Woolf ?) et versions rafraîchies de standards. Toujours en 1951, Jamal compose l'une de ses pièces les plus célèbres, « New Rhumba ». C'est à la même époque qu'il se convertit à l'islam et effectue un périple en Afrique du Nord.

L'art du trio

Dès 1956, le jazzman adopte (en particulier en compagnie du batteur Vernell Fournier) la configuration d'un trio classique (piano, contrebasse, batterie). Mais l'innovation de Jamal reste qu'il considère que le tout étant supérieur à la somme des parties, l'écriture pour trio nécessite donc à son sens une sonorité globale et une vision d'ensemble, tant du point de vue harmonique que mélodique.

Le succès de la formation (en concert comme dans ses premiers enregistrements) est tel que le pianiste peut rapidement devenir propriétaire d'un club, et gérant de label discographique.

Admiré de tous

Sa renommée connaît une courbe exponentielle lorsque le trompettiste Miles Davis, admiratif de l'utilisation que le pianiste fait de l'espace sonore et de ses architectures musicales, reprend plusieurs thèmes de Jamal, dont « New Rhumba ». En 1956, Jamal connaît un nouveau succès avec l'adaptation d'une chanson populaire, « Billy Boy ».

En 1958, l'enregistrement public At The Pershing : But Not For Me au Pershing Hotel de Chicago (réunissant Fournier et Crosby) est un succès planétaire, et restera plus d'un trimestre classé dans les dix meilleures ventes américaines de sa catégorie.

Divorce et déménagement

Mais en 1962, le jazzman dissout son trio (ses musiciens l'ont en fait quitté pour le pianiste et chef d'orchestre George Shearing), divorce et s'installe à New York. Malgré de prolifiques rencontres (il joue régulièrement jusqu'en 1972 avec le contrebassiste et joueur de tuba Jamil Nasser et le batteur Frank Gant) et quelques audaces novatrices (Jamal se frotte au piano électrique, et en particulier au Fender Rhodes, et plonge avec délice dans les ambiances funky), Jamal peine à retrouver le lustre d'antan.

Il faut attendre le début des années 1990 pour qu'il soit enfin reconnu par ses pairs et à nouveau par le grand public. Ahmad Jamal recouvre alors le dynamisme de ses débuts.

De nouveau en pleine lumière

En 1995, le réalisateur Clint Eastwood utilise la musique d'Ahmad Jamal pour le compte de son film The Bridges of Madison County (Sur la route de Madison).

Aujourd'hui, et depuis 1995, Jamal tourne régulièrement en compagnie du batteur Idris Muhammad (ancien compagnon de Lou Donaldson) et du contrebassiste James Cammack. On peut également l'entendre en compagnie du vibraphoniste Gary Burton (In Concert en 1981) ou avec le saxophoniste George Coleman, spécialiste du hard bop (en particulier sur l'album The Essence paru en 1994), ainsi qu'en formation plus importante ou accompagné par un ensemble classique.

Honneurs et fidélité

Au mois de juin 2007, le pianiste a été fait officier dans l'Ordre des Arts et des Lettres par le ministre de la culture français. En juin 2008, il se produit au festival de jazz de Toronto en compagnie du percussionniste porto-ricain (et ancien Weather Report) Manolo Badrena. Ce dernier le suit sur l'album Blue Moon (2012) comprenant également Reginald Veal à la contrebasse et Herlin Riley à la batterie. Avec ce magnifique témoignage enregistré à l'âge canonique de 81 ans, Ahmad Jamal démontre qu'il n'a rien perdu de sa superbe entre improvisations savantes et relectures haletantes de son répertoire. Il en est de même pour Saturday Morning, paru en septembre 2013, qu'il produit au studo de la Buissonne (Pernes-Les-Fontaines, Vaucluse), mêlant nouvelles créations, recréations de son répertoire et hommages à Horace Silver, Duke Ellington ou Welton Gite. L'art du pianiste dernière manière culmine encore au sommet d'une oeuvre considérable.

Tout au long de sa carrière, Ahmad Jamal est resté fidèle aux pianos Steinway, instruments qui nécessitent - en conséquence de son style percussif - de nouveaux accordages entre chacune de ses prestations. Copyright 2014 Music Story Christian Larrède


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