J'ai adoré... comme on adore les choses qui vous apparaissent à la fois nouvelles et évidentes. Nouvelles car pour la première fois, à ma connaissance, une femme parle de sa vie sentimentale non en écrivain cherchant l'effet, mais en tant que témoin de sa propre histoire. A l'inverse même de beaucoup d'écrivains, elle a fait de sa vie sentimentale une oeuvre d'art, de sagesse et d'équilibre.
Car ce qui est nouveau et subversif, c'est de proposer un ( des) modèle(s) de couple où la frustration, le mensonge, l'hypocrisie, l'immaturité n'ont pas leur place et relèvent pourtant de valeurs aussi hautes que celles revendiquées par nos archétypes de couples traditionnels.
Et évident, car en même temps tout à fait adapté(s) à notre temps, à nos manières de vivre, à notre société, comme si l'auteur avait réalisé dans sa vie, tel un génial précurseur, ce qui était déjà ébauché dans l'air du temps.
Je parierais volontiers que Françoise Simpère a exprimé une tendance encore minoritaire, vécue à ce niveau par quelques personnes seulement, mais qui demain deviendra majoritaire dans notre société. Bravo.