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Ecrire pour continuer à vivre. Ecrire sur quoi ? Il y a des millions d'histoires possibles, mais une "seule histoire vraie, celle de l'unique amour". Et c'est ce qui pousse l'auteur à écrire un peu chaque jour. Parler de celle qui est toujours présente dans son esprit. Une sorte de discipline qu'il s'impose. Une nécessité aussi, pour se maintenir en vie. Aventurier immobile, il rêve, seul, dans sa chambre. Assis devant sa table, il observe les modifications de la lumière sur la Seine. Rien ne se passe. Et soudain, les souvenirs jaillissent. Sa voix se mêle à la voix de celle qu'il aime. Et le désir repart.
Après
MD en 1983 et
Cet amour là l'année dernière, Marguerite Duras semble une source intarissable pour cet homme qui partagea sa vie. Véritable chant d'amour, Yann Andrea évoque une fois de plus sa passion pour l'écrivain dont il fut le dernier compagnon. Comment vivre sans la présence de l'être aimé ? L'écrivain survit grâce à l'écriture. Spontanée, celle-ci est assez déconcertante pour le lecteur. On sent que l'étiquette Marguerite Duras colle à la plume de l'auteur, qu'il cherche à tout prix à s'en débarrasser, à trouver un style, un ton propre.
Long, ennuyeux et répétitif, ce récit est à l'image de l'état d'esprit de l'auteur. Etat d'esprit que l'on retrouve également à travers les principaux thèmes du roman : l'absence, la tristesse et le deuil. Sorte de journal intime, le lecteur suit au fil du temps l'évolution des sentiments de l'écrivain. Le récit commence en hiver et se termine au printemps, symbole d'une éclosion de l'amour toujours possible.--
Lévi Fernandes--
Présentation de l'éditeur
Yann Andréa a 47 ans. Il est l'auteur de M. D, (Ed. de Minuit 1983) et de Cet Amour-là (Pauvert, 1999). Un homme continue de vivre, d'être là, ainsi, devant une table, à regarder dehors les modifications de la lumière sur la Seine. Il continue d'écrire, d'aimer. Parce qu'il le faut. Sa voix se mélange à une autre. C'est pour elle qu'il continue. D'écrire, d'aimer. Alors qu'il n'y a pas d'autre histoire possible que celle, passée. Alors qu'il obéit toujours à cette seule pensée de l'unique amour. De personne. De Dieu. De tout un chacun. Les deux voix s'échangent dans la relance du désir de rien et le désir d'être dans le monde; dans la tentation de comprendre la mort dans le corps de l'esprit et celle de voir se déployer l'esprit du corps. Au croisement des regards un sourire croit. Comme la fleur de l'amandier au printemps. L'amour se fera. Ainsi.