Un Essentiel amazon.fr
S'il ne fallait avoir qu'un seul album de Mylène Farmer dans sa discothèque, ce serait celui-là. En effet, avec Ainsi-soit je, son deuxième album paru en 1988, que la chanteuse écrit sur des compositions de son pygmalion et compagnon Laurent Boutonnat, le décor farmérien est planté. Elle y vivra et y chantera durant des années : la difficulté de grandir et de choisir un sexe ("Sans contrefaçon"), la provocation en matière de sexualité ("Pourvu qu'elles soient douces"), le droit à l'erreur et au contresens ("Sans logique"), la mélancolie ("La Ronde triste") et l'attrait du noir, de la torture et de la mort ("Allan", "Jardin de Vienne"). Grâce à ces chansons, clipées comme des courts-métrages en 16 voire 35 mm par Laurent Boutonnat, Mylène fidélise un public de fans issus de la génération désenchantée qu'elle chantera ensuite si bien. On appréciera tout particulièrement "L'Horloge", un poème de Beaudelaire mis en musique, et "Déshabillez-moi", la reprise du succès de Juliette Gréco. 1988, c'est aussi l'époque où son éditeur et manager est Bertrand Lepage, un fan de Sylvie Vartan. Comme quoi il n'y a pas de génération spontanée. --J.-P. P. et Thierry Cadet
Critique
Précédé de « Sans Contrefaçon », un titre tout en ambiguïté à la rythmique et au refrain entêtants, ce disque est attendu : confirmera-t-il le talent du duo Farmer / Boutonnat ? C'est oui puisqu’ avec le succès incroyable des singles, « Pourvu qu’elles soient douces » en tête, le 2ème album est le 1er disque de diamant décroché par une femme (plus d’un million de ventes) et permet donc à Mylène Farmer de s’imposer définitivement, en France et en Europe (en Allemagne notamment). Ainsi soit-je… commence par une adaptation d’un texte de Charles Baudelaire « L’Horloge » (titre qui ouvrira également les concerts de 1989), avec une musique de Boutonnat particulièrement inspirée et une Mylène Farmer utilisant une voix à la fois parlée et chantée bien maîtrisée ; et se termine par une reprise de Juliette Gréco (« Déshabillez-moi ») et un instrumental qui ne manque pas d’humour puisqu’il s’agit d’un mélange de cris d’animaux : « The Farmer’s conclusion », soit « La conclusion de la fermière »…
Entre les deux, avec des textes toujours aussi sombres et désespérés, Mylène Farmer dévoile son spleen, sa mélancolie autant que ses peurs et ses références littéraires (« Allan » en hommage à Edgar Poe) tout cela avec des jeux de mots provocants et des clips somptueux (celui de « Pourvu qu’elles soient douces » reste le plus long et l’un des plus chers de l’histoire de la musique, « Sans Logique » étant une référence au peintre espagnol Francisco Goya).
La musique de Laurent Boutonnat s’est enrichie de nuances, d'une certaine délicatesse et les morceaux bénéficient d’arrangements efficaces. Avec cet opus, il impose également sa touche personnelle, parfois un peu trop pompeuse, entre pop électro et rock grandiloquent, tout en gardant une ligne mélodique dynamique. L’ensemble est un album particulièrement réussi et demeure une référence dans l’œuvre de Mylène Farmer.
Emeline Blanquart - Copyright 2012 Music Story
Entre les deux, avec des textes toujours aussi sombres et désespérés, Mylène Farmer dévoile son spleen, sa mélancolie autant que ses peurs et ses références littéraires (« Allan » en hommage à Edgar Poe) tout cela avec des jeux de mots provocants et des clips somptueux (celui de « Pourvu qu’elles soient douces » reste le plus long et l’un des plus chers de l’histoire de la musique, « Sans Logique » étant une référence au peintre espagnol Francisco Goya).
La musique de Laurent Boutonnat s’est enrichie de nuances, d'une certaine délicatesse et les morceaux bénéficient d’arrangements efficaces. Avec cet opus, il impose également sa touche personnelle, parfois un peu trop pompeuse, entre pop électro et rock grandiloquent, tout en gardant une ligne mélodique dynamique. L’ensemble est un album particulièrement réussi et demeure une référence dans l’œuvre de Mylène Farmer.
Emeline Blanquart - Copyright 2012 Music Story
Description du produit
Avec ce genre de titre mystérieux dont elle a le secret, Mylène Farmer assoit une carrière déjà bien lancée avec le single "Maman a tort" puis l'album "Cendres de lune" ("Libertine"et son clip délibérément sulfureux de dix minutes). Pour son deuxième album, toujours sur des musiques de Laurent Boutonnat, la chanteuse appuie sur la même veine coquine. Il en sort "Ainsi soit je", "Sans contrefaçon", "Pourvu qu'elles soient douces" et une reprise de Juliette Gréco, "Déshabillez-moi". Sur scène, à Bercy, c'est la rivale hexagonale de Madonna. Même Jean-Louis Murat n'y résistera pas et se prêtera à un duo avec la belle rousse ("Regrets").