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Fifteen years after its initial release, on June 15th Warner Music will release THE VIRGIN SUICIDES  15TH... http://t.co/BeQ91rOHJw


Biographie

Tous deux nés en 1969, Nicolas Godin et Jean-Benoît Dunckel se rencontrent au lycée Jules Ferry de Versailles. Quelques années plus tard, ils participent au collectif Orange avec Etienne de Crécy et Alex Gopher, futurs grands noms de la scène électronique française. Mais les deux compères s'éloignent un temps de la musique. Dunckel devient professeur de mathématiques et Godin se lance dans des études d'architecte. Ce dernier propose en 1995 un titre, baptisé «Modulor», à Virgin qui le sélectionne pour la compilation Source Lab. Ce morceau hommage à l'architecte Le Corbusier ressortira en 1996 ... Lire la suite

Tous deux nés en 1969, Nicolas Godin et Jean-Benoît Dunckel se rencontrent au lycée Jules Ferry de Versailles. Quelques années plus tard, ils participent au collectif Orange avec Etienne de Crécy et Alex Gopher, futurs grands noms de la scène électronique française. Mais les deux compères s'éloignent un temps de la musique. Dunckel devient professeur de mathématiques et Godin se lance dans des études d'architecte. Ce dernier propose en 1995 un titre, baptisé «Modulor», à Virgin qui le sélectionne pour la compilation Source Lab. Ce morceau hommage à l'architecte Le Corbusier ressortira en 1996 sur le label anglais Mo'Wax.

Jean-Benoît Dunckel retrouve alors Nicolas Godin pour continuer l'aventure. Elaborés dans leur repaire du 18ème arrondissement, deux nouveaux maxis sont publiés en 1996, leur permettant de travailler avec le vétéran de l'électronique Jean-Jacques Perrey. Les cinq titres que compte alors le duo, dont « Casanova 70 », sont compilés sur Premiers symptômes en 1997, redistribué par Virgin après le succès de leur premier album : Moon Safari. Ce dernier, révélé au monde en 1998, servira de détonateur à l'explosion d'une musique abusivement étiqueté french touch, dont ils sont à la fois si proche et si loin. Le groupe fait même mine de surfer sur cette identité avec l'intitulé « French band » accolé au nom Air sur la pochette de Moon Safari. L'album se vendra à plus de deux millions d'exemplaires dont 90 % hors de France, fait plus que rarissime pour le premier album d'un groupe français.

Leur touche à eux est faite de mélodies oniriques (voire aériennes...), de nappes de synthétiseurs et de voix vocoderisées toutes droit sorties des années 1970. Air avoue d'ailleurs des penchants pour des figures telles que Michel Polnareff ou Serge Gainsbourg. Le style de leurs pochettes et de leurs vidéos des débuts rappelle aussi cette époque, avec des graphismes dépouillés emplis de références aux premiers ordinateurs. Leur musique navigue quelque part entre futurisme et nostalgie, en ayant recours à des instruments aux sons datés comme le Moog ou le Fender Rhodes. Leurs poèmes synthétiques s'adaptent plutôt bien à la scène et le duo enchaîne les performances sur toute la planète, du Japon aux Etats-Unis. Mike Mills, responsable de l'habillage de Moon safari et des premiers clips du groupe, gravera cette première tournée sur pellicule avec le documentaire Eating, Sleeping, Waiting and Playing.

A San Fransisco, les spectateurs peuvent aperçevoir Francis Ford Coppola dans la salle : sa fille Sofia a fait appel aux Français pour réaliser la bande originale de son premier film, The Virgin Suicides. Le résultat, un album presque totalement instrumental sorti en 2000, colle parfaitement aux images et se révèle être un nouveau succès. Leur son prend de la densité et provoque des émotions de plus en plus profondes, notamment grace à l'utilisation de cordes.

En 2000, le label Record Makers voit le jour car Godin et Dunckel veulent une structure pour promouvoir leurs amis et autres coups de coeurs. Ils permettent ainsi à Sébastien Tellier, à DSL ou aux rappeurs du Klub des Loosers de se produire sur disque. Ces proches du groupe sont souvent issus de leur ville d'origine avec laquelle ils gardent des liens. « Il y a une scène à Versailles qui est une anti-scène. Ce qui nous motive tous, c'est de fuir cette ville», confiait Thomas Mars du groupe Phoenix au magazine Trax (le chanteur qui a posé sa voix sur le single « Playground Love »).

10 000 Hz Legend sort en 2001 avec Beck, qui les avait repéré dès leur premier album, en invité de luxe. Ils sont également entourés d'une pléiade de musiciens moins connus comme Brian Reitzell à la batterie, Justin Meldal-Johnsen à la basse ou Roger Joseph Manning Jr aux claviers et au chant pour n'en citer que quelques uns. Le design futuriste de la pochette préfigure un ton ultra-moderne qui se traduit par la domination de mélodies envahissantes au synthétiseur. Avec une heure de musique, le duo, préfèrant la qualité à la quantité, fournit son disque le plus long. Réputé moins réussi que leurs premières productions (de mauvaises langues l'appeleront Dark Side of the Moon Safari, appellation utilisée en fait par le groupe lui-même pour qualifier son jeu d'attraction-répulsion avec l'influence de Pink Floyd sur The Virgin Suicides), l'album n'en reste pas moins une référence dans le monde de l'électro. Il sera suivi en 2002 d'un disque de remix, Everybody Hertz, sur lequel Mr. Oizo, The Neptunes, Modjo ou Adrian Sherwood revisitent les titres du dernier né du groupe.

Après une tournée de plus de cent dates, Air ne se repose pas. 2003 est l'année où le duo sera le plus productif. Outre la préparation de leur troisième album, ils sortent des sentiers battus avec deux projets alternatifs. L'accompagnement de textes de l'écrivain italien Alessandro Barricco, aboutissant à un disque assez expérimental, City Reading, et la musique d'un ballet, Near Life Experience, du chorégraphe franco-albanais Angelin Preljocaj. Le titre « Alone in Kyoto » fait le lien entre leurs différents travaux, apparaîssant dans la musique du ballet, sur la bande originale de Lost in Translation, second film de Sofia Coppola, et sur Talkie Walkie, sorti en 2004.

Talkie Walkie, plus vocal que les précédents opus, réunit un casting prestigieux : Michel Colombier, un des grands maîtres du duo, arrangeur de Gainsbourg et de Barbara, participe aux arrangements des cordes, Nigel Godrich met sa patte sur la production, alors que Magic Malik pose sa flûte traversière sur un des titres. Godin et Dunckel délaissent leur timidité en posant sur la pochette et en utilisant leurs propres voix sur des textes plus personnels. Le duo repart aussitôt dispenser ses ondes sur le globe pour leur tournée 2004, dernier écho radar à ce jour si l'on excepte leur décoration comme chevaliers des Arts et Lettres remise par le Ministère de la Culture français en 2005. Mais il ne devrait pas s'arrêter en si bon chemin... 2006 voit ajouter à leur discographie une compilation de leurs (larges) influences, Late Night Tales, un album solo pour Jean-Benoït Dunkel sous le nom Darkel et une collaboration avec Charlotte Gainsbourg dont ils partagent le producteur.

Love 2, le cinquième album de Air, sort le 6 octobre 2009. Précédé par les singles « Do the Joy » (sorti au format digital en juillet) et « Sing Sang Sung », il trouve son inspiration dans des rythmes et musiques plus exotiques que d'ordinaire, et sonne comme un retour en forme du duo après le décevant Pocket Symphony de 2007. Quatorze ans après un premier opus lunaire, les deux symboles d'une pop electro à la française renouent avec l'astre nocturne en composant la musique du film culte de Georges Méliès, Le Voyage Dans La Lune. L'oeuvre réalisée sur commande se déploie en intégralité sur l'album homonyme sorti le 6 février 2012. L'opus riche de onze titres convie les chanteuses Victoria Legrand de Beach House et Au Revoir Simone. Copyright 2014 Music Story Raphaël Richard

Tous deux nés en 1969, Nicolas Godin et Jean-Benoît Dunckel se rencontrent au lycée Jules Ferry de Versailles. Quelques années plus tard, ils participent au collectif Orange avec Etienne de Crécy et Alex Gopher, futurs grands noms de la scène électronique française. Mais les deux compères s'éloignent un temps de la musique. Dunckel devient professeur de mathématiques et Godin se lance dans des études d'architecte. Ce dernier propose en 1995 un titre, baptisé «Modulor», à Virgin qui le sélectionne pour la compilation Source Lab. Ce morceau hommage à l'architecte Le Corbusier ressortira en 1996 sur le label anglais Mo'Wax.

Jean-Benoît Dunckel retrouve alors Nicolas Godin pour continuer l'aventure. Elaborés dans leur repaire du 18ème arrondissement, deux nouveaux maxis sont publiés en 1996, leur permettant de travailler avec le vétéran de l'électronique Jean-Jacques Perrey. Les cinq titres que compte alors le duo, dont « Casanova 70 », sont compilés sur Premiers symptômes en 1997, redistribué par Virgin après le succès de leur premier album : Moon Safari. Ce dernier, révélé au monde en 1998, servira de détonateur à l'explosion d'une musique abusivement étiqueté french touch, dont ils sont à la fois si proche et si loin. Le groupe fait même mine de surfer sur cette identité avec l'intitulé « French band » accolé au nom Air sur la pochette de Moon Safari. L'album se vendra à plus de deux millions d'exemplaires dont 90 % hors de France, fait plus que rarissime pour le premier album d'un groupe français.

Leur touche à eux est faite de mélodies oniriques (voire aériennes...), de nappes de synthétiseurs et de voix vocoderisées toutes droit sorties des années 1970. Air avoue d'ailleurs des penchants pour des figures telles que Michel Polnareff ou Serge Gainsbourg. Le style de leurs pochettes et de leurs vidéos des débuts rappelle aussi cette époque, avec des graphismes dépouillés emplis de références aux premiers ordinateurs. Leur musique navigue quelque part entre futurisme et nostalgie, en ayant recours à des instruments aux sons datés comme le Moog ou le Fender Rhodes. Leurs poèmes synthétiques s'adaptent plutôt bien à la scène et le duo enchaîne les performances sur toute la planète, du Japon aux Etats-Unis. Mike Mills, responsable de l'habillage de Moon safari et des premiers clips du groupe, gravera cette première tournée sur pellicule avec le documentaire Eating, Sleeping, Waiting and Playing.

A San Fransisco, les spectateurs peuvent aperçevoir Francis Ford Coppola dans la salle : sa fille Sofia a fait appel aux Français pour réaliser la bande originale de son premier film, The Virgin Suicides. Le résultat, un album presque totalement instrumental sorti en 2000, colle parfaitement aux images et se révèle être un nouveau succès. Leur son prend de la densité et provoque des émotions de plus en plus profondes, notamment grace à l'utilisation de cordes.

En 2000, le label Record Makers voit le jour car Godin et Dunckel veulent une structure pour promouvoir leurs amis et autres coups de coeurs. Ils permettent ainsi à Sébastien Tellier, à DSL ou aux rappeurs du Klub des Loosers de se produire sur disque. Ces proches du groupe sont souvent issus de leur ville d'origine avec laquelle ils gardent des liens. « Il y a une scène à Versailles qui est une anti-scène. Ce qui nous motive tous, c'est de fuir cette ville», confiait Thomas Mars du groupe Phoenix au magazine Trax (le chanteur qui a posé sa voix sur le single « Playground Love »).

10 000 Hz Legend sort en 2001 avec Beck, qui les avait repéré dès leur premier album, en invité de luxe. Ils sont également entourés d'une pléiade de musiciens moins connus comme Brian Reitzell à la batterie, Justin Meldal-Johnsen à la basse ou Roger Joseph Manning Jr aux claviers et au chant pour n'en citer que quelques uns. Le design futuriste de la pochette préfigure un ton ultra-moderne qui se traduit par la domination de mélodies envahissantes au synthétiseur. Avec une heure de musique, le duo, préfèrant la qualité à la quantité, fournit son disque le plus long. Réputé moins réussi que leurs premières productions (de mauvaises langues l'appeleront Dark Side of the Moon Safari, appellation utilisée en fait par le groupe lui-même pour qualifier son jeu d'attraction-répulsion avec l'influence de Pink Floyd sur The Virgin Suicides), l'album n'en reste pas moins une référence dans le monde de l'électro. Il sera suivi en 2002 d'un disque de remix, Everybody Hertz, sur lequel Mr. Oizo, The Neptunes, Modjo ou Adrian Sherwood revisitent les titres du dernier né du groupe.

Après une tournée de plus de cent dates, Air ne se repose pas. 2003 est l'année où le duo sera le plus productif. Outre la préparation de leur troisième album, ils sortent des sentiers battus avec deux projets alternatifs. L'accompagnement de textes de l'écrivain italien Alessandro Barricco, aboutissant à un disque assez expérimental, City Reading, et la musique d'un ballet, Near Life Experience, du chorégraphe franco-albanais Angelin Preljocaj. Le titre « Alone in Kyoto » fait le lien entre leurs différents travaux, apparaîssant dans la musique du ballet, sur la bande originale de Lost in Translation, second film de Sofia Coppola, et sur Talkie Walkie, sorti en 2004.

Talkie Walkie, plus vocal que les précédents opus, réunit un casting prestigieux : Michel Colombier, un des grands maîtres du duo, arrangeur de Gainsbourg et de Barbara, participe aux arrangements des cordes, Nigel Godrich met sa patte sur la production, alors que Magic Malik pose sa flûte traversière sur un des titres. Godin et Dunckel délaissent leur timidité en posant sur la pochette et en utilisant leurs propres voix sur des textes plus personnels. Le duo repart aussitôt dispenser ses ondes sur le globe pour leur tournée 2004, dernier écho radar à ce jour si l'on excepte leur décoration comme chevaliers des Arts et Lettres remise par le Ministère de la Culture français en 2005. Mais il ne devrait pas s'arrêter en si bon chemin... 2006 voit ajouter à leur discographie une compilation de leurs (larges) influences, Late Night Tales, un album solo pour Jean-Benoït Dunkel sous le nom Darkel et une collaboration avec Charlotte Gainsbourg dont ils partagent le producteur.

Love 2, le cinquième album de Air, sort le 6 octobre 2009. Précédé par les singles « Do the Joy » (sorti au format digital en juillet) et « Sing Sang Sung », il trouve son inspiration dans des rythmes et musiques plus exotiques que d'ordinaire, et sonne comme un retour en forme du duo après le décevant Pocket Symphony de 2007. Quatorze ans après un premier opus lunaire, les deux symboles d'une pop electro à la française renouent avec l'astre nocturne en composant la musique du film culte de Georges Méliès, Le Voyage Dans La Lune. L'oeuvre réalisée sur commande se déploie en intégralité sur l'album homonyme sorti le 6 février 2012. L'opus riche de onze titres convie les chanteuses Victoria Legrand de Beach House et Au Revoir Simone. Copyright 2014 Music Story Raphaël Richard

Tous deux nés en 1969, Nicolas Godin et Jean-Benoît Dunckel se rencontrent au lycée Jules Ferry de Versailles. Quelques années plus tard, ils participent au collectif Orange avec Etienne de Crécy et Alex Gopher, futurs grands noms de la scène électronique française. Mais les deux compères s'éloignent un temps de la musique. Dunckel devient professeur de mathématiques et Godin se lance dans des études d'architecte. Ce dernier propose en 1995 un titre, baptisé «Modulor», à Virgin qui le sélectionne pour la compilation Source Lab. Ce morceau hommage à l'architecte Le Corbusier ressortira en 1996 sur le label anglais Mo'Wax.

Jean-Benoît Dunckel retrouve alors Nicolas Godin pour continuer l'aventure. Elaborés dans leur repaire du 18ème arrondissement, deux nouveaux maxis sont publiés en 1996, leur permettant de travailler avec le vétéran de l'électronique Jean-Jacques Perrey. Les cinq titres que compte alors le duo, dont « Casanova 70 », sont compilés sur Premiers symptômes en 1997, redistribué par Virgin après le succès de leur premier album : Moon Safari. Ce dernier, révélé au monde en 1998, servira de détonateur à l'explosion d'une musique abusivement étiqueté french touch, dont ils sont à la fois si proche et si loin. Le groupe fait même mine de surfer sur cette identité avec l'intitulé « French band » accolé au nom Air sur la pochette de Moon Safari. L'album se vendra à plus de deux millions d'exemplaires dont 90 % hors de France, fait plus que rarissime pour le premier album d'un groupe français.

Leur touche à eux est faite de mélodies oniriques (voire aériennes...), de nappes de synthétiseurs et de voix vocoderisées toutes droit sorties des années 1970. Air avoue d'ailleurs des penchants pour des figures telles que Michel Polnareff ou Serge Gainsbourg. Le style de leurs pochettes et de leurs vidéos des débuts rappelle aussi cette époque, avec des graphismes dépouillés emplis de références aux premiers ordinateurs. Leur musique navigue quelque part entre futurisme et nostalgie, en ayant recours à des instruments aux sons datés comme le Moog ou le Fender Rhodes. Leurs poèmes synthétiques s'adaptent plutôt bien à la scène et le duo enchaîne les performances sur toute la planète, du Japon aux Etats-Unis. Mike Mills, responsable de l'habillage de Moon safari et des premiers clips du groupe, gravera cette première tournée sur pellicule avec le documentaire Eating, Sleeping, Waiting and Playing.

A San Fransisco, les spectateurs peuvent aperçevoir Francis Ford Coppola dans la salle : sa fille Sofia a fait appel aux Français pour réaliser la bande originale de son premier film, The Virgin Suicides. Le résultat, un album presque totalement instrumental sorti en 2000, colle parfaitement aux images et se révèle être un nouveau succès. Leur son prend de la densité et provoque des émotions de plus en plus profondes, notamment grace à l'utilisation de cordes.

En 2000, le label Record Makers voit le jour car Godin et Dunckel veulent une structure pour promouvoir leurs amis et autres coups de coeurs. Ils permettent ainsi à Sébastien Tellier, à DSL ou aux rappeurs du Klub des Loosers de se produire sur disque. Ces proches du groupe sont souvent issus de leur ville d'origine avec laquelle ils gardent des liens. « Il y a une scène à Versailles qui est une anti-scène. Ce qui nous motive tous, c'est de fuir cette ville», confiait Thomas Mars du groupe Phoenix au magazine Trax (le chanteur qui a posé sa voix sur le single « Playground Love »).

10 000 Hz Legend sort en 2001 avec Beck, qui les avait repéré dès leur premier album, en invité de luxe. Ils sont également entourés d'une pléiade de musiciens moins connus comme Brian Reitzell à la batterie, Justin Meldal-Johnsen à la basse ou Roger Joseph Manning Jr aux claviers et au chant pour n'en citer que quelques uns. Le design futuriste de la pochette préfigure un ton ultra-moderne qui se traduit par la domination de mélodies envahissantes au synthétiseur. Avec une heure de musique, le duo, préfèrant la qualité à la quantité, fournit son disque le plus long. Réputé moins réussi que leurs premières productions (de mauvaises langues l'appeleront Dark Side of the Moon Safari, appellation utilisée en fait par le groupe lui-même pour qualifier son jeu d'attraction-répulsion avec l'influence de Pink Floyd sur The Virgin Suicides), l'album n'en reste pas moins une référence dans le monde de l'électro. Il sera suivi en 2002 d'un disque de remix, Everybody Hertz, sur lequel Mr. Oizo, The Neptunes, Modjo ou Adrian Sherwood revisitent les titres du dernier né du groupe.

Après une tournée de plus de cent dates, Air ne se repose pas. 2003 est l'année où le duo sera le plus productif. Outre la préparation de leur troisième album, ils sortent des sentiers battus avec deux projets alternatifs. L'accompagnement de textes de l'écrivain italien Alessandro Barricco, aboutissant à un disque assez expérimental, City Reading, et la musique d'un ballet, Near Life Experience, du chorégraphe franco-albanais Angelin Preljocaj. Le titre « Alone in Kyoto » fait le lien entre leurs différents travaux, apparaîssant dans la musique du ballet, sur la bande originale de Lost in Translation, second film de Sofia Coppola, et sur Talkie Walkie, sorti en 2004.

Talkie Walkie, plus vocal que les précédents opus, réunit un casting prestigieux : Michel Colombier, un des grands maîtres du duo, arrangeur de Gainsbourg et de Barbara, participe aux arrangements des cordes, Nigel Godrich met sa patte sur la production, alors que Magic Malik pose sa flûte traversière sur un des titres. Godin et Dunckel délaissent leur timidité en posant sur la pochette et en utilisant leurs propres voix sur des textes plus personnels. Le duo repart aussitôt dispenser ses ondes sur le globe pour leur tournée 2004, dernier écho radar à ce jour si l'on excepte leur décoration comme chevaliers des Arts et Lettres remise par le Ministère de la Culture français en 2005. Mais il ne devrait pas s'arrêter en si bon chemin... 2006 voit ajouter à leur discographie une compilation de leurs (larges) influences, Late Night Tales, un album solo pour Jean-Benoït Dunkel sous le nom Darkel et une collaboration avec Charlotte Gainsbourg dont ils partagent le producteur.

Love 2, le cinquième album de Air, sort le 6 octobre 2009. Précédé par les singles « Do the Joy » (sorti au format digital en juillet) et « Sing Sang Sung », il trouve son inspiration dans des rythmes et musiques plus exotiques que d'ordinaire, et sonne comme un retour en forme du duo après le décevant Pocket Symphony de 2007. Quatorze ans après un premier opus lunaire, les deux symboles d'une pop electro à la française renouent avec l'astre nocturne en composant la musique du film culte de Georges Méliès, Le Voyage Dans La Lune. L'oeuvre réalisée sur commande se déploie en intégralité sur l'album homonyme sorti le 6 février 2012. L'opus riche de onze titres convie les chanteuses Victoria Legrand de Beach House et Au Revoir Simone. Copyright 2014 Music Story Raphaël Richard


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