John Ford disait à propos de ce film qu'il s'agissait du plus beau, du plus plantureux qu'il eût jamais vu.
Cette épopée historique, mise en scène, financée et interprêtée par John Wayne, brille autant par son côté romantique qu'elle adopte la qualité de ne pas dénigrer l'assaillant mexicain. Une nette différence avec un western comme Vera Cruz, dans lequel Robert Aldrich peignait l'empereur Maximilien en mégalomane napoléonien.
Le nombre incroyable de figurants costumés, la disposition des caméras, les lumières diurnes et nocturnes, la musique, des dialogues théâtraux et la présence de Richard Widmark (Les Cheyennes, Deux cavaliers) offrent à ce film son aspect de grand spectacle.
Nonobstant cela, Wayne risqua la faillite, la sortie du film ayant été précédée d'une campagne de presse inappropriée qui rebuta le public. Seule l'intervention de Ford sauva John Wayne de la catastrophe.
A archiver dans toute bonne médiathèque ecclectique.