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Alan Stivell

 

Alan Stivell : top des titres MP3

 
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Titre Album Durée Prix
Écouter1. Tri MartolodThe Best Of 4:28EUR 1,29  Acheter le titre 
Écouter2. Suite SudarmoricaineThe Best Of 3:20EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter3. An Dro (Nevez)A Stivell - CD Story 3:48EUR 1,29  Acheter le titre 
Écouter4. Suite Des MontagnesThe Best Of 3:38EUR 1,29  Acheter le titre 
Écouter5. Ne Bado Ke AtaoThe Best Of 1:54EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter6. An Alarch (Live)Ar Pep Gwellan - Best Of 2:24EUR 1,29  Acheter le titre 
Écouter7. Son ar christrAgain 3:12EUR 0,89  Acheter le titre 
Écouter8. Kost Ar C'HoadA Stivell - CD Story 3:07EUR 1,29  Acheter le titre 
Écouter9. Pop Plinn (Live)Ar Pep Gwellan - Best Of 3:35EUR 1,29  Acheter le titre 
Écouter10. Marv Pontkalleg (Album Version)A Stivell - CD Story 3:31EUR 1,29  Acheter le titre 
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Image de Alan Stivell

Biographie

Malgré ce que son oeuvre et son image populaire peuvent laisser croire, Alan Stivell n'est pas né en terre bretonne. C'est à Riom en Auvergne que nait, le 6 janvier 1944, Alan Cochevelou. Son père Georges est originaire de Gourin en Centre Bretagne. Cet artiste peintre, passionné de culture celtique, s'installe à Paris pour se plonger dans un projet qui lui tient à coeur, la restauration d'instruments anciens. En particulier la harpe celtique, instrument oublié après avoir été popularisé en Irlande plusieurs siècles auparavant. Aux débuts des années 1950, il conçoit et fabrique lui-même un ... Lire la suite

Malgré ce que son oeuvre et son image populaire peuvent laisser croire, Alan Stivell n'est pas né en terre bretonne. C'est à Riom en Auvergne que nait, le 6 janvier 1944, Alan Cochevelou. Son père Georges est originaire de Gourin en Centre Bretagne. Cet artiste peintre, passionné de culture celtique, s'installe à Paris pour se plonger dans un projet qui lui tient à coeur, la restauration d'instruments anciens. En particulier la harpe celtique, instrument oublié après avoir été popularisé en Irlande plusieurs siècles auparavant. Aux débuts des années 1950, il conçoit et fabrique lui-même un prototype unique qu'il offre à son fils Alan, âgé de 9 ans. Pour l'enfant, qui apprend alors le piano, c'est un vrai coup de foudre.

Ainsi naît sa passion passion pour l'instrument, mais aussi pour toute la culture de la Celtie : Ecosse, Irlande, Pays de Galles et Bretagne. Il prend des cours auprès de son père et de la harpiste Denise Mégevand, qui, dans le but de promouvoir cet art oublié, organise le premier concert d'Alan à la Maison de la Bretagne, à Paris, en novembre 1953, puis au siège de l'Unesco et au sein de la cathédrale de Vannes. Plus qu'une curiosité, ces concerts créent un nouvel engouement, dans un paysage musical qui a pour ambassadeurs Piaf, Aznavour ou les artistes d'opérettes réalistes. Pour preuve, Alan Cochevelou n'est âgé que d'une dizaine d'années, quand il se produit en première partie de Line Renaud à l'Olympia.

Cochevelou devient Stivell

En 1959, accompagné par son père, qui signe les compositions à partir de traditionnels bretons, gaéliques et irlandais, Alan sort un premier 45-tours, entièrement instrumental, intitulé « Musique gaélique ». Pendant ces années, il vit sa passion jusqu'à apprendre la langue, la danse bretonne ainsi que la bombarde et la cornemuse au sein du bagad (« groupe de sonneurs » en breton) Bleimor. L'année 1967 marque un tournant dans sa carrière : Alan Cochevelou devient Alan Stivell (« source » en breton) et signe chez Philips. Il se produit hors des frontières de l'hexagone, chante lui-même, est accompagné de la chanteuse Andrée Le Gouilh ou bien se produit avec le bagad Bleimor, qui profite également de la renommée de son penn soner (« sonneur principal ») pour devenir l'une des meilleures formations de musique celtique.

Premier raz de marée celtique

Mais Alan, sensible à la révolution culturelle des sixties où les groupes rock influencent la jeunesse (il sort en 1968 un 45-tours intitulé « Flower power »), souhaite lui aussi utiliser l'amplification électrique. En 1970, sort l'album Reflets, dont la chanson en breton, « Brocéliande-Son ar chistr » est un immense succès. En 1972, il crée le premier tube de rock-celtique, « Pop plinn » sur le disque Renaissance de la Harpe Celtique. L'album reçoit le prix de l'académie Charles Cros et est salué unanimement en Europe. Alan Stivell, qui qualifie simplement sa musique d'« ethno-moderne », propose un retour aux sources celtiques qui semble parler à beaucoup de monde : l'album est nominé aux Grammy Awards aux Etats Unis. Le 28 février 1972, Alan Stivell se produit à l'Olympia, accompagné entre autres du guitariste Dan ar Braz pour un concert joué à guichets fermés. L'album tiré de ce concert se vendra à 1,5 million d'exemplaires.

En 1973, le disque Chemins de Terre est désigné Disque de l'année par l'hebdomadaire britannique Melody Maker. En 1974, Alan Stivell fonde son propre label, Keltia III, et adopte avec des titres comme « Délivrance », un discours militant pour la reconnaissance de toutes les cultures, basant sur combat sur l'identité bretonne bien sur, mais se battant plus largement contre tout type d'oppression contre les identités minoritaires. Des USA à l'Australie, il se produit partout dans le monde jusqu'à la fin de la décennie. En 1979, il crée même une symphonie qu'il qualifie d'universelle,Tir Na N'Og (« Pays de l'éternelle jeunesse » en gaëlique) qui mêle la musique celtique au rock, à la pop, au jazz, le tout joué sur scène par environ 75 musiciens.

Eclipse puis retour à la lumière

Puis, Stivell subit l'éclipse de la musique celtique au début des années 80, il préfère abandonner pour un temps la production musicale et part en tournée mondiale, mais peine à renouveler son public. En 1991, il sort un nouvel album, The Mist of Avalon, rendant hommage à la légende du Roi Arthur. En 1993, le bien nommé album Again, marque son retour sous les projecteurs et le début de la seconde vague celtique. Il entraîne, comme dans les années 70, une foule d'artistes derrière lui (pour ce disque il s'entoure de Shane Mc Gowan, Laurent Voulzy, Kate Bush, Dan Ar Bras, Gilles Servat...). En 1996, il se produit devant 50 000 personnes à la Fête de l'Humanité à Paris. 1 Douar, sorti en 1998, lui permet d'inviter, entre autres, quelques ambassadeurs des langues wolof (Youssou N'Dour) et arabes (Khaled) et de se produire dans plusieurs grandes villes américaines.

Harpiste et poète

Back to Breizh, son vingtième album sorti en 2000, remet la harpe et le son acoustique au premier plan. Stivell souhaite revenir à ses origines, à la source de sa carrière, afin de mesurer le chemin parcouru et faire le bilan de son long combat pour la reconnaissance de la langue bretonne et l'identité celtique. Il publie en 2004, cinquante ans après que lui, et surtout son père, aient remis la harpe des bardes celtes au goût du jour, un ouvrage retraçant fidèlement l'histoire de cet instrument « Telenn, la harpe bretonne », co-écrit avec Jean-Noël Verdier. Un livre qu'il présente et promeut dans de nombreux festivals littéraires.

En 2006, sort Explore son vingt deuxième album qui célèbre un nouveau virage électro dans la carrière du harpiste. A l'occasion des rencontres poétiques internationales de Bretagne en 2007, il reçoit un prix d'honneur pour l'ensemble de ses textes, prouvant, s'il le fallait encore, que dans l'histoire de la Celtie, à la fois sur le plan musical et littéraire, il y a un avant et un après Alan Stivell. Alan Stivell célèbre en 2012 l'anniversaire de son concert historique de 1972 à L'Olympia par une nouvelle performance dans les même murs. Cette célébration donne lieu à la sortie en 2013 du CD et DVD 40th Anniversary Olympia 2012. Copyright 2014 Music Story Music Story

Malgré ce que son oeuvre et son image populaire peuvent laisser croire, Alan Stivell n'est pas né en terre bretonne. C'est à Riom en Auvergne que nait, le 6 janvier 1944, Alan Cochevelou. Son père Georges est originaire de Gourin en Centre Bretagne. Cet artiste peintre, passionné de culture celtique, s'installe à Paris pour se plonger dans un projet qui lui tient à coeur, la restauration d'instruments anciens. En particulier la harpe celtique, instrument oublié après avoir été popularisé en Irlande plusieurs siècles auparavant. Aux débuts des années 1950, il conçoit et fabrique lui-même un prototype unique qu'il offre à son fils Alan, âgé de 9 ans. Pour l'enfant, qui apprend alors le piano, c'est un vrai coup de foudre.

Ainsi naît sa passion passion pour l'instrument, mais aussi pour toute la culture de la Celtie : Ecosse, Irlande, Pays de Galles et Bretagne. Il prend des cours auprès de son père et de la harpiste Denise Mégevand, qui, dans le but de promouvoir cet art oublié, organise le premier concert d'Alan à la Maison de la Bretagne, à Paris, en novembre 1953, puis au siège de l'Unesco et au sein de la cathédrale de Vannes. Plus qu'une curiosité, ces concerts créent un nouvel engouement, dans un paysage musical qui a pour ambassadeurs Piaf, Aznavour ou les artistes d'opérettes réalistes. Pour preuve, Alan Cochevelou n'est âgé que d'une dizaine d'années, quand il se produit en première partie de Line Renaud à l'Olympia.

Cochevelou devient Stivell

En 1959, accompagné par son père, qui signe les compositions à partir de traditionnels bretons, gaéliques et irlandais, Alan sort un premier 45-tours, entièrement instrumental, intitulé « Musique gaélique ». Pendant ces années, il vit sa passion jusqu'à apprendre la langue, la danse bretonne ainsi que la bombarde et la cornemuse au sein du bagad (« groupe de sonneurs » en breton) Bleimor. L'année 1967 marque un tournant dans sa carrière : Alan Cochevelou devient Alan Stivell (« source » en breton) et signe chez Philips. Il se produit hors des frontières de l'hexagone, chante lui-même, est accompagné de la chanteuse Andrée Le Gouilh ou bien se produit avec le bagad Bleimor, qui profite également de la renommée de son penn soner (« sonneur principal ») pour devenir l'une des meilleures formations de musique celtique.

Premier raz de marée celtique

Mais Alan, sensible à la révolution culturelle des sixties où les groupes rock influencent la jeunesse (il sort en 1968 un 45-tours intitulé « Flower power »), souhaite lui aussi utiliser l'amplification électrique. En 1970, sort l'album Reflets, dont la chanson en breton, « Brocéliande-Son ar chistr » est un immense succès. En 1972, il crée le premier tube de rock-celtique, « Pop plinn » sur le disque Renaissance de la Harpe Celtique. L'album reçoit le prix de l'académie Charles Cros et est salué unanimement en Europe. Alan Stivell, qui qualifie simplement sa musique d'« ethno-moderne », propose un retour aux sources celtiques qui semble parler à beaucoup de monde : l'album est nominé aux Grammy Awards aux Etats Unis. Le 28 février 1972, Alan Stivell se produit à l'Olympia, accompagné entre autres du guitariste Dan ar Braz pour un concert joué à guichets fermés. L'album tiré de ce concert se vendra à 1,5 million d'exemplaires.

En 1973, le disque Chemins de Terre est désigné Disque de l'année par l'hebdomadaire britannique Melody Maker. En 1974, Alan Stivell fonde son propre label, Keltia III, et adopte avec des titres comme « Délivrance », un discours militant pour la reconnaissance de toutes les cultures, basant sur combat sur l'identité bretonne bien sur, mais se battant plus largement contre tout type d'oppression contre les identités minoritaires. Des USA à l'Australie, il se produit partout dans le monde jusqu'à la fin de la décennie. En 1979, il crée même une symphonie qu'il qualifie d'universelle,Tir Na N'Og (« Pays de l'éternelle jeunesse » en gaëlique) qui mêle la musique celtique au rock, à la pop, au jazz, le tout joué sur scène par environ 75 musiciens.

Eclipse puis retour à la lumière

Puis, Stivell subit l'éclipse de la musique celtique au début des années 80, il préfère abandonner pour un temps la production musicale et part en tournée mondiale, mais peine à renouveler son public. En 1991, il sort un nouvel album, The Mist of Avalon, rendant hommage à la légende du Roi Arthur. En 1993, le bien nommé album Again, marque son retour sous les projecteurs et le début de la seconde vague celtique. Il entraîne, comme dans les années 70, une foule d'artistes derrière lui (pour ce disque il s'entoure de Shane Mc Gowan, Laurent Voulzy, Kate Bush, Dan Ar Bras, Gilles Servat...). En 1996, il se produit devant 50 000 personnes à la Fête de l'Humanité à Paris. 1 Douar, sorti en 1998, lui permet d'inviter, entre autres, quelques ambassadeurs des langues wolof (Youssou N'Dour) et arabes (Khaled) et de se produire dans plusieurs grandes villes américaines.

Harpiste et poète

Back to Breizh, son vingtième album sorti en 2000, remet la harpe et le son acoustique au premier plan. Stivell souhaite revenir à ses origines, à la source de sa carrière, afin de mesurer le chemin parcouru et faire le bilan de son long combat pour la reconnaissance de la langue bretonne et l'identité celtique. Il publie en 2004, cinquante ans après que lui, et surtout son père, aient remis la harpe des bardes celtes au goût du jour, un ouvrage retraçant fidèlement l'histoire de cet instrument « Telenn, la harpe bretonne », co-écrit avec Jean-Noël Verdier. Un livre qu'il présente et promeut dans de nombreux festivals littéraires.

En 2006, sort Explore son vingt deuxième album qui célèbre un nouveau virage électro dans la carrière du harpiste. A l'occasion des rencontres poétiques internationales de Bretagne en 2007, il reçoit un prix d'honneur pour l'ensemble de ses textes, prouvant, s'il le fallait encore, que dans l'histoire de la Celtie, à la fois sur le plan musical et littéraire, il y a un avant et un après Alan Stivell. Alan Stivell célèbre en 2012 l'anniversaire de son concert historique de 1972 à L'Olympia par une nouvelle performance dans les même murs. Cette célébration donne lieu à la sortie en 2013 du CD et DVD 40th Anniversary Olympia 2012. Copyright 2014 Music Story Music Story

Malgré ce que son oeuvre et son image populaire peuvent laisser croire, Alan Stivell n'est pas né en terre bretonne. C'est à Riom en Auvergne que nait, le 6 janvier 1944, Alan Cochevelou. Son père Georges est originaire de Gourin en Centre Bretagne. Cet artiste peintre, passionné de culture celtique, s'installe à Paris pour se plonger dans un projet qui lui tient à coeur, la restauration d'instruments anciens. En particulier la harpe celtique, instrument oublié après avoir été popularisé en Irlande plusieurs siècles auparavant. Aux débuts des années 1950, il conçoit et fabrique lui-même un prototype unique qu'il offre à son fils Alan, âgé de 9 ans. Pour l'enfant, qui apprend alors le piano, c'est un vrai coup de foudre.

Ainsi naît sa passion passion pour l'instrument, mais aussi pour toute la culture de la Celtie : Ecosse, Irlande, Pays de Galles et Bretagne. Il prend des cours auprès de son père et de la harpiste Denise Mégevand, qui, dans le but de promouvoir cet art oublié, organise le premier concert d'Alan à la Maison de la Bretagne, à Paris, en novembre 1953, puis au siège de l'Unesco et au sein de la cathédrale de Vannes. Plus qu'une curiosité, ces concerts créent un nouvel engouement, dans un paysage musical qui a pour ambassadeurs Piaf, Aznavour ou les artistes d'opérettes réalistes. Pour preuve, Alan Cochevelou n'est âgé que d'une dizaine d'années, quand il se produit en première partie de Line Renaud à l'Olympia.

Cochevelou devient Stivell

En 1959, accompagné par son père, qui signe les compositions à partir de traditionnels bretons, gaéliques et irlandais, Alan sort un premier 45-tours, entièrement instrumental, intitulé « Musique gaélique ». Pendant ces années, il vit sa passion jusqu'à apprendre la langue, la danse bretonne ainsi que la bombarde et la cornemuse au sein du bagad (« groupe de sonneurs » en breton) Bleimor. L'année 1967 marque un tournant dans sa carrière : Alan Cochevelou devient Alan Stivell (« source » en breton) et signe chez Philips. Il se produit hors des frontières de l'hexagone, chante lui-même, est accompagné de la chanteuse Andrée Le Gouilh ou bien se produit avec le bagad Bleimor, qui profite également de la renommée de son penn soner (« sonneur principal ») pour devenir l'une des meilleures formations de musique celtique.

Premier raz de marée celtique

Mais Alan, sensible à la révolution culturelle des sixties où les groupes rock influencent la jeunesse (il sort en 1968 un 45-tours intitulé « Flower power »), souhaite lui aussi utiliser l'amplification électrique. En 1970, sort l'album Reflets, dont la chanson en breton, « Brocéliande-Son ar chistr » est un immense succès. En 1972, il crée le premier tube de rock-celtique, « Pop plinn » sur le disque Renaissance de la Harpe Celtique. L'album reçoit le prix de l'académie Charles Cros et est salué unanimement en Europe. Alan Stivell, qui qualifie simplement sa musique d'« ethno-moderne », propose un retour aux sources celtiques qui semble parler à beaucoup de monde : l'album est nominé aux Grammy Awards aux Etats Unis. Le 28 février 1972, Alan Stivell se produit à l'Olympia, accompagné entre autres du guitariste Dan ar Braz pour un concert joué à guichets fermés. L'album tiré de ce concert se vendra à 1,5 million d'exemplaires.

En 1973, le disque Chemins de Terre est désigné Disque de l'année par l'hebdomadaire britannique Melody Maker. En 1974, Alan Stivell fonde son propre label, Keltia III, et adopte avec des titres comme « Délivrance », un discours militant pour la reconnaissance de toutes les cultures, basant sur combat sur l'identité bretonne bien sur, mais se battant plus largement contre tout type d'oppression contre les identités minoritaires. Des USA à l'Australie, il se produit partout dans le monde jusqu'à la fin de la décennie. En 1979, il crée même une symphonie qu'il qualifie d'universelle,Tir Na N'Og (« Pays de l'éternelle jeunesse » en gaëlique) qui mêle la musique celtique au rock, à la pop, au jazz, le tout joué sur scène par environ 75 musiciens.

Eclipse puis retour à la lumière

Puis, Stivell subit l'éclipse de la musique celtique au début des années 80, il préfère abandonner pour un temps la production musicale et part en tournée mondiale, mais peine à renouveler son public. En 1991, il sort un nouvel album, The Mist of Avalon, rendant hommage à la légende du Roi Arthur. En 1993, le bien nommé album Again, marque son retour sous les projecteurs et le début de la seconde vague celtique. Il entraîne, comme dans les années 70, une foule d'artistes derrière lui (pour ce disque il s'entoure de Shane Mc Gowan, Laurent Voulzy, Kate Bush, Dan Ar Bras, Gilles Servat...). En 1996, il se produit devant 50 000 personnes à la Fête de l'Humanité à Paris. 1 Douar, sorti en 1998, lui permet d'inviter, entre autres, quelques ambassadeurs des langues wolof (Youssou N'Dour) et arabes (Khaled) et de se produire dans plusieurs grandes villes américaines.

Harpiste et poète

Back to Breizh, son vingtième album sorti en 2000, remet la harpe et le son acoustique au premier plan. Stivell souhaite revenir à ses origines, à la source de sa carrière, afin de mesurer le chemin parcouru et faire le bilan de son long combat pour la reconnaissance de la langue bretonne et l'identité celtique. Il publie en 2004, cinquante ans après que lui, et surtout son père, aient remis la harpe des bardes celtes au goût du jour, un ouvrage retraçant fidèlement l'histoire de cet instrument « Telenn, la harpe bretonne », co-écrit avec Jean-Noël Verdier. Un livre qu'il présente et promeut dans de nombreux festivals littéraires.

En 2006, sort Explore son vingt deuxième album qui célèbre un nouveau virage électro dans la carrière du harpiste. A l'occasion des rencontres poétiques internationales de Bretagne en 2007, il reçoit un prix d'honneur pour l'ensemble de ses textes, prouvant, s'il le fallait encore, que dans l'histoire de la Celtie, à la fois sur le plan musical et littéraire, il y a un avant et un après Alan Stivell. Alan Stivell célèbre en 2012 l'anniversaire de son concert historique de 1972 à L'Olympia par une nouvelle performance dans les même murs. Cette célébration donne lieu à la sortie en 2013 du CD et DVD 40th Anniversary Olympia 2012. Copyright 2014 Music Story Music Story


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