Télérama
Daniel Zimmermann est en effet à la hauteur de son sujet. Il raconte comme dans un roman (à la Dumas) la vie de celui qu'il nomme Alexandre Dumas le Grand. Ce dernier n'est guère conforme à la légende. Et c'est tant mieux ! Le colosse amateur de bonne chère et de femmes apparaît ici comme un homme blessé par sa négritude (et ses contemporains, tel Balzac, ne se priveront pas de lui faire savoir qu'il n'est qu'un nègre), un homme amoureux de la beauté des hommes (il aura une longue liaison avec le duc de Chartres, qu'il appelle son cher Ferdinand), un homme politiquement engagé contre la peine de mort, pour les droits des femmes et pour la république. Zimmermann a aimé Dumas, on ne peut qu'aimer Zimmermann pour l'avoir aimé avec autant de talent. --Marie Colmant
Présentation de l'éditeur
La biographie du bi-centenaire de Dumas, largement complétée par Daniel Zimmermann avant sa mort l'an passé. Un désir dévorant d'écriture... La formule vaut bien sûr pour Dumas non moins que pour son biographe. Le "grand" Alexandre nous a laissé plud de six cents titres ( plus de mille volumes ). Mais cette fureur d'écrire renvoie tout au fond à une autre rage : celle de vivre. Car, si Dumas s'est ingénié à tout écrire (romans, nouvelles, théâtre, poésie, essais historiques, técits de voyage...), il s'est surtout employé à tout vivre : la folie romantique, la révolution, l'amour des dames, l'amitié, la fortune, l'aventure du théâtre, celles du voyage, de la presse, sans oublier les fastes de la table... Une très riche biographie menée tambour battant.