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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le premier reste le meilleur,
Par Libertas (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alien, le huitième passager - Version Director's Cut (Édition simple) (DVD)
Ridley Scott plonge la SF dans un suspense horrifique. L'homme face à l'extra-terrestre le plus terrifiant jamais conçu et pourtant pondu, engendré en lui, par lui, fruit de ses entrailles. Créature indéstructible, parfaite, d'une transformation et d'une rapidité stupéfiante ; son adaptation à l'entourage, son intelligence aigüe, nous rend son image aussi effrayante que fascinante. Le film se déroule dans une ambiance claustrophobe et tragique : un équipage dans un vaisseau en prise avec une agression d'abord très concrète puis de plus en plus abstraite, irrationnelle, et proprement terrorisante.
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9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Alien "la 3ème révolution",
Par Big Bad Pete "Big Bad Pete" (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alien, le huitième passager - Version Director's Cut (Édition simple) (DVD)
"2001" a été le 1er film de S.F. qualifié "intelligent". Soit. Il est vrai qu'après les séries B et Z produites à la chaîne et livrées par cargos entier, ça faisait un changement !"Star Wars" a été le premier western galactique qui depuis près de 35 ans arrive encore à faire rêver les gamins, malgré les effets de moins en moins concurrentiels face aux CGI et autres bidules informatisés. Venons en à "Alien", je vais parler d'un temps que les moins de 45 ans ne peuvent pas connaitre (20 ans, c'est pas assez, désolé, Charles). Ce film est sorti sans promo, sans matraquage médiatique. Et pour cause, il n'y avait que 3 chaines TV, pas beaucoup de radio, très peu de presse cinéma, et pas d'internet. Il n'y avait aucune vedette dans ce film. Juste quelques seconds rôles que les plus âgés de l'époque ont reconnu : Tom Skerrit et Harry Dean Stanton. Schwartzy tournait encore ses nanars, Stallone s'en était pris plein la tronche dans Rocky, et Bruce Willis ne sauvait pas encore le monde. L'affiche était on ne peut plus mystérieuse : un oeuf flambé à l'absinthe (...ben, il est vert, l'oeuf, alors, ça doit être de l'absinthe, non ?). Un sous-titre inquiétant : "dans l'espace, personne ne vous entend crier". J'y suis allé par curiosité, ayant passé de peu l'interdiction aux moins de 13 ans. Début, lent, très lent, avec des personnages qui ont tout sauf du héros. Routiers de l'espace qui dorment et laissent conduire leur cargo par un ordinateur bienveillant : "Maman". C'est déjà plus rassurant que "CARL" ou "HAL"... L'atterrissage du module sur la planète n'a rien de glorieux. C'est bien moins classieux que "Star Trek" ou "Star Wars". Leur machin, c'est une Lada de l'espace !!! Là où ça commence à chatouiller les neurones, c'est la visite de l'épave du vaisseau. On n'avait jamais vu des décors pareils. J'ai découvert par la suite ce génie torturé de Giger et son concept de bio-mécanique où les machines ont l'air vivantes et les créatures font mécaniques. L'oeuf gluant, un éclair qui saute à la figure de John Hurt. Il en restera défiguré jusqu'à "Elephant man", le pauvre. Retour au vaisseau principal, ... beurk... la pieuvre collée au visage. Elle se détache, on tente de la disséquer, du sang acide. Plus rien ne se passe. Mais on est où là ? A ce stade du film, on sent que ça va démarrer, mais aucune des ficelles scénaristiques bien connues n'apparait. Accouchement rapide mais avec beaucoup de douleur d'un serpenteau vilain-pas-beau ("Flèche bleue" était bien plus sympa). Le père-mère est mort, l'enfant se porte bien, la preuve, il a quitté tout de suite le domicile familial pour aller vivre sa vie plus loin. Là, on commence à flipper. On ne crie pas encore, mais on passe en apnée (bien avant le "Gros bleu"). S'en suit une partie d'échecs et morts entre une créature à peine aperçue (pléonasme, certes, mais tellement pratique pour décrire la fulgurante fugitivité de l'Alien). On pense que le capitaine barbu va dégommer la Bête, ben, non, il termine en hamburger comme ceux d'avant et après. Ash se révèle ensuite un androïde pas du tout bienveillant et parfaitement collaborant d'une multinationale sans scrupule. L'ordinateur central "Maman" itou, c'était en fait une mauvaise mère. On passe au film politique qui dénonce avant l'heure le capitalisme broyeur d'individus. Alien est aussi un film social. Ne rigolez pas, ya de ça ! Ne reste à la fin que la grande et belle Sigourney Weaver (j'en suis tombé amoureux depuis ce film). On s'attend à un carnage. Point de happy end hollywoodien: "tout le monde y passe, les hommes, les femmes, pas le vautour" (une version gothique à la Cradle of Filth d'une chanson de Cabrel). Et après un strip-tease d'anthologie qui émoustilla le puceau que j'étais (je sais, vous vous en moquez), la Belle Grande Brune éjecte la grosse vilaine Bébète in the space. Peut-on respirer monsieur Ridley Scott ? Après tout ce qu'on a vécu, on finit par en douter... Oui, le film est fini. On en sort déboussolé... Alien signe la fin : - des films SF gentils tout plein - des happy end "tout est bien qui finit bien" - des monstres en caoutchouc mal fichus - des héros tout puissants - des rôles de femmes potiches, tout juste bonnes à crier et se faire découper, ou attendre que le beau héros vienne les sauver. En plus de la dimension sociale évoqué plus haut, Alien est un film féministe. Pour la première fois, on a une héroïne, une vraie. Une veine que Ridley Scott explorera plus tard avec "Thelma et Louise". En son temps, une révolution. Maintenant, un thriller toujours efficace, car sobre, bien écrit, bien réalisé. Intemporel. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
LE PIONNIER D'UN GENRE,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alien, le huitième passager - Version Director's Cut 2 DVD (DVD)
Quelle joie de retrouver ce film culte dans une sompteuse version!Point de vue technique, cette édition est irréprochable. Un grand soin a été apporté à l'image ainsi qu'au son. L'intéractivité et les bonus sont au rendez-vous donc tous les fans se réjouiront de revoir ce grand classique dans de telles conditions. Quant au film, il n'y a rien à dire car vous l'avez tous déjà vu...non? Qu'attendez vous alors? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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