Critique
Yeasayer fait figure d'oiseau rare sur la cartographie du rock américain. Inspiré par le psychédélique, le folk et la pop harmonique, la musique des Balkans ou africaine, le quatuor de Brooklyn délivre un premier album aux chansons foutraques sans jamais paraître ennuyant.
Porté par le single tribal
« Sunrise », choisi pour un épisode de la série
Entourage,
All Hour Cymbals se joue des codes sans tomber dans quelque facilité ou piège exotique. Voix à l'unisson, claquements de mains, borborygmes psyché, guitares juju et rythmes hypnotiques sont conviés à la fête dans les magnifiques
« 2080 »,
« Forgiveness » (« I've come to beg for forgiveness/So forgive me ») et le crucial
« Waiting for the Wintertime » (« On a cold day, you can walk forever/ On a cold day, nothing's gonna stop us »).
Yeasayer ne regarde dans nulle autre direction que l'avenir, laissant les copieurs et médiocres de côté. Son mélange groovy et profond en fait l'une des réussites de l'année, que le site Pitchfork a hissé au 97ème rang de son palmarès de la décennie.
Loïc Picaud - Copyright 2012 Music Story
Description du produit
Le premier album de YEASAYER, groupe de Baltimore (comme ANIMAL COLLECTIVE), est un véritable OVNI, qui mêle les influences : des rythmes afrobeat aux harmonies à la BRIAN WILSON, du son Factory au rock psychédélique des 70's. Comme si !!! (Tchik Tchik Tchik) avait abusé de l'écoute des TALKING HEADS en jammant avec PANDA BEAR / ANIMAL COLLECTIVE. Le secret de YEASAYER réside dans le potentiel créatif sans contrainte de ses quatre multi-instrumentistes.